: & Ï ! x ni + d'une excellente santé, rien ne Jeur | L’1 “€ Du féihe lt Le MPARTIAL JEUD!. LE 7 JUIN, 1904, 3 | à | L'Alcoolisme. LES IVROGNES PEUVENT SE CORRIGER Nous avons raconté dans notre dernier numéro la belle mort de Goyette qui, après avoir commis manquait, leur père les comblait de caresses, ils attendaient avec bon- heur son retour après les rudes labeurs de la journée et leur mère n’avait pour eux que des sourires et de bonnes paroles. La paix et le bonheur régnaient dans le ména ge béni, tandis que maintenant !... La bonne ménagère avait été un double meurtre, s'est converti sincèrement et a fait de bon cœur le sacrifice de sa vie en expiation de son crime. Avant de marcher à l’échafaud, il a dit à son guide spirituel et à d’autres personnes : ‘‘C’est la bois- son qui a causé ma perte.”” Et il a refusé de boire, même mêlée au lait de son déjeûner, une seule goutte «le liqueur. Il est bien probable que s’il eût obtenu une commutation de peine et même recouvré sa liberté, il se serait gardé toute sa vie de cette funeste boisson qui a fait de lui un assassin et un objet de mépris et de terreur pour ses concitoyens. D'aatres condamnés ont décla- ré comme lui que l’ivrognerie les avait perdues. ‘‘Je désire, dit le pauvre Blanchard, qui fut pendu à Sherbrooke, ily a environ qua- torze ans, je désire que jies jour- nalistes donnent ce conseil à leurs : Ne touchez jamais a la boisson !”? Ces malheureux se sont convertis à l'heure suprê ne, au moment de comparaître devant Celui qui par- donne toujouas au repentir. Mais c'est payer bien cher son retour au dovoir, quand il est la conséquance d’une covdammation à mort. Pourquoi attendre que tout soit fini pour nous ici-bas ? Pourquoi ne pas éconter les bon conseils de ceux qui désirent nous voir heu- reux et délivrés d’une passion funeste pour nous-mêmes et pour ceux qui nous sont chers ? Pourquoi ne pas ouvrir notre coeur à la ditié en songeant aux tortures que nous infligeons à nos chers enfants et à leur malheureu- ses mère qui avait droit, selons nos promesses, à notre amouret à no- tre dévouement. La loi puuit ceux qui infligent aux autres des blessures, les mal- traitent ou leur administrent du poison. Mais elle ne parvient pas toujours à atteindre le misérable qui boit une partie de son salaire et par là même condamne à la mi- sère sa femme et ses enfants. Elle sévit contre l'être brutal qui inflige à son prochain des blessures plus ou moins graves, mais elle est très souvent incapable de châtier ceux qui torturent tous les membres de leur famille en les privant du né- cessaire et en les faisant vivre dans des angoisses continuelles. Hlle condamne à mort ou à la prison les empoistnneurs, mais elle n’a pas le droit d’user de la même rigueur à l'égard ces alcooliques dont les en- fants deviennent fatalement, par l'effet de l’atavisme, des idiots ou des malfaiteurs. On dit que les raisonnements ne convertissent personne. Il doit y avoir, et il y a certainement des ex- ceptions. Il est difficile de guérir un ivro- gne invétéré, mais la chose est loin d’être impossible. Et si les raison- nements savants ne produisent au- cun effet sur l'esprit égaré de la triste victime des boissons alcooli- ques ; si les médecins sont impuis- sants à convaincre le buveur invé- téré de la nécessité de renoncer à sa funeste habitude, s’il ne veut se veut se condameer lui-même à une mort effrayante, il reste un avocat très éloquent qui gagne souvent des causes désespérées. Cet avocat, c'est le coeur, Après avoir mené longteni2s une vie exemplaire, un ouvrier s : laissa entraîner par les mauvais ca. mara- des et fut bientôt un buveur pas- sionné. Ses enfants, privées de nourriture mal vêtus, maigres et chétifs, dépérissaiont à vue d'oeil. Un jour, pendant qu’il était à boire avec des compagnons d'orgie et que sa paie hebdomadaire fondait comme neige au soleil, sa femme lui fit parvenir les portraits de ses enfants avec ces simples mots : Pensez à eux. Ces portraits étaient des souve- nirs de jours meilleurs. Quand ils furent tirés, les enfants jouissaient bien inspirée. Frappé au cœur, le père si longtemps oublieux de ses devoirs laissa son verre plein sur le comptoir et se hâta de rentrer chez lui. Il était converti. Parfois, cependant, la voix du tentateur résonnait encore à sou oreille, mais son cœur parlait plus éloquement que le mauvais esprit et le bravo ouvrier sut ‘‘vouloir’” fermement ; ilse montra jusqu’au bout honnête et fort. Grâce aux progrès de la scieu ce, on a découvert un remède con- tre l'alcoolisme, qui est une vraie maladie. Avec un peu de bonne volonté, les victimes de l'alcool peuvent se guérir et renaître à une vie nouvelle. Ceux qui voudraient tenter l’é- preuve peuvent nous écrire. Nous leur enverrons d’utiles renseigne- ments. JEAN DES ERABLES. Dans le Courier de Monimagniy. CORNS GROW BETWEEN THE TOES But can be cured without pain in one day by Putnam’s Corn and Wart Extractor. This standard remedy never burns the flesh,—it is entirely vegetable in composition and does not destroy the flesh. Use only Putnam's it's the best. ns ne ne To Litirary Aspirants No day passes without there being received at this office a letter from some literary aspirant, contai- ning the joyfui news that he (u- sually she) has written a story or a poem, and begging to know whe- ther the editor will publish it in his excellent magazine. Tosuch ama- teurs we may give a word of direc- tion. 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