î à " Le mers NOUVELLE SERIE — T LES PERES DE LA CONFEDERATION Le 1er juillet 1867, l'union des | ministres des Douanes; en 1878, mi- quatre provinces de l’Ontario, de |nistre des Travaux Pubiics; minis- } Québec, de la Nouvelle Ecosse et /tre des Chemins de fer en 1879; du Nouveau-Brunswick, était pro. Haut Commissaire du Canada en noncée et prenait le nom de la Puis- Angleterre, etc., etc., et enfin Pre- sance du Canada. mier Ministre du Canada du 27 a- Le délibérations pour en arriver vril 1896 au 8 juillet de la même à ce résultat durèrent trois ans. année. Sir Charles Tupper est Sur les trente trois membres qui maintenant retiré de Ja politique faisaient partie de la conférence de active, cependant il s'en occupe de Québec, iln'en reste maintenant enps en temps. que deux: ce sont : Sir Charies Je sénateur A. A. McDonald 1e etle sénateur A. À. __.. né le 14 février 1829 à l'Ile du RSS eme ‘Prince-Edouard. Tour à tour dé L ; puté de Georgetown au parlement compli. Il naquit à Amherst, le 2 D id. il législati juillet 1827. Il fut reçu mécedin à J cousei gislatif l'université d’'Edinbourg. Il oc- +. PR ES _— Gi Diésiiees positions. tmportn- général des postes de la Province, Il fut l’un des délégués à la Confé. tes, ent’autres, le secrétariat de la de Charl Nouvelle-Ecosse; il fut premier mi- "7° ar ottetown, à propos de l'uuion, et la couférerce de nistre de cette Province en 1864; la reine le créa baronet'en 1888: il fut Québec, ou fut réussit l’union. Il élu président du conseil privé en fut lieutenant gouverneur de l’Ile 1870. En 1872 il devint ministre du Prince-Edouard, de 1884 à 1889 dn Revenu de l'Intérieur. En 1873, et fut sénateur en 1891. ES + it & S SIR CHARLES TUPPER. | ‘Mgr McFaul disait, il y a quel- LES TROUBLES ques années : ‘Nous avons reçu  LISBONNES 2x Etats-Unis, quarante millions de catholiques, et il ne nous en res- Les dernières dépêches reçues de Fe plus que douze millions !"? Lisbonne, Portugal, disent qu'un | _Et déjà au Canada, l'anglicisa- grand combat a eu lieu, entre la} tou exerce sa pression suffocante. populace et les marins, qui ont! Déjà la langue française est paraly- leurs quartiers, dans les barraques|*; €n plusieurs endroits, et la res de la ville. | piration de la foi dont cette langue Les marines, incités par les agi- |est pour nous le véhicule menace } » A tateurs monarchiques, tentèrent de | de s'arrêter. soulever une armée de révolte. Fe Encore quelques années de divi- Revolvers et couteaux furent u- | 5100 et d'indifférence et nous ne se- tilisés d’une manière sanglante. [rons plus que des ‘‘auglicisés”’, Le gouvernement a appelé les! c’est à dire des ombres ou des cada- troupes, pour rétablir l’ordre. [res de catholiques. La ville est dans un état de pani- | O nation canadienne, fille du que, et toutes les précautions ont Christ regarde le monstre qui veut été prises, pour supprimer tout | te souiller de ses attouchements mouvement révolutionnaire, |crimineïs ! Regarde ferme ! et sous Le souvernement « té le regard de Ja foi le monstre sera informé |". que les révolutionnaires ont reçu |Y4ncu et rampera à tes pieds. Éd | à. { « 7 si 2 du Brésil une somme de $410,000.| Catadiens nous sommes catholi- ques enfants de la Sainte Eglise ro- maine qui a toujours respecté l’idio- me des enfants qu’elle a reçus dans | son sein. Ce fait qui domine toute | Sa glorieuse histoire prouve qu'elle ja suivi la direction de son divin | Fondateur. Une stricte censure a été établie à Lisbonne et aucun message ne passe, s’il n’est pas approuvé par le gouvernement. Mid. LA LANGUE | L’Esprit-Saint qui la dirige n’a FRANÇAISE anglicisé ni la religion, ni le ciel, À ‘a Pentecôte et dans une muiti- |tude de circonstances ila fait des Dans de grandes fêtes qui ont eu | miracles pour permettre aux apô- lieu dernièrement au cotle*ge de Ste- | tres et aux prédicateurs de l’évan- Thérèse le R. P. Lord Jés uite a fait gile de parler la langue des peuples le sermon de circonstane 2. qu’il évangélisa. V OiC1 une partie de ce sermon : Je vous défie de trouver un mira- ‘En ce moment, un affn2ux ser-|cle pour faire appreudre aux peu- pent enioule autour de nou: ; ses an-| ples la langue des prédicatenrs. neaux : (C’est l'impiété À-t-il anglicisé le ciel ? que avec ses auxiliaires, la D'après !’ Ecriture les élus diront tion et l'anglicisation. lun jour au Sauveur Vous de ‘Déjà l’anglicisation, (les chif- | toute langue de toute nation (Apo: fres publics sont 1à pour le dé von- (calype). Et l’apôtre St Jean, qui trer) a fait perdre à j'Eglise des | ignorait sans doute ce huitième sa- Etats-Unis plus’ de la moitié da ses |crement nécessaire au salut, l’angli- enfants. cisation s'écrie ;: ‘‘Vidi turbam xx 'aÇçonni- | COrTup- | {te langue de toute nation et tous se À L’IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 11 JUILLET 1o11 magnam’’. J'ai vu une foule im- mense formée de toute tribu de tou- tenaient devant le trône de Dieu, vêtus de blanc. ‘‘Ex omnibus po pulis et inguis''. C2 sont les élus. St Jean ignorait donc le grand prin cipe de nos fliburtiers anglicisa- teurs : Hors de l'anglais pas de salut ! Canadiens, le français est une des langues officielles du pays. Que dis-je ! Il est langue diplomatique de l'Angleterre et de toutes les grandes nations civilisées. Si on veut vous l'ôter, parlez-la avec plus de persévérance et del {ténacité ! c’est votre droit. Sion l'attaque, céfendez-la ! Si on vous persécute, criez hum- blement vers notre Père commun. Comme le sarg des martyrs a été une semence de chrétiens selon le: témoignage de Tertullien la persé- | cution contre le français est une pluie féconde qui la vivifie même quand elle est accompagnée de fou- dres. Ah ! Francophobes, vous pouvez jeter bien des coups opaques, entre nous le soleil de la vérité et de la justice : mais pensez-vous pouvoir causer uve éclipse éternelle ? La parole de la vérité ne peut être en- chaînée. Vous pouvez nous calomnier et fausser notre histoire ; pensez-vous pouvoir saxouiser l'Eglise et lui Ôter le caractère internaationual qu’elle a reçu de son Divin Fonda teur. L'Eglise est le bercail du Christ : peusez-vous pouvoir en expulser toute une catégorie de brebis fidè- les ! L'église est comparé par Jésus- Christ au filet qui se remplit de toite espèce de poissons ; voulez- vous le restreindre à une seule es- pèce ? Pensez-vous que le Saint-Père dont la charité est un fen brûlant (igris ardens) va étrangler pour vous plaire cette Eglise canauienne- française qui compte cinq millions de catholiques cette Eglise si fécon- de en vocations sace:dotales et re- ligieuses et si zélée pour aller prê- cher Jésus-Christ dans toutes ies langues ? Ah ! j'en ai la conviction, j'en ai LE consolante certitude le jour où le Saint- Père connaîtra toute ja vé- pête de sa juste indignation ! Et remarquez bien ceci : Vous pouvez argliciser quelques Cana- diens qui ne voient pas la secousse périlleuse que cette transition va faire subir à leur foi religieuse. Vous pouvez peut-être réussir à arracher aux Canadiens les écoles, les couvents, les églises qu’ils ont bâtis aux prix de leurs sueurs ; Mais arracher la largne française de nos écoles, de uos temples, de nos foyers ; arrachet la iaugue fran- çaise à cinq millions de catholiques qui par le flot toujours montant de leur intarissable vitalité vous enve- loppent, vous enserrent, vous sub: mergent, jamais, jamais ! Et je voudrais que ces murs pus- | sent se dilater à l'infini et que ma voix fût répercutée par tous les é- chos de cette terre de liberté je di-| rais : vous ne nous arracherez ja- mais ni l’amour de Jésus Christ, ni la fidélité à le sainte Eglise vi la langue dans laquelle nous avons ap- pris à les connaître et à les aimer, jamais jamais ! Et n'est-ce pas vo- tre volonté à tous? Jamais, ja- mais ! ‘Ecoutez. N'entendez-vous pas cette flamme ardente du patriotis me français qui pétille, qui gronde depuis le golfe Mexique jusqu'à; l'extrémité de la Nonvelle-Ecosse ! Francophobes, ne soufflez plus ! l'incendie va éclater ! ‘Messieurs, croyez moi, les por- tes de l'enfer ne prévaudront pas contre l'Eglise. Les persécuteurs d'aujourd'hui passeront, comme ceux du dix septième siècle, et, un jour, la nation canadienne-françai- se, debout sur leur cendre, priera pour eux, en français ! ‘*Permettez-moi, en terminant de formuler un double conseil. ‘Malgré nos désirs de paix, nous subissons, en ce moment, une guer- } rité vous serez valayés par la tem- re plus terrible que celle des an- ciens Iroquois, une guerre doulou- reuse, parce qu'elle nous vient de geus que nous avons aimés, et avec lesquels nous voudrivns vivre dans la plis parfaite harmonie. Il faut certainement nous défendre. Mais dans cette défense de nos droits les plus sacré, restons surle terrain solide des lois canoniques. De grâce, ne faisons jamais rien qui puisse affliger le S. Père qui souffre déjà tant. ‘‘Respect à l'autorité, puisque Notre Seigneur a respecté j'auto. rité même dans César, même dans Pilate. Les injustices pourront- elles anéantir nos droits ? ‘‘Enfin, l'union fait la force de nos persécuteurs. Répondons à l’union par l'union. ‘‘Formons une vaste association française, une fédération de toutes les sociétés cathollques françaises LA RECLAME Nous nous plaigaons de voir les réclames gigantesques envahir, le loug des route: ou des voies ferrées, le plus beaux sites et les plus sé duisants paysages. Que dirions “ous si nous les voyons nénétrer, ! comme à New York, jusque dans les cimetières. On lit, par exem- ple, sur une tombe, cette singulière épitaphe : ‘‘Sous cette pierre repo- sera un jour James Bolton ; mais actuellement il dérige encore, et de brillante façon, le magasin de chaussures bien connu, J. Bolton et Cie, t5e avenue, no 57.’ Autre inscription encore plus macabre : ‘‘Jci repose John Smith ; il braqua sur lui un revolver système Coit et se suicida. Le revolver Colt est la meilleure arme pour se suicider’”. pour défendre notre foi et la lan- gue qui en cst le bouclier. ‘Ii y a des chevaliers de la dan- se et de l’anglicisation; voilà l'enne mi de notre race ! Fuyez les ! ‘‘Formons une vaste confraterni- té de ‘‘chevaliers de ja foi,'' armée imtuense, qui doit avoir Jésus pour Chef, et pour devise, ces mots é. crits sur notre drapeau: ‘Catholiques toujours’”” ! ‘‘Apostasier ma langue, jamais’! ‘‘Tendons la main à tous les Ca uadiens-français, à tous les Aca- diens, nos frères, persécutés comme nous: oui, tendons-leur la main à ‘tra.ers toutes les nuances de paitis politiques. Car, au-dessns des hom mes qui passent un moment sur Ja scène, il y a Dieu qui ne passe pas. Oh ! de grâce, soyons unis ! Point de divisions ! Sur le grand champ de bataille de la religion les forces vives et tous les coeurs dévoués. Alors , forts de notre union, nous pourrons dire à nos agresseurs : ‘‘Arrière ! Ne touchez pas à la langue française, ne souillez pas l'âme nationale’’ ! GRAND PIQUE-NIQUE AE Cart EGMONT BAY Les paroissiens d'Egmont Bay auront un Grand Pique-Nique, sur e terrain de l’église, MERCREDI LE 19 JUILLET La somme réalisé à ce pique-ni- que sera pour aider à la construc- tion d’une nouvelle église. Il y aura des amusements de tou- tes sortes pour le plaisir des visi- teurs. Bonnes tables de rafraichisse- ments où les goûts les plus délicats seront satisfait. Venez en foule. Tous bienvenu J. F. ARSENAULT Secrétaire. TENDER Sealed tenders aîdressed to the undersigned, and marked on the outside ‘‘Tender Freight Shed Summerside’’, will be received up to and including Friday, July r4th, 1911, for the construction of a Freight Shed and extension of the Wharf at Summierside, P. E. I. Plan and specification may be seen at th office of the Secretary of the Department of Raïilways and Canals, Ottawa, Ont., atthe Sta- P. E. I.. and at the Chief Engin which places forms of tender may be obtained. All the conditions of the specif- cation must be complied with. A. W. CAMPBELL, Chairman, Gov't Railways Mana- giog Board. Ottawa, Ont., Juné 28th, 19x1. tion Master’s Office, Summerside, | eer's Office, Moncton, N. B., at |repète, m'ont mis le diaième au | front simplemert parce que je leur (UN JEUNE LIBRE PENSEUR Gil PE NX Deux Français fort notables 2a- vaiant une audience du Pape: dans leur hôtel étsit un jeune compatrio- te qu'ils savaient être libre pen- seur. Nonobstant, ils lui proposè- ‘rent d= l'emmener avec eux: il se | fit prier, les genuflexions lui répu- gnaient. Jis le harcelèrent, ils le tentèreut : ‘’ Venez, ne fut-ce que Certes! on ne voit pas li Pape tous les jours!”’ Le jeune homme céda. La réception eut lieu ; et, termi- née le Pape, selon l’usage, deman- da aux assistants s'ils avaient à lui adresser queique souhait. Les uns firent bérir des chapelets ou des médailles, les autres demandè- rent tel ou tel témoignage, tel ou Le petit voltairien res- tait inuet, :asensible, enraidi. Le Pap: fut frappé de ce silence 1ogue 1l fii un pas vers le jeune homme. | —Kt vous, mon fils, n’avez-vous rien à me emander ? —Rien Sainteté. Rien, bien sûr, mon fils? —Rien. —Mon fils, avezivous encore vo- tre père? —Oui, Sainteté. —Et votre mère? —Ma mére, est morte. —Et bien! mon enfant si vous n’avez rien à me demander, moi, j'ai quelque chose à vous demander, à vous.’? Le libre-penseur était rigide d’é- tonnetment. — Mon fils, j'ai à vous demander, ee ar curiosité. P souvenir. 19 ANNÉE is Ouragan terrible le 3 juillet Des nouvelles de Montréal nous disent que la température de lundi, le 3, a eu un changement brusque. Après deux jours d’une chaleur ac- câblante nous avons eu une tempê- te de vent, de pluie et de tonuerre qui a donné l'impression d'un ou- ragan. C'est la tempête la plus violente qui ait eu lieu depuis long temps. Les dégâts causés par le vent sont sérieux dans toute la ré- gion. I,e changement de tempéra- ture a eu un bon effet par ailleurs. Un grand nombre n'en pouvaient plus de supporter cette chaleur tor- ride qui abattait tous les courages. Pendant la journée bon nombre de travailleurs avaient été obligés ce quitter l'ouvrage, tels les em- ployés des compagnies chargées du pavage des rues, ceux du Bassin Louise et de plusieurs grands éta- blissements industriels. La tempête est arrivée un peu a- près ciuq heures. Le vent a pris une vitesse de soixante milles à l'heure et la pluie est descendue en flots. Ea quelques minutes les rues é- taient devenues des ruisseaux et le commerce s’arrêtait. Les tiam- ways électriques ont été arrêtés et les manufactures privés de pouvoir. Plusieurs toits ont été enlevés, un grand nombre d'arbres déracinés et toutes sortes Ge dégâts ont été cau- # ses. MONTRES WALTHAM ET REGINA. la grâce de me dire un ‘‘ Pater’’ et un ‘‘ Ave ’’ pour j'âme de votre mère. Ne consentirez vous pas à, vous mettre à geaoux avec moi?’ Le Pape se mit à genoux, le jeu ne homme fit de même. Quand il se releva, il avait la visage baïigné! de larmes et il sortit en sangletant- MOINS QUE REINE Il y a des mois, M. Slarke, de Los Angeles, ( Caïifornie ) sem barquait pour les îles Pitcairn. dans | le Pacifique, où voici vingt quatre ans, il fit déjà naufrage et dont il avait gardé le meilleur souvenir. Il écrivit bientôt à sa femme: | —Site enchanteur ! Cent quin- ze habitants qui tous méprisent les richesses et vivent en état d'égalité absolue. Des phylosophes délici Quel pays !... Viens me re- joindre. ° ! Mais mistress Clarke ne bougea pas. Seconde lettre : — Je suis roi des îles Pitcaian de- puis hier. Oui. Les indigènes qui sont d'exquises gens, je te le eux, avais demardé, rien que pour me faire plaisir !.... Arrive vite! Cette fois, mistress Clarke ré- clame le divorce. DE TOUTES GRANDEUR ET DE TOUS PRIX. CHAQUE MONTRE GARANTIE Anneaux de toutes sortes et laits Sur commande, avec Initial ou Embleme, en Or ou Argent, E. W. TAYLOR, BIJOUTIER ET OPTICIEN Charlottetown. Dr. À L. Purdy, Dentiste, Alberton. Le docteur Purdy sera à Tig- nish, jusqu’à nouvel ordre, le der- nier mardi et mercredi de chaque mois. Bureau ensuite du bureau de poste. MOQUARRIE & ARSENAULT AVOCATS, NOTAIRES PUBLICS, Etc. SUMMERSIDE, P. E, I. Argent à prêter Et vous avouerez qu'il est assez rare de voir une femme lâcher son; mari à la minute où il monte sur le trône, NErz MCQUA&RIE AUBIN E, ARSENAULX —