Benoît-F. Poirier, musicien acadien fxu'67g«./(Awui €;êundzt Note de l'auteur: Le matériel pour court article sur Za vie de Benoît F. Poimer est tiré de 872:1: lettres de Poirier écrites à l’auteur, d'extraits de journaux mon crëaïaia, aian que deux entrevues avec l'artiste faites par l’auteur dans les 7,950. Un plus, l’auteur tient ä remercier Paul SMPÆÎÏËQ, auteur de la biographie de Benoît Poirier, pour l'usage d’une citation tirée de son. livre. xiâàâaiâ’iaiâä Deux événements marquèrent la vie artistique de Tignish, en l882. L’un fut la naissance de Benoit F. Poirier, le l7 octobre, et l'autre fut l'installation des orgues Louis Mitchell dans l‘Eglise St—Simon et St—Jude, le même mois. Ce fut, en effet, le son de ces orgues qui allait décider pour toujours la carrière de Benoit, fils aîné de Laurent S. Perry (Poirier) et d'Emilie DesRoches. Encore très jeune enfant, il entendit les orgues de Tignish pour la première fois lorsqu'il assista, avec son père, a de grandes cérémonies qui eurent lieu ä l'occasion de la bénédic— tion des cloches de l'église. il fut tellement bouleversé par le son de l'instrument qu'en arrivant chez lui il imitait le doigté de l'organiste sur un vieux poêle. Ses parents étaient trop pauvres pour lui acheter un piano. Cepen— dant, vers l‘âge de l0 ans, il put se procurer assez d'argent pour se payer deux années de cours de musique au couvent de Tignish, les seuls qu'il suivra pendant toute sa vie. Son professeur fut Soeur Sainte— Julienne. Vers l‘âge de l2 ans, il reçut une bourse qui lui permit de poursuivre ses études classiques au Collège Saint»Joseph de Memramcook, Nouveau—Brunswick. pourvu qu'il assume le nom français de la famille, "Poirier", ou lieu de "Ferry". Pendant la durée de son cours au collège,_ il s‘exerça ä la musique et même ä la composition, mais toujours sans professeur. Ses seules leqüns consistaient à écouter et a observer les deux autres élèves qui jouaient aux offices du dimanche pendant qu‘il pompait le petit orgue de la chapelle durant les cérémonies et même durant leurs pratiques. Doue d‘une bonne oreille et d'une ténacité inébranlable, on lui demande un jour de remplacer le pianiste de l'orchestre qui était tombé malade. Le changement de pianiste n'a pas paru. Ce fut le conmencement de la carrière musicale publique de Poirier. L'année suivante, Benoit Poirier, âgé de l3 ans, accompagna un cantique aux services de la chapelle et il fit tout de ses mains et de ses pieds pour bien réussir. Comme résultat. le Père Sylvëre Arsenault, professeur de musique au collège, l'autorisa de pratiquer l‘orgue par lui— même ä condition de se trouver un souffleur. C'est ainsi qu‘il partagea l'accompagnement aux services de la chapelle Saintndoseph avec ses deux confrères qui le devançaient en âge et en études. L'année suivante, à