rragtnes "27" » Dci Lu C nus 14 RS nn CIE DE L'IMPARTIAL, Proprietaire no 10 3 PR pere OR … ni x “.s re = ; d Ps Me duc | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph CE? FER LS # Mascler 7 #7 F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F AT. dx Ka q J. BUOTE Assistante No. 38 Nouvelie Serie T'GNISH, ILE DU PRINCE EDOUAID, MARDI LE 4 AVRIL, I9II _R 18 ANNEE Je viens de lire ‘ans l'‘' America’? du 11 mars l'extrait d'un aaticle publié dans le ‘Canadian Messen- ger’’ et signé par le R. P. Lewis | Drummond, S. [., rédacteur à la de m2s amis de Montréal, qui fit de |même pour les paroisses environ- Comme le ‘‘Canadian Messen. | nantes de la mérhopole. ne doit guère avoir d'abon | l'article | été témoins ni entendu parler d’un entier était d'abord passé inaperçu. pareil fait’, telles furent toute— D'où, désappointement, sans doute |sans exception—les réponses de nos grande revue américaine. ger’” nés de langue française, de son auteur. { Il y avait un passage blessant | pour les Canadiens français. Ilte | naît à le leur faire savoir. À cet | effet, il s’est servi de la revne pour fières nous ont | à souscrire dès laquelle lui et ses fortement invités sou apparition. Voici l'extrait : ‘Eu certaines parties du Canada, se manifeste un autre effet regret- table, quoique moins désastreux, du travail à domicile accepté sans discernement. Des agents de puis- santes compagnies industrielles parcourent les campagnes voisines des grandes villes. Ils y trouvent souvent des familles de f: rmiers ca- nadiens français singulièrement (topically) nombreuses, où une de- mi-dor.zaine de jeunes filles et plus avides d'un modeste gain, exécu- tent à la maison l'ouvrage que les agents leur apportent. Vu leur nombre, elles gagnent tant d'ar- gent pour Lx famille, que père et} fils ne sont plus obligés de cultiver | la ferme. La conséquence est que des terres fertiles se transforment en friche et que les hommes gaspil- lent leur vie à flâner. Comme a-| près tout renversement de l’orûre naturel, i! faut s'attendre alors à la ruine finale. Quand les jeunes fil- les se marient et quitttent la mai- son, leur père et leurs frères, ayant | perdu toute habitude de travail, se consentent d’une maigrepitance | arrachée en grognant à des terres. autrefois bien cultivées, anais qui | présentevt aujourd'hui le hideux | spectacle ‘‘du champ paresseux”. J'ailuet relu ce passage, n'en croyant pas mes yeux. Bien qu'il soit, me dis je, compiètement dé-| pourvu de tact, peut être referme- | t-il un certain fond de vérité? J'ail été, ilest vrai, élevé à la campa- gne, aux portes de la ville, et ’2es souvenirs de quelques années ne me rappeilent aucunement le "uit ide produire de l’inédit, il a donné le’ brave lau fait un caractère endémique ; accusateur, énonçé paï Père. Qui sait? c'est eut être changé maintenant ? Et par un nouveau et pénétrant ‘‘searchlight"” at il mis à jour un triste état de choses que j'ignore ?.... comme elle a trait à l'abaissement | homme nrétendu sérieux. | peut être entendu vaguement par- Sur ce, je me livrai à une petite enquête auprès de gens tout frais |éclos de nos belles campagnes : je |m’abouchai par téléphone avec l’un Résultat : ‘‘Nous n'avons jamais ‘ habitants'’ et de nos fils ‘‘d’habi tants'”. Voilà donc encore une légende— contenporaine, celle ci—que l’on voudrait accréditer sur le compte des Canadaiens français. Mais plutôt qu’à la gloire, on s’est bien gardé d'y mêler des Irlandais, com- me à Carillon. Il est étrange que nos députés, qui s'occupent à coeur de sessions de colonisation et d'agriculture, n'aient encore signalé ni même soupçonné un si grand mal. Ils s’en voudront d’avoir moins connu leur pays qu'un prêtre de New- Vork. Vraiment, si tous les renseigne nn Vnies. ments de l’‘‘America’’ sont aussi exacts’ que ce-lui ci, 1l faudra res- treiudre la confiance que nous re- posions en elle. Heureusement, toutes les questions ne souffient pas l’intrusion du fanatisme aveugle ; et puis nous savons, pour l'avoir connu, que si son directeur, le R. P. Campbell, ne peut contrôler le bien fondé des écrits de tous ses coll:borateurs, il possède du moins une vaste science et une grande largeur d'esprit. Quand au P. Drummond, sil s'était borné à son article du ‘‘Ca- nadian Messenger’”, pour- rions, à la rigueur, avec de l’indul non gence et de la bonne volonté, n’y voir qu'un manque de tact et la manifestation d’un esprit superfi- même,—chez un Ayant ciel, —enfantin ler de quelques rares familles d’ha- bitants—s’'il s'en trouve !—où les jeuves filles font pour les mavu- facturiers et les marchands de la ville des travaux à domicile, —il n’y aurait pas de mal à cela,—-aussitôt, | en mal de généralisation, désireux puis de la généralisation passant à vue autre assertion purement gra- tuite, à savoir l’inertie et la paresse de nos paysans vivant du travail de leurs filles et sceurs(! !)—des sau- vages, quoi |—il y a vu la cause du dépérissement de notre agriculture qui ue lui en déplaise, est plus flo rissante que jamais. Si le Père, dis-je, s’en était tenu à l'insertion de sa prose dans le ‘Canadian Messenger’, nous pen- serions, il est vrai en nous mêmes : voiti un howme qui se complait dans le dumaine de la fantaisie. I! fait du paysan canadien fran- çais un cancre et un fainéant, | quand celui ci—les Anglais eux- même le proclament—est le plus rude travailleur que l’on connaisse. Il représente les femmes attelées à la besogne, pendant que les hom- mes se chauffent les pieds au poêle, quand, au contraire, on sait que de qui ruine, non pas l'agriculture— elle s'améliore chaque année— mais l’agriculteur, c’est le luxe pratiqué par ses filles. Celles ci se! livraient autrefois aux travaux des champs ; mais la délicatesse des santés et la multiplications des ma- chines agricoles les en ont peu à peu éloignées. Et c’est vraiment vouloir joindre l'ironie à la fantaisie que l’attribuer à leur unique tra- vai! le budget de la famille. Mais, encore une fois, le Père ne s'est pas contenté de ia publication piense qu'est le ‘‘Cauadian Messen ger’”’. Voulant atteindre les lec- teurs cauadiens-français, il a eu re- cours à l'‘‘America.?? Qu’at il fait reproduire par cette revue ? Sans doute la partie la plus saillante de son article, - pensez- vous ? Eh bien, vous vous trompez; hormis que par saillant il faille eu- tendre étrange. Pour lui, la partie saillante et di- gue de reproduction a été l’unique extrait que nous avons cité. D'où nous concluons que pour jui ce qu'il importait surtout, c'était d'humilier notre race par de pures inventions. F N'importe ! cette nouvelle légen de, pendant de celle des Irlandais à Carillon, va faire son tour de presse en Amérique. Elle peut être même les mers. heureux serons nous, si on ne l’in- travessera Trop sère pas dans la ‘‘Catholie Encyclo pedia,’’ quand on y parlera des ou- vrières. Mais comme, d’après l'autre lé- gende, nous aurions tous une forte dose de sang irlandais dans les vei- nes, des malins se demanderont si ce n’est pas à cause de cela que les Canadiens sont des fiandrins de pa- resseux. Un Habitant. UNE TRAVERSEE MOUVEMENTÉE Le paquebot ‘‘Oceanic’’ est arri- vé, à New-York, après une traver- mauvais | sée mouzementée ; le temps a tenu l'équipage sans cesse en éveil. frais, quand, en les examinant, Burns découvrit sur l’un d'eux son nom et sou adresse qu'il avait écrits dessus il y a quatre ans, aloïs qu'il était employé dans un entrepôt fri- gorifique. Mardi, les passagers prenaient leur petit déjeuner tandis que la pluie faisait rage accompagnée d’un | vent violent. Soudain, un coup de | tonnerre éclata, et, la foudre, frap pant le mât d'avant, en arracha un tronçon de vingt cinq pieds de lon- gueur qui s’abattit sur le pont. De 4ôme en verre qui surmonte Ja salle à ruanger fut frôlé par la lourde pièce d'acier qui l'aurait certainement mis en pièces si elle l'avait atteint et les passagers pou- voient dire qu'ils l'avaient échapné, belle. Si le dôme avait été brisé, plusieurs d'entre eux auraient sans doute été blessés par les éclats de verre, DES OEUFS FRAIS ! Henry Burns, de Howell, Iowa, faisait l'achat de quelques douzai- L'IMMIGRATION AU CANADA Déjà, le courant de l'immigrér| tion est commencé au Cauada. C'est par plusieurs centaines que| les émigrants nous sont arrivés de puis une couple de semaines ; c’est par milliers qu'ils débarqueront chez nous bientôt. Une seule com- pagnie de navigation s'est, dès | maintenant, engagée de transpor- | ter au Canada pas moins de 25,000 | émigrants dans trois mois. Tou- tes les compagnies de navigation et de chemins de fer prévoient un tra | fic énorme, surtout pour les six { . [euets peu communs. bie Anglaise : quelques-uns ont ‘pris la direction d'Ontario. | mois qui vont suivre. | Les immigrants qui sont venus | d'Europe, ce printemps sont des | La plupart | 4e Québéc dans ces nouveaux ve- {s’en vout dans l'Ouest et la Colom- | 5 ? Plu-! nes d'oeufs dans une épicerie hier, | SEUTS out des capitaux importants, | signaler les efforts que l’on tente, et le vendeur veuait de les garantir 'et l’on remarque parmi eux des| l’autre côté de la frontière, pour, pomuiculteurs qui promettent de développer cette importante indus- trie au delà des Montaynes Ro-; cheuses. À quoi attribuer ce mouvement ascendant de l'immigration chez | nous ? Car, il faut bien l'avouer, jamais l'‘‘invasion”” ne s'est annon- cée plus envahissante. À entenu- dre parler les immigrants, le Cana- da est un véritable Eldorado dans l'esprit, surtout, des, habitants des Iles Britanniques ; on ne pense qu’à lui ; on ne parle que de lui, depuis quelque temps. La cam- pagne de conférences entreprise partout par les compagnies de che- mins de feret de navigation, a fait beaucoup pour la réclame, et le re- tentissement plus récent de la Con- vention commerciale entre le Cana- da et les Etats Unis a comblé la mesure. C'est pourquoi l’enthou- siasme déborde et qu'e‘le se ruani- feste par ce flot pressé de nouveaux citoyens canadiens. Quel sera le lot de 11 Province … A propos de l’imwigratiou au Canada, il n’est pas sans intérêt de sinon empêcher complètement | l'exode des Ktats Unis vers notre : Nord-Ouest, du moius en limiter | l'importance. Onsent, cependant, que cela sera difficiie ; on émigre} parce qu’on espère mieux ailleurs que là où on a toujours vécu, et les cultivateurs américains jettent les yeux sur le Nord Ouest canadien comme sur une véritable Terre- Promise. Il faut donc leur dorer des horizons nouveux chez eux- mêmes, et c'est à cette tâche que se consacrera tout particulièrement un comité spécial nommé sur reso- lution de la ‘ Northwestern Deve- lopmcnt League’’ et de la ‘Monta na Association of Commercial Clubs’”’. Ce comité est chargé de convoquer une grande assemblée de la Ligue pour les 3 et 4 mai à He lena, Montana. On se propose de diriger suitout la migraiion des cultivateurs amé- ricains vers les Etats du Montana, des Dakota nord et sud, du Minne- sota, de l’Idaho, de l'Orégon et de Washingtôn.—La Presse. LE SCANDAL Les Acadiens du Nouveau-Bruns- wick doublent presque la popula- tion catholique des autres races, soit 80,000 à 45,000, en chiffres ronds. Et la progression devra continuer, Car ce n’est que par une supériorité écrasante que les Aca- diens peuvent compter re pas être écrasés. S'ils se réjouissent haute- ment, ouvertement de ce fait, il nel faut pas croire qu’ils obéissent à des sentiments d’'animosité ; ils sa- vert que les protestants sont a1 nombre de 205,442. Par consé. quent, les Acadiens ne sauraient { rétendre imposer leurs volontés à la majorité dont ils admirent d’ail- leurs la large tolérance qu’ils com- porent à l’intolérance subie parfois d’un autre côté. Les Acadiens ne devraient pas être oLligés de mettre en lumière ces différences, mais ies faits sont les faits et si l’on veut que disparaissent les comparaisons désagréables, que l'on en supprime es causes. Quand une épine bles- se quelqu'un et lui arrache des cris de douleurs, on arrache l’épine et tout est dit ; c'est l’épine qui est la cause du mal. Les Acadiens du Nouveau Bruns- wick furent ostiacisés. logue taut qu'on voudra, changera rien à la constatation. S'il y a scandale à se plaind:e, alors, qu'on obvie aux sujets de plaintes, et tout rentrera dans J'or dre. Jusqu'ici, on a payé trop souvent les Acadiens de belles paroles ou de paroles dures. Ils ont demandé qu'on entendit leurs doléances. On leur a répon du de prendre patience. L,'attente est longue, si longue qu’elle dure encore. En plus d'uve circonstance, pour- tant favorable, et même religieuse, la voix des Acadiens ne put se fai- re entendre pour célébrer les gloi: res des martyis de la foi ; les Aca- diens se sont plaints. (Certains Îles ont accusés de faire passer la race avant la religion. C'est coume si on reprochait aux Acadiens de fai- re passer la race avant la nation, s'il leur arrivait de réclamer des sé- nateurs, des magistrats de leur sang. Heureusement cette derniè re accusation leur sera épargnée, car ils sont représentés au Sénat, dans la Chambre des Communes du Dominion dans les ministères pro vinciaux ; ils en sont légitimement fiers. on vel Pacifique. AVIS. Monsieur À. E. Arsenault, avo- cat, Summerside, désire annoncer qu’il sera à son bureau le lundi de chaqne semaine durant la session de Qu'on épi-? a chambre législative, 3 ex Hommes qui Pliez sons le Jong de la Maladie, Relevez-vous ! Soyez Forts et Courageux. À l'exemple de M. X. Aslin, de Québec, Prenez des PILULES MORO Un homme malade ne doit js- mais s’illusionner au point de croire que le mal “se passera comme il est venu”. On ne se guérit jamais sans le vouloir et surtout sans se bien soigner à propos. Il n’est pas de maladie qui tienne ou puisse résister à l'influence d'un remède préparé expressément pour les hommes. Encore, ce remède, faut-il que ce soit lc bon, Car il n'y en a qu’un seul qui soit propre à tou- jours soulager, puis à guérir in- failliblement toutes les maladies chez les hommes ; ce sont les Pilules Moro. En dehors des Pilules Moro, les chances de salut sont plutôt rares, et surtout si les médeci- nes liquides se mettent de la partie, il y a à parier un contre cent que le mal empirera. Pourquoi ? Tout simplement parce que la plupart des médecines liquides qui flattent le gout et dont les effets sont tant recherchés par ar pr sont preparées à l'al- <ool. N'en disons pas plus. Mais il ne devrait pas être né- cessaire d’insister sur la valeur des Pilules Moro pour les hom- mes. Depuis si longtemps qu’on en parle,qu’on en prend êt qu'on se guérit avec. Personne encore n'a pu dé- couvrir un seul cas où, prises pendant un temps convenable. selon ia gravité de ia maladie. les Pilules Moro n'aient pas ob- tenu le meilleur succès possible. D'ailleurs, elles sont faites pour guérir les hommes mala- des. Que dire de ceux qui per- sistent à s’en abstenir et conti- nuent à s'échiner piteusement sur l'ouvrage plutôt que de re- courir au grand remède du jour, les Pilules Moro pour les hom- imes. M. XAVIER ASLIN, 69 rue Bonaventure, Québec. “Je ne pouvais plus rien di- gérer, tellement mon ‘estomac était délabré. Après chaque re- pas je subissais un véritable martyre et la violence des dou- leurs me suffoquait. Il m’arrivait très souvent même d’étouffer, Parfois, et à-propos de rien, je devenais tout étourdi. Cela arri- vait surtout durant mes heures de travail et durait assez long- temps. Que d'heures d'ouvrage fai ainsi perdues pendant plusieurs années qu’a duré cette terrible maladie! J'attribue tous ces dérange- ments au fait que mes intestins fonctionnaient mal. Après avoir souffert si Er temps, et cherché vainement ail- leurs un soulagement tent désiré, je me suis guéri en quelques mois, tout simplement avec les Pilules Moro. de les recommande donc sans hésitation à ceux qui ont à endurer les tourments que j'ai moi-même subis.” XAVIER ASLIN, 69 rue Bonaventure, Québec. Les Médecins de la Compagnie Médicalo Moro donnent des consultations gratuites à tous les hummes malades qui s'adressent à eux. Leurs bureaux, au No 272 rue Saint-Denis, Montréal, sont ouverts tous les Jours, excepté le dimanche, de 0 heures du matin à 8 heures du soir. Les hommes malades qui ne peuvent s'y rendre, sont invités à écrire à ces médecins. Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes. Nous les envoyons aussi, par la es au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 60c une oîte, 82.50 six boîtes. Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Montréal. AVEZ-VOUS DE L'ARGENT ? qui ne fait rien, on qui vous rap- d'intérêt. n'importe vorte moins de 8,-° Nous poivons placer quelle somme sur premières hypo- thèques garanties et enrégistrées rapportant 8,-° net aux prêteurs, Ecrivez-IMPERIAL AGENCIES P. O. Box 564, Edmonton, Alta, Dr. 4. L. Purdy, Dentisi ALBERTON Will be at Tignish, until further De te meute cts notice, the 24rd., and 25th. of tue month : ad every last Tuesday and Wednesday of each month. J. A. JOHNSTON, M. D., C. M Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DÙ P P. C. MURPHY, M.D., Médecin—Chirugien TIGNISH, : ILE DU P. E. NP =) dE OS FR ÈE 2 CONTRACT Sealed Tenders, addressed to the Postmaster General, will be receiv- ed at Ottawa until Noon; on Fri- day, the sth. May 1o11 for the conveyance of His Majesty’s Mails, on a proposed Contract for four years, six times per week each way, between Darnley and Keusington from the 1st July next. Printed notices containing fur- ther information as to conditions of propose i Contract may be seen and blank forms of Tender may be ob- tained at the Post Offices of Darn- ley, Kensington and route offices and at the office of the Post Office Iuspector at Charlottetown. John F. Whear Post Office Inspector. Post Office Inspector’s Office Ch'town 21st. Mar 1911 MOQUARRIE & ARSENAULT AVOCATS, NOTAIRES PUBLICS, KtC SUMMERSIDE, P. E,. I. Argent à prêter NEIL MCQUARRIE AUBIN FE. ARSENAULI ” TENDERO Department of Public Works, Charlottetown, P. E. L., March 2oth., 1911. SEALED TENDERS wlll be re- ceived at this office until noon on Friday, March 3ist., 1911, from any person or persons willing to contract for the repairing of Souris Bridge according to specification to be seen at the store of Thomas Kickham Esq., Souris West, and at this office. The names of two responsible persons willing to becume bound for the faithful performance of the contract must accompany each ten- der. . Each tender must be accompa- nied by a certified cheque on any chartered bank, payable to the or- der of the Commissioner of Public Work, for the sum of 10 per cent. of the amount of tender. Cheque will be returned if tender is not ac- cepted. The Department does not bind itself to accept the lowest or any tender. 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