14 giguer et pis ce vieux—là s'est mis à danser sur la souche.” Le Père Jean-Fnançois Buote m'a longuement parlé du Père Arsenault“ ll me L'a décrit comme un organisateur, un grand travailleur et puis un homme très joyeux. l] avait l'art de négocier en affaires. ll explique comment celui-ci avait obtenu la statue du Sacré—Coeur: "Dans ce temps—là, une statue c'était à eu près 65 piastres, puis c'était chère pour ce temps—la. Alors, i1 leur avait dit chez Garneau, â la ville de Québec: "J'suis pas venu de l'l.—P.-E. pour payer 65 piastres pour une statue." Alors ils ont baissé le prix. Ah! il a dit: "C'est encore trop cher." A la fin, le gérant-là lui a dit: “Emportez—les, vous serez content.” Il l'a eue pour rien.” C‘est sans doute cette facilité de parole qui lui a aidé dans la réussite de ses projets tels les loteries, les soirées sociales et les pique— niques - tous à 18 base du financement de la construction de l'église. Père Buote ajoute que le Père Arsenault était l'ami des gens du gouvernement de l'lle. Même 1e Lord Byng s'est rendu à Mont—Carmel â son invitation. Le Père Arsenault était bien connu à travers la province et par bien des gens de l'extérieur aussi. Le Père Buote rapporte aussi: "Il disait n'importe quoi à n'importe qui; qu'il se blesse ou se blesse pas, c‘est pas de différence, lui le faisait en riant." Lors de son séjour à Mont—Carme], le Père Arsenault a montré une fidélité irréprochable envers ses paroissiens. Aprês une quinzaine d'années à Mont—Carme], l'évêque a voulu le changer de paroisse. Mais le Père Arsenault ne fut pas trop d'accord - puisque c‘était lui qui avait mis la paroisse en dettes il voulait également l'en sortir. Mont—Carme] fut donc sa première et unique paroisse. Le Père Pierre—Paul Arsenault était un homme de grand calibre. Sa tenacité, son sens d'organisation et son caractère jovial ont fait de lui un chef naturel. Quand on voit comment cet homme vit encore aujourd'hui dans le coeur des gens, on reconnait que sa présence et sa personna— lité ont profondément marqué ses contemporains.