LENS dope gastro er Été 7 armee dv nee Pre EE SUPPLEMENT DE L'IMPARTIAL RS HE RTS RE 0 Edward Hack@tt, écuier, est né à Tignish, fle du Prince Edouard, en 1840. Îl entra de bonne Frure dan les affaires commerciales et fut pendant longtemps l'associé à Tignish, de l'hon. George Howlan, ancien lieutenant- gouverseur de cette province. M. Hackett en- tra dans la vie lpublique en 1876 et fut alors un des premiers gorateurs parlementaires de l'Assemblée lLégrisljative de l'Ile du Prince Edouard. A l'alsproche des élections générales de 1878, il fut choisi à l'unanimité comme candidat fédéral pour le comté de Prince: îil démissionna à ji Assemblée législative et se fit élire pour les Communes. En 1892 il fut ré- élu. Pendant lels hui sessions au cours des- quelles il &# siégé} pour représenter le comté de Prince, les deux côtés de l Chambre ont re- connu en lui unes membres les plus habiles du Pariement. C'était un des rares députés que l'on put aPfeler à n'importe quelle heure du jour ou de I$ nuit. et qui fussent toujours capables de s'imfloser à l'attention de la Cham- bre. Les visiter qui se trouvaient dans la galerie à cette Éboque s'amusaient toujours de voir la sûreté a%as laquelle M. Hackett savait percer les bulles [de savon dont Sir Louis Da- vies ornait sa Anétoriaue. Le pompeux ora- teur du comté %e Queen n'a jamais été bien délicat pour l'authenticité de ses assertions et quand Hackett Venait après lui, avec ses con- naissances indiSeutables, la Chambre avait grand plaisir de voir réfuter les inventions ri- 17e | | fn {1 D. ? Se 114 / \i ! \u CF re2: j RH! EN ut pa? 2 : 4 % , # /, ben Ni CL D . À 11 2, ‘\\) < fl | 114 . 2 NI UE 1. Pno Ai x à EDWARD :IACKETT, Ecr. sibles de Davies. Plusieurs des discours de M. Hackett au sujét du chemin de fer du Pacifi- que, de la politique nationale, de l'indemnité des pécheries et d'autres questions importantes figurent au nombre des meilleurs discours par- lementaires des sessions dans lesqueiles ils ont été prononcés. Malheureusement M. Hackéett fut battu en 1887, mais ses adversaires admét- tent franchement qu'aucun de ses successèurs n’a représenté plus dignement que lui le comté de Prince. M. Hacket fut élu pour Prines-Ouest en 1896 ét il siégea durant la courte session de cutte année-là. Aussitôt qu'il prit son siège il ré- affirma son autorité et fut aussitôt reconnu comme un des premiers orateurs de la Cham- bre. Il est inutile d'insister sur les circonstan- ces sous lesquelles M. Hackett perdit son siège en 1897. Tout le monde sait que son élection de 1896 avait été faite aussi honnétement que jamais élection le fut en Canada. Cependant une violation technique de la loi commise par un agent suspect fit invalider l'élection. Aux élections complémentaires de 1897 et 1898 il fit valoir courageusement, son droit de représen- ter Prince-Ouest, mais, ainsi que le monde le sait, il fut écrasé par l'influence indue des gou- verneinents fédéral et provincial. Comme 6cs deux gouvernements ont perdu tout crédit et que leur influsnce est morte, les chances dé succès de M. Hackett sont parfaitement assu- rées. ’ me Les Standales du Yukon MM. Sifton Laurier ont réussi à erm- pêcher l'enquête! demandée par sir Hibbert ‘Tupper sur lesffraudes du Yukon. Sir Hib- bert a eu beaëfrettre son siège au jeu, la majorité ministérielle à refusé quand même de permettre Uné enquête sérieuse sur les cho- ses indiques dot se plaint la population mi- nière et qui ont été révélées au pu- blic. Mais la mauvaise volonté de M. Laurier et de ses complices n'empêchera point la vé- tité d'être cCoxpue. On en revient du Yu- kon et CeUX QUE nous reviennent ont de ;o- lics histoires à raconter sur ce qui se passe R-bas. D'autres qui sont assez heureux pour ÿ amasser Queldue argent malgré la corrup- tion des officiŒs sont plus lents à revenir, mais ils écrivent, Et parmi ces derniers, il n'en est pas d€ plus interessant à écouter que cet ancien éjtoyen de Beauharnois, M. Clark, l'un des hjus chauds adversaires de M. Bergeron en 1396. Nous trouvons sa let- tre dans le ‘Sal berrv'’. Le ton de cette cor- respondance est fume énergie qui indique quel désanchantement l'auteur a éprouvé. Voyez plutôt : Dothimion Creek, 8 mars 1900 Cher monsieur, Je vous ai dé, écrit et n'ayant pas eu de ) réponse, j'espèré que vous aurez cette lettre- ci et que vous we ferez savoir de vos nou- velles. Je suis) heureux d'apprendre que le parti Conservatd,,, à été victorieux dans Ma- nitoba. Je ne Suis plus un libéral. C’est quelque chose @'afireux la corruption qu'il y à ici, ii y à ki une grande quantité d'or, mais les lois minières sont contre les tra- Vaillants et tot en faveur des petits ofli- ciers et des fe es de mauvaise vie. Vous ne Pouvez pas Yous imaginer toute la quan- tité d'or qui sok+t de ce pays et qui va aux Américains. Les meilleurs possédés par d diens n'ont auc ficiers sont co S'il y à ici u les Américains, temps, La ‘claims’ de la contrée sont s Américains, et les Cana- ne chance, parce que les of- rompus par les Américains. contrat à prendre, ce sont qui l'ont presque tout le et MêMe ja malle leur est donnée pour étre trans Lortée vers les “ Creeks. ” Quand on pense, qu'on peut avoir là chance de trouver des gisements d'or dont vous ne Pouvez vous faire une idée de leur richesse? J'ai trouvé $ 190.00 dans une pelletée de ‘ere, et dire Que tout cela s'en va aux E- tats-Unis, lorstye nous en avons tant be- D'et cuire re PR pays! | 25" ant; j'espère que le parti li- 1 aux prochaines élections. n montrer cette lettre à M. J. “€LSEION , M.P., et quand vous le ver- » m'écrire s'il a besoin de gnements. r pour moi tous mes amis. ALEX. CLARK. SGin dans notre béral sera bait Vous pouvez G. H re: dites-Jui di BOUVeEAux rense eutrllosr gatun Veuillez saiue ‘Je ne suis plus un libéral” telles sont les premières p à . pe * Pauroles de M. Clark. Il y en a ES AuSreS Comme M. Clark aujourd'hui. u tsenchanietr sent est général. # esi-ce pas Aiaturel? Beaucoup de braves “a Ont Cru Ge M. Laurier donnerait au s y 18 + Pays un régimeS ÿmmaculé. Il avait des ac- cents si honnêtes, des protestations si indi- gnées, des poses si vertüeuses, des invoca- tions si suaves, des chants si angéliques, M. Laurier, qu'on l'aurait pris pour un séra- phin. L'expérience a démontré au contraire que ce n'était qu’un hypocrite. Et l'hypocrisie finit toujours par être châ- tiée. mnt eme Glorieuse politique M. John Charlton, député libéral, a pu- blié dans le numéro de juin d’une revue amé- ricaine, le “Forum”, un article d’où nous extrayons ces chiffres significatifs relative- ment à nos relations commerciales avec les Etats-Unis et l'Angleterre. Nous avons vendu à la Grande-Bretagne pour $99,860,000, et nous avons acheté d’el- le pour $37,000,000. Nous avons vendu aux Etats-Unis $36,562,000, et nous avons acheté pour $106,642,000. Ainsi donc, nous avons vendu à l’Angle- terre pour $62,000,000 de plus que nous n'avons acheté d'elle; tandis qe nous avons acheté des Etats-Unis pour $70,000,000 de plus que nous ne leur avons vendu. Nous avons achéèté des Etats-Unis $24.- 448,000 de produits agricoles, et nous ne leur en avons vendu que pour $5,778,000. C'est-à-dire que les Etats-Unis, dont les tarifs nous écrasent, font des affaires d’or avec le Canada, nous vendent leurs pro- duits, n'en achètent presque pas des nôtres et se moquent de nous. Elle est glorieuse la politique du nement Laurier !* a ——— REGNE DES LIBERAUX, REGNE DES TAXES Lors de la défaite du gouvernement con- servateur, en 1873, la dette publique était de $198.(400,000. Les libéraux prirent le pouvoir et le gardè- rent jusqu'au 18 septembre 1878. Lors- qu'ils en furent ignominieusement chas- sés, le chifire de la dette était monté à 143 pour d'eux gouvêr- | millions. Au mois de juillet 1896, la dette du Cana- da était de 258 millions au moment où sir W. Laurier était appelé à former un gou- vernerrent libéral. En trois ans, elle a at- teint 266 millions, et cela malgré trois an- nées de prospérité, malgré trois années d'’ex- cédents dans le revenu. Or, qui dit emprunt dit taxe, car l’aug- mertation de celle-ci accompagne logique- ment celui-là. ll est donc parîaitement établi: par l’his- toire que le règne des libéraux partout si- gnilie le règne des taxes. dé mme, Mauvaise excuse —— Pour excuser leur augmentation de la dé- pense et de la dette, M. Laurier dit: nous avons fait de grands travaux. Les conservateurs, eux aussi, ont fait des travaux. Ils ont construit le Pacifique, les Canaux, l'Intercolonial, acheté le Nord- Ouest, amélioré le St-Laurent, et le reste. Et ils ont fait cela avec tne dépense de quarante millions. Pourquoi faut-il soixante millions aux rou- ges, pour faire moins que les conservateurs? Le gouvernement Laurier a fait vo- ter, durant la dernière sessiondu P, r- lement, les dépenses suivantes : Prémier budget .......... $849,068,391 Deuxième budget......., 7,244,135 Troisième budget ....... 338,716 Subs. aux chem. de fer... _3,493,000 860,144.302 Or, en 1896, sous les conservateurs, les dépenses totales du Canada y com- pris les stbsides aux chemins de fer, ont été de $841,702,000. Le Budget de $60,000,000 Et à Ia session de 1896, sir Richard Cartwright s’écriait : ‘Je dis que c’est une honte et un déshonneur vour le gouvernement au quei on a confié le soin de nos affaires de venir nous demander 858,300,000 par année pour les fins fédérales. La chose est absolument ivjustifiable,”” S'il était injustifiable pour un gous vernement conservateur de den:ander $38,000,009, que devra-t-on dire d’un gouvernement Libéral qui de- mande VINGT ET UN millions de plus ? Une comédie couteuse ee 2 Nous voulons parler du plébiscite sur la prohibition, promis par le parti Jibéral, aux élections de 1896, pour gagner le vote des buveurs d’eau fort nombreux dans les pro- vinces anglaises, et imposé au pays par Sir Wilfrid Laurier et ses collègues alors seule- ment qu'ils se furent bien convaineus que cet- te énorme dépense de temps et d'argent n’a- boutirait à rien. Nos lecteurs seront sans doute curieux de savoir combien cette fumisterie nonumenta- le à coûté à la caisse publique. Le ministre des finances, l'honorable M. Fielding, l'a dit, à la Chambre des Com- munes, en réponse à l'honorable M. Foster, durant la dernière session. Nous citons le rapport officiel de cet inci- dent parlementaire. ‘“ L'honorable M. Foster : ‘Quel a été le coût total du plébiscite sur ia prohibition ? Combien d'officiers rapporteurs et de greffiers de bureaux de votation ont été nommés pour cet objet, et quel moniart a été payé à chacun d'eux ? “ Le ministre des finances, l'honorable M. Fielding 206 Officiers-rapporteurs, honorai- RS ol ES $17,823.00 206 Commis-rapportèurs, honorai- BU à. née dd Mis he 1,766,00 8,212 Sous-officiers rapporteurs, MOREORS :...... si. cmd 40,967,00 8,188 Greiers de votation-hono- VUROS Lits list de tests. Fee 16,839,00 4,315 Constables, honoraires 4,350.50 7.126 Bureaux de votation— lo- FOR hein bvcrehoone obonbéroscties de ele 9,582,48 Enumérateurs — complication des listes pour 241 bureaux de vo- tion dans les T. du N.-O . .… . 9,582.48 Listes électorales ..….. … séd chisidévite 10,108,74 IMPIESSIONS es. eve messe 4,208.97 Fais GE TOURS ..... moe voosonsses 41,402.53 Papeterie, timbres, télégrammes, MA UE sosesscisieihness | guossés desc 7,304.00 $189,827.72 Payé en 1898-99, voir rapport aud.-genéral, page ‘‘J’’, 35 .. 189,489.80 Payé en 1899-1900, jusqu'au 19 MOTS né ééese 837,92 onsonnroonsse . n muse $189,827.72 Ainsi, il est sorti du trésor fédéral $189.. 827.712 pour racheter une promesse impossi- ble à tenir, âe l’aveu de tout homme de bon sens, et faite uniquement en vue de cer- tains votes à gagner. dénaannihtdfnimenememniims Ligne Rapide Sir Charles Tupper avait passé un con- trat avec la Cie Allan pour l'établissement d'un service de vapeurs rapides sur l’Atlan- tivue, afin d'attirer ici les touristes et de favoriser davantage le transport des pro- duits de la ferme. Par orgueil, M. Laurier n’a pas voulu si- gner ce contrat, prétendant faire mieux. Il y a quatre ans de cela, et M. Laurier n’a encore rien fait. POURQUOI 7... Pourquoi M. Laurier à-t-il promis de ré- duire les dépenses ? Pourquoi a-t-ii promis de réduire la dette? Pourquoi a-t-il promis la réciprocité iili- mitée ? Pourquoi a-t-il promis le libre échange ? Pourquoi a-t-il promis la préférence réci- proque ? Pourquoi a-t-il promis de réduire les frais d'avocats ? Pourquoi à-t-il promis une administration honnête ? Pourquoi a-t-il promis de régler la ques- tion des écoles ? Pourquoi a:t-il promis l'économie ? Pourquoi a-t-il promis de réduire le nom- bre dé ministres ? Pourquoi a-t-il promis l'huile de charbon à meilleur marché ? Pourquoi a-t-il promis de réduire les taxes ? Pourquoi toutes ces promesses non rache- tées ? Ou M. Laurier est un incapable ou bien il n’a pas de jugement. S’il a promis par défaut de jugement, mé- rite-t-1l votre confiance ? Et s'il n’a pas tenu par défaut d'énergie, la mérite-t-il davantage ? ee PREFERENCE AVEC RECIPRO- CITE ET PREFERENCE SANS RECIPROCITE Voulez-vous Etre tondus, par la préférence ‘sans retour’ accoruéé à l’Angletèrre, par tous les avantages possibles concédés aux Etats-Unis et à 1eurs plus tévorants mono- poles, dans les mêmes Conditions ? Maintenez le gouvernement Laurier-Tarte. Voulez-vous être enrichis, par un commer- ce de ‘‘Préférence mutuelle” avec l'Angleterre et ses autres colonies ; par une Protection suffisante pour empêcher les Etats-Unis de se rendre maîtres chez nous ? Rappelez aux aîfaires un gouvernement conservateur. canton pmaneermneneee Le scandale de la Vitaline En cas de besoin, le gouvernement Laurier a acheté des rations d'urgence pour nos sol- dats en Afrique. Il à payé ce biscuit deux piastres la livre. Une enquête a démontré que cette ration ne valait rien comme ration de marche et que trente sous la livre eut é,é bien payé. On a donc volé trois mille pias- tres. Dix députés libéraux ont voté pour con- damner ce scandale. Avez-vous entendu dire que M. Laurier ait poursuivi les coupables? Non. Ce scandale a été condamné par tous les journaux et libéraux honnêtes. Mais M. Lau- rier n’en rougit pas. Il n’a pas même deman- dé au ministre de la milice, responsable de ce méfait, de démissionner. Il nous faut la protection Les Etats-Unis nous ont vendu l'an der- nier pour cent mille piastres de produits ma- nufacturés. Pourquoi cela ? Parce que notre tarif ne protège pas suffi- samment l’industrie canadienne. Cent mille piastres distribuées parmi nos ouvriers en augmenteraient le nombre, et donneraient à la Classe agricole un marché plus abondant pour la vente de ses produits. Il est dans notre intérêt d'avoir la pro- tection, la protection telle qu’appliquée par le parti conservateur. ——— re J. G. H. BERGERON, DL P., président actif de l’organisation conservatrice de de la povince de Québec et ieader du district de Montréal. \ _ AN a ACT NE CEE VOcbbere perte OT seu \! DEEE X ns ss AYILLIAM S. STEWART, Ecr, B. A., C. k. William Stewart éét le fils de feu M. Alexan- der Stewart, un frespectable cultivateur de Marshfield, occupant le lot 34 où il est n6 en 1855. Il fit son éducation au collège du Prin ce de Galles à Charlottetown et & l'université McGill à Montréal. Il se distingua particuliè- rement dans ses études, fut diplômé à la tête de sa clâsse au McGill et remporta la médaille d'or de Chapman, la plus haüte distinction ho- norifique scolaire. Il étudia le droit dans Île bureau de l'hon. Fred. Peters, ancièn procureur géhéral et premier ministre de la province, ac- tucilement associé dé sir Chs. H, Tupper, cn Colombie Anglaäisé. Lorsqu'il fut reçu avocat, M. Stewart s’associa avéc M. Peters et devint un des premiers avocats de l'Ile du Prince Edouard. Personne ne peut nier qu il occupe maintenant une des places les plus importantes dans le barreau de sa province. II s'est tou- jours fait remarquer par son sens légal, par son don de persuasion et par la rectitude de sa conduite. M. Stewart a rendu des services importants à la cause conservatrice. Il a pris part à plusieurs campagnes °n particulier 8 celle de Quren-Ouést en 1896 C'est un or& teur,bien informé et agréable, constamment a contact avec la population dt Dpen-Quest qu l'estime et qui ne manque [85 de CRETE Depuis qu'il a été choisi par la se : bérâlé, sa candidature à pris une ne” er ses amis eux-mêmes ont été surpris. mn reçoi ée tous côtés d'excellentes nouvelles conserva» i mi tu mi- trices de la division ouest et les amis c ” Marine et des Pfcheries sagt-obli- née &tewart, cause d raVa- és d’ ettre que M. ve AT ans leurs rangs. La faveur populaire est fortement en faveur du jcune can- didat conservateur et ses amis croient sincère- ment que le 7 novembre il sère le mprésentant du comté de Queen-Ouest. l'ersonhe ne nicræ qu'au point du vue de l'habieté M. Stewart est au moins l'égal de son arlversaire sir Louis Davies cet que de plus, il à une réputation d'homme de parole qui fait malheureusement défaut aw ministre de la Marine ct des Pêche- ries. ml L'INQUITÉ N'EST PAS DÉTRUITE ! Paroles de Sir Wilfrid Laurier à la conven- tion libérale de 1893: “ [ci, nous prenons car- rément position contre le gouvernement. Nous di- sons que le principe de la protection est vicieux. Nous disons que per- sonne ne devrait être taxé pour enrichir son voisin. Nous disons que la pro- tection doit être frappée à sa racine et non pas seule- ment en couper quelques branches pour donner meilleure apparence à l'arbre- (Applaudisse- ments). La politique na- tionale est fausse en prin- cipe, Injurieuse dans son application et dangereuse dans ses conséquences (Applaudissements cha- leureux). Je soumets à votre jugement, que la politique nationale, cette copie servile du système américain, amenée 1CI par le parti qui nous gou- verne, est, comme le sys- tème maintenant condam- né par les Américains, une fraude, un vol, une ban- queroute, et j en appelle à voustousde ne pas prendre un instant de repos que vous n'ayez détruit cette iniquité parmi nous.” Eh bien, M. Laurier, ce que vous appeliez un vol, une fraude, une ini- quité, subsiste encore et c'est cela qui nous donne la prospérité dont vous vous vantez. M. Laurier et la préférence réci- * proque En 1896, sir Wilfrid Laurier à promis so- lennellement de travailler à nous obtenir la préférence réciproque. A-t-il travaillé dans ce sens ? Non. A Londres, en 1897, il à déclaré que nous né voulions pas de préférence én retour de celle que nous dônnions à l'Angleterre. Depuis il n’a rien fait non plus. En 1899, il a refusé d'appuyer cette tion de sir Charles Tupper : : IP0- ‘Que cette Chambre est d'avis que le gou- vernement, en réponse à ces avances !5sir Charies citait plus haut les paroles de M. Chamberiain ) —réitérées des autorités impé- riales, doit faire des efforts pour assurer aux produits du Canada, sur les marchés de l'Angleterre, ce traitement privilégié qui se- rait d’un prix incalculable pour les cultiva- teurs et autres producteurs canadiens rivali- sant avec les producteurs étrangers sut les marchés anglais ; traitement qui ferait af- fluer vers nos bords un fort courant d'im- migration, peuplerait nos vastes territoires à blé du Nord-Ouest, relèverait la valeur ‘des terres dans les anciennes provinces, favorise- rait l’unité de l'empire et le délivrerait du danger qu'il court eu demeurant sous la dé- pendance de l'étranger pour son alimenta- tion.”’ Ce n'était pas une motion de non-Confiance. Sir Charles demandait simplement l’union de tous les efforts pour atteindre le résultat désiré. Et M. Lauriet a dit non encore. Cette même :::0, en 1900, il a fait dé RS Et RG : wi | en gymeg Rs clarèér par sa majorité que 1g préférence ao- tuelle est tout ce que nous voulons. Pensez-vous que l'opinion publique en An- gleterre va nous imposer une chose que nous refusons ? Si vous êtes en faveur du commerce préfé- rentiel réCiproqué, vous êtes de francs imbé- ciles, puisque vous refusez constamment de .ravaillér à nous l'obtenir. ——— > — a — ORGIE DE DEPENSES Les dépenses publiques du gouvernement fé déral se Mmontaient, en 1896, à trente-six Imil- lions, C'était du temps des conservateurs, et les libéraux adjuraient le peuple de se dé- JarTaSser de ces gens qui gaspillaient le fruit ne sueurs, n 1900, sous le règne économique dé. M. laurier et de M. Tarte, la élsetes est Cinquante millions, C'est-à-dire quatorze mil. & - ce plus qu'en 1896 1e ‘‘La Patrie” mie ces fai i ° *, C5 faits si elle l'o- En 1K96, sous le régime conse . ’ . Cv droits de douane ont rapporté 27 mibees . En 851, sous le régime Laurier, les droits de douane ont rapporté 34 millions. | C'est toujours bien sept Millions de plus PETÇUS SOUS le régime |'héral que sous le + conservateur. - £t ces sept Millions, c'est v peuple, qu les ave ne et moi, le diese Iyena qui trouvent ê que les SOL jamais trop élevées. Dune = + ap jamais les taxes trop élevées Sont pas ceux qui les Paient, mais ceux qui les dépensent Sir Wilfrid Laurier au PA he 1 = le 24 avril 1896), Mer