| TU Lange sn ge sa, 20 AL di 5 ASE arm td ; _R Ai Be: Ge en vd Tu . ne) = PR + 00 EUR L'IMPARTIAL 1905 ne Vo ré devima à peu près lesens des mots ———] MPRIMERIE DU JOURNAL—— : $ , ; . »5 à l'expression de la physionomie. Cécile, au contraire, parut peinée d'être privée de la société de son amie ; ce qui n’empêcha point qu’- elie iui seuhaita de bon cœur une journée de plaisir, lorsque Jeanne les quitta à la porte de Mme Dar- gennes. ‘Quand est-ce donc, dit Marthe tout en marchant cette fois à côté de Cécile, que cette belle demoiselle retournera à Paris ? —Vous êtes peu bienveillante pour Jeaune, repartit Cécile d'un ton de reproche. —Hélas ! mon enfant, elle vous a aveuglée par quelques cajoleries, et vous lui avez donné votre affec- tion ; croyez-moi, c'est échanger de bon or contre du plomb. —Je ne veux pas vous enteudre parler ainsi, Marthe ; Jeanne est pour moi aussi bonne qu’aimable, et son retour à Paris, car il faudra bien, hélas ! qu’un jour eile y re- tourne, me laissera une vie pénible. —Soyez tranquille, ce départ n’est pas prochain, à moins que madame .... —Mme d'Orthès est incapable de renvoyer de chez elle une jeune or- pheline, sa parente, et qui mérite sou intérêt et sa protection. —N'enu parlons plus, ajouta Mar- the d'un ton chagrin ; il faut que chacun de sous achèté chèrement l'expérience ; mais du moins ne laissez pas cette belle parisienne s'emparer si bien de votre cœur qu‘ il me reste plus de place pour de plus aucienues affections.’ VII Jeanne fut, comme d'ordinaire, parfaitemeut recue par Mme Dar- gennes ; on la combla de caresses, de compliments dont accommodait parfaitement sa vamité. 1ly avait ce jaur-là un grand diner chez M. Dargennes ; on insinua à Jeanne que celte réuniom avait principale- ment pour but de la présenter à l'élite de la société taulousaine. Cette nouvelle ne pouvait masquer d'être agréable à une jenne fille qui aimait passionnément le monde et qui s’en voyait séqnestrée depuis son départ de Paris. L'arrivée de Victor Dargennes, que l'époque des vacances ramen- ait à Toulouse, était le véritable motif de la fête dont Jeane s’attri- buait volontiers l'honneur. L'étu- diant de septième année fut pré- senté à Mfle Desloges, qui le jugea pour ce qu'il était réelement : un jeune homme mal élevé que la mauvoise société de Paris avait achevé de gâter. Il prenait pour + He Lies au Children's LOATS The cold weather is now setting in and this should be a g:ntle reminder to supply vour wants ivthis re;- | pect at once. We were never in better possiticn to help you select than at present. Mothers should also bear in mind that in selecting our fall goods we did not forget the children. 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Une fois ce sujet mis sur le tapis, on le discuta longuement : les uns blâmèrent Mme d’'Orthès de sa con- n'oserai embrasser désormais sans rougir. —Cependant il faudra bien que la lumière se fasse dans cette té:1£- breuse affaire ; la morale, la jus- tice l'exigent. — Hélas ! je ne sais plu: moi- même de quel côté est la justice. —Que cela ne vous empêche pas de dormir, ma chère eaung, ajouta Mme Dargennes avec une feinte douceur, et laissez à de plus expé- rimentés que vous le sein de démèê- ler ces intrigues.”’ VIII L'effet qu'avait espéré Mme Dar- gennes ne tarda pas à se produire. I1 ne fut fut bientôt question, dans uue partie de la société toulou- duite passée, de son inexorable sé- vérité envers sa malheureuse fille ; les autres, d’avoir laissé par son si- | lence l'opinion s’'égarer sut la véri- table situation de Cêcile ; quelques personnes enfin plaignirent la vieil- le dame d'avoir été la dupe d'une intrigue habilement ourdie. Mme Dargennes resta complètement é- de l'esprit la inanie de critiquer toutes choses, à commencer par la maison paternelle, et ses parents n'étaieut pas plus épargnés. A Paris seulement la vie était pes- sible, les idées s’'élargissaient, le goût s’épuisait tandis que ceux qui étaient coudamnés à végéter en province se créfinisaient de plus en plus. Mme Dargennes eût bien voulu que son cher Victor manifestât un peu moins ouvertement ses aperçus aussi impertinents pour les persou- nes réunies dans son salon ; mais l'étudiant avait des idées /r0p avan cées pour se préoccuper des désirs de sa mère, et il continua sur le même tou, au grand scandale d'une partie de l'assemblée, ‘{ Tu seras trop heureux, dit en- fu son père, de te fixé um jour daus notre boune ville de Toulouse, dont tu médis injuste- ment. — Je suis même tout prêt à le faire des demain, si notre sempit- ernelle tante, Mme d'Orthès, veut me donner sa petite-fille en mariage avec une dot de cinquante mille livres de rente. — En vérité, tu déraisonnes re- partit Mme Dargennes sérieusement fâchée cette fois. - Comment ! je déraisonne : il me semble qu'au contraitre je u’ai jamais été plus prudent et plus sage, - Est-ce que Mme d’Orthès a une petite-fille ? demanda une dame eu se pinçaut les lèvres. —Comment done ! la petite Cé- cile ; vous ne connaissez pas le pe- tite Cécile ? Il est vrai que sa pos- trangère au débat ; elle voulait | dans tous les cas ménager l'avenir, mais saus pouvoir obtenir de son aimable fils qu'il imitât sa réserve, Jeanne était mal à l'aise, elle souffrait ; les suites de son indis- crétion, ou plutôt de ses rancunes contre Marthe, lui apparaissaieni sous leur véritable jour. Peudaut que la pauvre Cécile était aiusi en butte aux réflexioms malveillautes des amis de M. Dar- gennes et aux grossiers propos de son fils, Jeaune se représentait la douce physionomie de la jeune fille, où se reflétaient les qualités de son âme si pure ; elle entendait sa voix affectueuse lui souhaiter une journée de plaisir ; elle sentait en- fin par avance les remords que lui causeraient à l'avenir les assurau- ces d’une tendresse si mal récem- ensée. Elle avait hâte de quitter cette société bien cruelle pour elle lors- qu'on vint l’avertir que sa tante la faisait chercher. Jeaune, en s'approchant de Mme Dargennes pour lui souhaiter le bonsoir, ne put s'empêcher de dire à voix basse et avec l’accent du re- proche : ‘Ah ! Madame, je vous avais de- mandé le secret ! —Et moi aussi, ma chère, repar- tit Mme Dargennes avec un peu d'aigreur, J'avais recommandé le secret à Mme de Courmont, qui est mon atmie intime. Vous voyez je ne suis pas plus coupable que veus. —Vous l'êtes mille fo's moixs, saine, que de l'adresse coupable avec laquelle une femme du peu- pie avait su introduire son propre enfant chez la fière Mme d'Orthès, qui, complètement dupe de cette intrigue, déshériterait probable- ment sa famille pour enrichir des gens de rien. Ily eut cinq ou six versions différentes sur les moyens à l’aide desquels l’astucieuse Mar- the en était arrivée à ses fins, et chacun soutenait la sienne avec opi- uiâtreté, prétendant avoir puisé les détails à la bonne source. On n'é- parguait guè e plus Cécile que sa mère supposée ; car la jeune fille, disait on, animé du même esprit de duplicité que Marthe, du même dé- sir de s'app'oprier une immense fortune, y joignait encore la plus détestable jliypocrisse. Il était vraiment honteux de voir ces deux créatures réussir aussi complète- ment dans leurs détestables pro- jets. Lorsqu'on venait chercher des renseiguements auprès de Mme Dargeumes, elle se retranchait tou- jours dans la même prudente ré- serve, et feignait un vif chagrin du retentissement de cette malheureu- se affaire. Quant à elle, allant ra- rement chez Mme d'Orshès, elle ne savait absolumeut que ce que Mile Desloges lui avait dit ; mais peut- être cette jeume fille, dont l'esprit était plus brillant que sensé, s’é- tait-elle trompée dans ses appréci- ations. La seule chose dont elle était certaine, c'est que Cécile pous- sait la soumission envers Marthe jusqu'à la servilité, et plus d'une fois Jeanne eu avait été révoiltée. Mme d'Orthès vivait tellement en dehors du monde qu’elle occu pait ainsi la ville de Toulouse, si M. Davencourt, que tous ces pro- pos qu'il jugeaut calomuieux ré- voltaient profondément, n'avait cru convenable de l'en instruire. Re- tenu chez 1ui par ume attaque de goute, le vieillard se décida d'écrire Madame, ajouta Jeanne vivement, car vous n'étiez retenue par aucun lien d'affection, et moi j'ai trahi à sa respectable amie en ces ter- mes ; ition n'est ni très claire mi très mr {e ; mais qu'importe, sj Ic dot cou- nelle d’une pauvre enfant que je ‘Madame, ‘Je suis aux prises dans ce mo- ment avec deux terribles ennemis : la goutte et la colère ; et comme c'est vous qui êtesen partie respos- sable de la dernière, il est bien jus- te que je me décharge un peu du poids qui m’accable. ‘Nous voyons aujourd’hui les fruits de votre inexcusable lenteur à reconnnaître publiquement Ja file de vetre malhuereuse Henri-! cite ; on ose affimer hautement que cette pauvie enfant n'appartient ps à votre famille, et que vons aicz été la dupe des intrigues de votre fenme, de charge, Marthe, TIGNISEH, I F. E. CE L'mpartial, © ee PTT To TRES LS Lit, Te On execute, avec Soin ei dans le. pressions tels que Pamphlets, En-Tête de Comptes, En-Tête de Lettres, Cartes de Visites, Cartes d’affaires, Enveloppes, etc. plus court delai, toutes sortes d’im- 1 HF Et OUVRAGES EN COULEUR ET EN OR. 11111 Le plus grand soin est donné anx ordre par la malle, qui a su veus en imposer par fable ingénieuse sur la perte de sa pro-| pre fille, enlevée, soi-disant, par son | mari, qui l'aurait livrée à une trou-| pe de saltimbanques. (A suivre) Suffered Terrible Agony FROM PAIN ACROSS HIS KIDNEYS. DOAN'S KIDNEY PILLS CURED HIM. Read the words of praise, Mr. M. A. Mclnnis, Marion Bridge, *N.S., has for Doan's Kidney Pills. (He writes us): ‘“ For the past three years 1 have suffered terrible agony from pain across my kidnews. I was s0 bad I could not stoop or bend. I consulted and had several doëtors treat me, but could get no relief. 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I, and at the Chief Engineer’s Office Moncton, N, B., where forms of tender may be obtained. All the conditons of the specifica- tion must be complied with. D. POTTINGER, Genera] Manager. Railway Office, Moncton 17th October, 1905, ; … | | rected. For sale at all country stores. à UNE McDonald's Condition Pouders as they are the only Genuine Condition Powders on the market. Put up ir full pound packages at 30 cents per pound and guaranteed to do all we claim for them or money refunded. Use. McDonald's Colic for inflamation of the lungs, kidueys or bowels. A cure if used as di Remedy lames McDonald, V.S. Veterinarv rneuiaiauarters, Summerside. MAI once. SUPERFLUOUS HAIR To cure Largest or REFUNDED MAJI ACTS QUICKLY AND PERMANENTLY. 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