tube Forges hs Abe Aa seront Ms ACADIENS À LA GRANDE CONVENTION DE ! À QUÉBEC Firmin Puma Me Emi Drerer VE Porn ss LA ane an P Léger Hi L'hie a se Délégués acadiens au Congrès de la Saint-Jean-Baptiste, à Québec. Réunis en séance d'étude, ces représentants de l'Acadie décidèrent de convoquer, l'année suivante, la première Convention nationale acadienne ‘hour s'occuper des intérêts généraux des Acadiens.” et à Tignish (1913). Notons que le problème de l'éducation et celui de l'acadianisation de l'Église en Acadie monopolisent à eux seuls les énergies des nationalistes jusque dans les années 1950. Le succès des conventions nationales exigeait un grand travail d'organisa- tion. D'abord, quelques mois avant la convention, le comité exécutif invitait chacune des paroisses acadiennes à élire des délégués pour les représenter aux délibérations. À ce sujet, Le Moniteur Acadien faisait les remar- ques qui suivent lors du choix des délégués pour la Convention de Mis- couche: 6 Dans l'intérêt de la nationalité acadienne, il faut que le choix de chacune des localités tombe sur cinq hommes les mieux autorisés et les plus capables. De grandes et d'importantes questions seront soulevées à cette convention qui touchent de près les plus précieux intérêts de l'Acadie. Pour les résoudre avantageusement, il faut des délégués éclairés et patriotiques, des hommes honorables dont le caractère ne souffre pas le soupçon. À la prière du comité exécutif, messieurs les membres du clergé voudront bien prendre l'initiative du mouvement et éclairer leurs paroissiens sur la conduite qu'ils doivent tenir. (Le Moniteur Acadien, le 12 juin 1884) Les organisateurs des Conventions obtenaient pour les congressistes une réduction du coût des billets de trans- port par le chemin de fer et, dans le cas de la Convention de Miscouche, des prix réduits sur le traversier entre la terre ferme et l'Île-du-Prince- Édouard. Il fallait ensuite envisager le problème du logement des délégués et des nombreux observateurs. Ceux- ci étaient souvent hébergés dans les familles de la paroisse où avait lieu la convention. La préparation des repas était un autre défi à relever. Cette tâche revenait à la paroisse où l'événe- ment se déroulait. À Pointe-de-l'Église (Nouvelle-Écosse), en 1890,on dressa en plein air quatre tables d'une lon- gueur de 200 pieds chacune, et on estima qu'en deux heures on servit plus de 4000 personnes. Le Moniteur À cadien nous a laissé le témoignage suivant de ce magnifique repas: La messe terminée, la foule se dirige sur le terrain du pique- nique, où nous attendent un excellent dîner et une grande diversité d'amusements. Il y a quatre tables à manger, longues d'environ deux cents pieds chacune. Elles menaçaient de s'écraser sous le poids des viandes, légumes, pâtisseries apportées par les paroissiens et servies par les dames préposées au service. Ce sont des anges de patience, car elles conservent la plus grande sérénité et le plus gracieux des sourires au milieu des milliers de réquisitions qui se croisent en tous sens. L'organisation des tables est parfaite, les aliments abondants et bien préparés. Le dîner dure bien deux heures, et on calcule que plus de quatre mille personnes ont pris part à ces agapes fraternelles en plein air. (Le Moniteur Acadien, le 19 août 1890)