Parmi les choses qui portent bonheur, le fer à cheval est au premier rang. Si un homme venait à en trouver un, il le clouait à la porte de sa grange. Si la personne chanceuse était une femme, elle couvrait le fer de soie ou de velours, et lui donnait une place d'honneur dans la maison. On le voyait quelquefois au—dessus de la porte du petit salon, ou de la salle à manger. La légende qui suit explique la raison de cette coutume. Vers la fin du 10C siècle, Saint Dunstan était évêque de Cantorbery. Avant de devenir homme d'église, il avait ôté forgeron. Le diable savait cela et, pour embarrasser le saint évêque, il se présenta devant lui avec ses pieds renforcés de cornes et lui demanda s'il ne pourrait pas lui placer des fers comme il faisait autrefois pour les chevaux. L‘évêque le reconnut, "C'est bien facile, lui dit—il. Seulement, i1 faut vous laisser attacher solidement; l'opération sera longue et demande autant d'endurance que de patience." Le diable consentit. Le prélat l'attacha auprès d'un poteau et, avec son grand marteau, l'ancien forgeron le cogna au point que Satan, hurlant de douleur ne faisait que crier: "Grâce! Grâce!" Saint Dunstan, n'en pouvant plus lui—même, mit de ôté son marteau. "Je t'accorde ta grâce, lui dit—il, mais une condition: Jamais, jamais plus, tu entends, tu ne passeras par un endroit ou se trouvera un fer à cheval”. C \ a Le trèfle à quatre feuilles portait bonheur tout comme le fer à cheval. La raison pour cette dernière croyance était que l'on remarquait que le trèfle à quatre feuilles était aussi rare que le bonheur lui—même. Si, en rencontrant un cheval blanc, on se frappait les deux poings l'un contre l'autre, on pouvait faire un souhait qui serait certainement réalisé. ‘ LA MER n‘attrape pas de po ssons, car les poissons ont le blasphème . , . . \ en horreur et ils s e101gnent des parages ou on se permet de le proférer". Les pêcheurs acadiens disaient: "Celui qui jure i V De chaque côté, la morue (merluche) a une tache noire. C'est le poisson qui a eu l'honneur de fournir le denier aux apôtres pour payer l'impôt. Les taches noires sont les marques qu'ont laissées les doigts de Saint—Pierre lorsqu'il ouvrit la gueule du poisson pour prendre la pièce d‘argent.