© eee igh SE ES gn hae SE er ae EOL SE Ne. Sots eS, a Sree GSS Rae hag A 8 Be <5 36 Aye tg. furent tous précipités en bas, dégringolant de branche en branche comme des perdrix que 1’on tue dans les épinettes. _Ils ne surent pas combien de temps ils mirent a descen- dre, car ils perdirent connaissance avant d’arriver, et le dernier souvenir de Joe était comme celui dun homme révant qu’il tombe dans un puits qui n’a pas de fond. _ Vers les huits heures du matin, Joe s ’éveilla au fond de son. lit, dans, sa cabane, ou il avait été. _transporté par les bicherons qui les avaient. trouvés. sans connaissance, enfoncés jusqu’au cou dans un banc de neige du voisinage.. Personne ne s’était cassé ‘les reins heureusement. Eatin le principal, c "est ane le diable ne les avaient pas tous emportés, mais Joe ne 3 empressa. pas de démentir ceux qui prétendaient les avoir trouvés, avec Baptiste Durand et les six autres, tous saouls comme des grives, et en train de cuver leur rhum dans un banc de neige des environs. C’était ana pas si beau d’avoir presque vendu_ son ame au diable, sans s’en vanter. parmi les cama- rades, et ce n’est que bien des années plus tard que Joe ran- conta | "histoire telle qu’elle lui est arrivée. be