# L'IMPARTIAL JEUDI, LE 1 SEPT. 1904. \ Le Pari du Pere —Oui, et Thomas ,et même les | n'est-ce pas ? | dentiste arrache une dent, a-t-il dé- A AMEN TU PERL S NA EE p | Anglais du rang double ; le curé va| Timolé i s des débats. ] IE CRE: ; " so! À 8 8 imoléon Grégoire est comme claré au cours des débats. je sau © GO ” ork Gregoire —Peureux !... le père Grégoire à cinquante ans avoir peur | mais de quoi ? de qui ?.. des morts ?... des sorciers ?... des loups ga- chez tont le monde. —Chez tout le monde...zut !... ilne viendra pas chez Timoléon Grégoire. — Foi d’Etienne Boivin, ça ne me coûterait pas de parier une barrique de rhum qu'il ira. rous ?.. —Bétises ! Des bêtes féroces ? du serpent! de de mer ? —Vous n’y êtes pas. — Alors, serait ce du diable ? —Ah ! vous me la baïllez belle. Du diable ! le père Grégoire avoir peur du diable, en plein vingtième siècle, c’est trop fort ! Nen, iln’y a plus que les ‘’gnorantins’’ qui se servent de Lucifer pour éreurer les bénets ; quant aux esprits éclairés, aux hommes de progrès—papa Grégoire se pique de cet honneur, _ il ne croit pas plus à Messire Satan qu’au ouiskiki, ouiskaka, fils d’une carpe et d’un lapin. Allons, lec- teur, un petit effort d'imagination : c'est si facile pourtant... Quoi ! vous abandonnez la partie. Eh bien ! ouvrez l'oreille. —Le père Grégoire qui n'avait peur ni des morts, ni des sorciers, ni du serpent de mer, ni du diable, le père Grégoire, à cinquante ans, se sauvait quand il voyait un prê- tre !.…. Or, depuis trois moii, notre vieux libre penseur ne vivait plus ; le village avait un nouveau curé qui, non content de prêcher le di- manche, de lire son bréviaire sur la galerie du presbytère, se permettait encore de nombreses excurions au dehors et même une promenade quotidieune sur la rue principa- le. Quelles transes secouaient le pè- re Grégoire quad, son absinthe épuisée, il lui fallait retouraer aux ‘“Trois Bouchons,'’ l'auberge mo- dèle d’Etienne Boivin ! Quelles précautions pour en sortir ; puis, une fois dehors, comme il fallait épier chaque coin de rue. Une jupe sombre apparaissait elle à l'horizon, le père Grégoire s'arrêtait court et ne repartait que si la jupe était surmonté d’une ai- grette ou d’un parasol. Au con- traire, un bonnet carré couronnait- il cette ‘‘robe noire, ’’ repoussé com- me par en chantement par un choc électrique, notre homme faisait un demi tour à droite, rentrait chez lui le gosier à sec, la rate en feu, mais sain et sauf, il avait évité... le curé ! —Bousoir les anis. —Tieus ! bonsoir, M. Grégoire ; on parlait justement de vous. E- tienne racontait que vous étiez par- ti pour la ville : une affaire d’héri- tage... c'est pas à Thomas Belhu- humeur que ça arrive ces chances- là. 1 —Ah ! ah! vous savez déjà | —Moi, Thomas Belhumeur, je pétrifié ; dans sa vieille Âme réfrac- | tais sur elles au moment où elles taire surgissent d'anciens senti- se trouvaient devant moi, et après ments de jeunesse que le tnatéria- leur avoir pris le cou entre mes lisme de l'âge mûr a cru étouffer mains, je le leur comprimais aussi pour jamais ; la conscience se ré- fertemeut qu. possible, et mettant veille : c'est la lutte suprême entre lun genou dans leur dos, je renver- les derniers restes de l'‘‘Idée’” ! chrétienne et amas des sophimes de seconde j’aubergiste. l'histoire ! Un héritage, heu ! heu ! | pas un million, quelques écus seul- ement, le dernier de mes oncies. Ouf ! ii fait chaud, fer m’a donné sois. Etienne, vous saluer, les amis. ‘Trois Bouchons’ ’ ça ne se bat hum !... Quoi de nouveau dans le village, Thomas ? —Pour du nouveau, dame !.. Quoi ? as ; preudre les souscriptions. —Ah ! ce nouveau curé vent des Frères, des ‘‘pelots,'’ des éteig- uoirs ! À quand les ‘‘capines’’ les «apuchons, les déchaussés et tout le tremblement ? Alions ! toujours Baptiste Mouton, la leine. —Mais les Frères, c’est de bons imaîtres d'école, c'est. —T'a, ta, ta, va conter ça à d’ tres, Etienne, des fainéants, des va-; nu-pieds, qui out peur de la fa- | tu as de uille ! | —Mais M. Grégoire, vous êtes | D... % | | . . . |trez...Je veux voir votre visage, NS |entre nous désormais c’est à la vie e chemin de! Trois verres, | de ton meilleur... Pour | | bras et l’entraine. — À votre santé, M. Grégoire. | Hum !... hum !.. l'absinthe des, le curé. au- | contre, admettez qu'elle a son prix ? —Ah ! ça, nom d’un butor, vous voulez vous payer ma tête. Topez là, les fistons, j'accepte le pari, bien plus, si jamais le plus fin de vos fin finauds de curés met le nez chez moi, je promets de payer l’ab- sinthe à tout le villag:. (C’est mar- ché fait, n'est-ce pas? Etienne, donne moi donc une cruche de ta bonne liqueur toujours le même prix? Allons...mon argent...Où est il ce portefeuille ?...Diable..…. hein. ..Nom d’un butor, j'ai perdu mon portefeuille. ..mon argent !... —Perdu votie argent, M. Gré- goire !....et combien ? —Malheur de malheur !...tout l'héritage, cinq mille piastres ! —Cinq mille piastres, bigre ! c'est un rude coup. En effet, cette perte pour le père Grégoire était un rude coup, car, soit dit entre nous, grattez un libre penseur, uu illuminé aujourd’hui vous trouverez presque toujours un Harpagon. Le lendemain, chacun pouvait lire dans le ‘‘journal du comté’’ l’entrefilet suivant : —Perdu.—Un portefeuille en maroquin rouge coutenant cinq mille piastres en billets de banque, aussi des lettres d’affaires et de la menue monnaie. Recompense li- bérale à qui le rapportera chez M. Timoléon Grégoire, Saint C... P. Q. Deux, quatre, six, dix jours se passent et pas de nouvelles du portefeuille. Le père Grégoire se morfond en recherches le jour et passe les nuits à soupirer : ‘‘Mon argent...mon pauvre argent’. —M. Grégoire, Timoléon Gré- goire ! —Allons 1 qui peut bien venir par cette pluie battante, à ouze heures du soir? Ah! si c'était le portefeuille ?...Le père Grégoire entr'ouvre sa fenêtre : quelle nuit, un vrai four ! —Qui est là ? —Un nomme qui vous apporte votre portefeuille. —Mon portefeuille !...mot ar- gent...une minute, l’ami j'ouvre. Aves quelle fièvre le bonhomme tire les verrous, se précipite dehors. Là, sur le perron, un inconnu, en- veloppé dans un grand manteau, lui tend un objet : le cher porte- feuille...... Grégoire le palpe, le sent, i’em- brasse, Oui c’est lui, son héritage. son trésor. —Il faudrait voir, monsieur, si tout est intact. —Ah ! c’est vrai, j'oubliais... suis fou...pardonnez-moi, mon Entrez, en- ami ; mOn sauveur. à la mort. Entrez. L'inconnu hésite un moment, mais le père Grégoire lui prend le —Et où l'avez vous tronvé ce cher portefeuille ? — Près de la voie du chemin de fer ;en sautant du train tout à (l'heure, j'échappe ma canne, elle : | roule en bas du remblai, je descends | lorsque, l’herbe mouillée, mon pied —Ben, uotre nouveau curé veut | { ! P bâtir une autre école et faire venir | les Frères ; pour que Ça marche, vite, il passe dans les familles pour ;; rencontre quelque chose de mou : c'était le portefeuille. —Dire que j'ai tant cherché ! ous savez, mon cher, que j'ai pro- | mis une récompense libérale et vous allez voir si y tiens parole. Allons ! bon ! je ne pourrai pas allumer cette chienne de lampe...Enfn ! | Approchez mon sauveur, déposez PAYE votre chapeau, enlevez moi ce man- teau, que je vous embrass....Ah.… c'est vous... c’est le curé !... —-Oui, mon ami, c’est mai, c’est Pour une première ren- Et les prêtres, on pourrait se trom- | per en croyant que ce sont des oi- seaux de mauvais augure, qu'en dites vous M. Grégoire ? Quant à e doigts crochus, le cou d’une de —Oui, oui, je suis célibataire la récompense promise je l’accepte | ses victitnes. moi, mais Ça me regarde, Tu as pour mes frères ; vous permettez | Je ks si (pouscrit pour l'école sans doute ? | que je vous inscrive bienfaiteur presque aussi rapidement qu'un le, Dieu parle, et comme jadis Ju- la ‘‘Libre Pensée’’, mais Dieu veii-: hen 1’ Apostolat, l'Esprit du mal est vaincu’! Le vicux tombe à ge noux, il courbe a tête orgueilleuse et pleurant de repentir, il saisit les mains du prêtre et murmure : — Pardon, mon Dieu, pardon monsieur le curé. Le père Grégoire avait perdu son pari, mais il était devenu un brave catholique. JoskPH-EMERY CODERRE Un tueur de tem- mes Alfred Knapp, le moderne Bar- be Bleue, a été électrocuté dans la prison de Columbus, Ohio le 20 du inois., Il est mort plus courageuse- ment qu'on ne s'y attandait, car le sais leur tête en arrière jusqu’à ce qu'elie approchât de la mienne. Leurs yeux hagards ‘etaient sur moi des regards désespérés, mais cela ne m'a jamais ému, et conti- forcé de s'écrier : ‘‘Christ tu as|nuant à étreindre leur gorge comme dans un cercle de fer, elles ne tar- daient ps à rendre le dernier sou- pir* Je peux assurer qu'aucune de ces femmes x’a jamais souffert longtemps”? ee ae ro maman ce 6 rome Recettes Utiles POUR PRESERVER LES PAPIERS Du contact du feu, il suffit de les tremper par deux fois dans une so- lution d’alun, à l’eau bouillante. On laisse sécher les feuilles, qui sont rendues incombustibles et sur lesquelles on peut inscrire des notes à garder. POUR ENLEVER LES TACHES DE tueur de femmes état très lâche et son exécution s’est passée sans incidents. Knapp, avec le plus grand cy- nisme, dès ie jour de son arresta- tion, avaït avoué tous les crimes qu’il avait commis, ‘Le 21 juin 1894, s'est-1l écrié enfant, Emma Lippleman, dans la basse-cour d'une maison ee Gest street, Cincinnati. Le 1er août 1894 j'ai également tué Mary Eckert, dans Waluut street, Cincinnati. Le 17 août de la même aïnée, au cours d'une promenade avec ma femine au moment où nous 2rrivi- ons à l'entrée du pont du canal de Liberty street, Cincinuati, je me suis précipité sur elle et l’ai étran- glée et après m'être assuré qu’elle était morte, j'ai jeté son corps à l'eau. En juillet 1895, j'étais de pas- sage à Indianapolis et y ai tué Ida Gebbard. Le 22 décembre 1902 j'ai tué ma seconde femme, et je vous assure, messieurs les jurés, qu’elle a très peu souffert. J'étais marié avec elle depuis deux semaines seule- ment et elle dormait d'un sommeil paisible lorsque l’idée m'est venue de l’étrangler comme les autres. Je lui ai serré la gorge avec mes deux mains, ell: s’est quelque peu débattue, mais n'étant pas forte, elle pesait à peine 95 livres j'ai eu simplement à comprimer un peu plus fortement sa gorge et elle s'est vous assure qu'elle n’a nullement souffert et elle a été beaucoup plus facile à étrangler que les autres”’. Ma première femme, celle que j'ai étranglée en 1894, m'avait donné beaucoup plus de mal a continué Knapp. Elle était plus forte que celle-ci et lorsque je lui ai serré la gorge. elle s'est débattue eta voulu crier, inais de l’autre main je lui ai comprimé la bouche. Elle s'est débattue, m'a griffé et même mordu, mais tous ses efforts ont été inutiles, sa gorge entre mes doigts était prise comme dans un étau et aussi-tôt que j’ai compris qu'elle était morte, j'ai jeté son corps à l’eau.”” Knapp déclara également que pour faire disparaîtie les trac:s de son dernier crime, il avait déposé le corps de s1 seconde femme dans uue caisse qui était assez large, mais trop courte. Il eut beaucoup de mal à faire entrer les jambes dans cette caisse. Elles étaient trop lonques et à sou grand ‘regret il dut les briser à la hauteur du ge- nou et de cette façon parvint à faire entrer 1: corps cans cette caisse, qu'il chargea sur uur voiture, et arrivé à deux milles de la ville, le jeta à l’eau. Le moderne Barbe Bleue, lors- qu'il parlait de ses crimes, joignait le geste à la parole et les et les mi- mait comme s’il tenait encore entre toujou's étranglees au cours des débats, j'ai tué une) éteinte comme une chandelle. ICE GRAISSE. Où d'huile sur le parquet, il faut les frotter avec un chiffon bien im- bibé de pétrole ; quand ce dernier est évaporé, lavez la place, encaus- tiquez et cirez. PoUR PRESERVER LES ARMES DES MOUCHES Faite tremper pendaut cinq ou six jours, une douzaine de poireaux fondus, dans de l’eau ; laver avec cette eau les objets à préserver. POUR DEGRAISSER LES PEAUX. Tanziser des cendres de bois et en saupoudrer les poils, les laisser ainsi 24 heures. Battre ensuite les peaux avec une baguette et les gei- gner dans le sens desipiols. MOYEN POUR OUVRIR LES CHONS DE CRISTAL. Pour cela prendre ne clef ct frapp-r doucenræut avec le dos de la clef tout autour du goulot. Cette masoeuvr: répétée détache le bouchon que trous les efforts n'auraient servi qu’à fixer davan- tage. BOU- -NETTOYAGEÉ DES MEUBLES CIRES Faire fondre 25 g:. de cire blan- térébenthine, chauffez au bain-marie, puis laissez refroidir. ÆEtendez la composition et froitez avec une flanelle. Pour les neubles sculptés frottez avec une brosse en ctin. che dans 50 gr. de É FOR DIARRHOEA, DYSENTERY, COLIC, CRAMPS, PAIN IN THE STOMACH, AND ALL SUMMER COMPLAINTS. ITS EFFECTS ARE MARVELLOUS, IT ACTS LIKE A CHARNM. RELIEF ALMOST INSTANTANEOUS. Pleasant, Rapid, Reliable, Effectual. EVERY HOUSE SHOULD HAVE IT. PRICE, .- (4 "TS ha a À a : | à FE M à “4 N ré Fr. Heat Ÿ Cho Rage ee ni LR A | (OBTENUES FRGHPTEMENT | 27 Avez-vounsunce idée? Sioui, demandez not “Guide des Invonema pour savoir co ' ç É OUT Fa ANA À g'obtienn: nt féy pt ne -hICT: 1U1ONS fourW'EeS ment. FA% "25% MAL. IN. FEzpert, Bureaux: Edifice Jew Vork }5te, Montréal ctétlautie Buid, Washington, G.& | I ASK YOUR DRUGGIST FOR 17. TAKE NO OTHER, | # | Don't jlod along like your grandmother did bofore + vou, scouring and scrubbing; bending and rubbing. Dr me oi S 1 | ap ES FE Æ À # : #4 makes housework easy. It cleans everything and % injures nothing. More cconomical than soap. ë #4 Made only by THE N. K. 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