# ” + ou à 7 A vd FE PR TE RC .- OT LL d » ”\ Permettez-vous à une mère de | fa } he #v Moscler CIE DE L'IMPARTIA L, Proprietw: re Foneé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante 4 No. !I Vol. N ouvelle Serie TIGNISH, ILE DU PRINCE EDOUARD, MARDI LE 16 JUILLET I91II 19 ANNEE PLAINTES D'UNE MERE ceaux de rhubarbe, semuer avec un (Correspondance Acadienne) Monsieur le Rédacteur, famille française de vous présenter quelques réflexions sur la première Communion des petits enfants de Moncton, le dimanche 11 courant. Les trois quarts de ces petits an- ges étaient des Français. Ily eut deux instructions : l’une avant la Communion l’autre après la messe Ces deux instructions furent don- nées par M. le curé....en anglais. M. le curé eut des paroles émues sur ce grand acte de la première Communion ; les parents et les en- fauts de langue anglaise durent goûter un bonheur bien doux !... Mais les trois quarts des premiers communiants ne «omprirent rien ; rien ne leur fut dit pour graver ce beau jour—-le plus beau de la vie, a dit Napoléon 1er—dans leurs â- mes aussi précieuses que celles de leurs petits compagnons. J'entendais, à la sortie de l’église un père—homme influent et très cousidéré— demander à son enfant : — Eh ! bien, mon fils, qu'à dit M. le curé ? L'enfant de répondre aussitôt, tristement : —‘‘Papa, M. le curé a parlé an- glais . je n’ai rien compris....”’ J'ai entendu des mères françai- ses se dire entre elles : — Qu'est ce que disait M. le cu- mn ris: C'est le coeur navré que je vous écris tout ceci. Nos aieux ont souffert le martyre pour rester fidè: les à notre Foi, à notre langue. L'Eglise traiterait elle en parias, aujourd'hni, les descendants de ces admirables catholiques ?.... Remarquez que notre dévoué prêtre français assistait à la céré- mouie et je n’en doute pas, eut été heureux de parler à nos enfauts.. même en second lieu, contre toute justice, Ce fait je l'espère ne tombera point dans l'oubli. Nous ne pou- vous être toujours foulés aux pieds. Une Mère de famille Acadienne. Communiqué par M. Etienne Deviguolles. Dans le Patriote de l'Ouest cuisson est atteint. Rien de tout cela n'appelle et ne Le sirop de sucre prêt et ne mérite les bénédictions de l’Egli- à l'état d’ébulition, y jeter les mor-Îse.”’ écumoire qui aura été récuréé et | LA GRIMINALITE DANS ONTARIO essuyée préalablemeni, afin d'empé- —————— cher la confiture de brûler ou d’at- tacher cettz confiture attachante très facilement. La zoufiture est cuite lorsqu'elle s'étale en nappe sur l’écumoir ; cecise produira à- près 1 heure à 1 heure et % de cuisson ; mettre en pots en ayant soin de chauffer un peu les quel- ques premiers pots au-dessus de la buée qui s'échappe de la confiture afin de ne pas faire éclater les pots; ne pas les remplir jusqu'au bord,ce ce qui les empêcherait de se con- server ; couvrir les pots au bout de Le rapport annuel des prisons et des pénitenciers d'Ontario pour l’année 1910 vient d’être publié sur l’autorisation de l’hon. H. ]J. Hanna. Le rapport démontre que le nombre des prisonniers envoyés au pénitencier de Kingston, cette année, est de 65 moins élevée que celui de l’année précédente. Par contre, 61 prisonniers de plus qu’en 1909 ont été condamnés à la prison centrale. Le nombre total des pri- sonriers détenus dans les 54 prisous de la proviuce est de 13 687, contre | D'abord, il y a quelques surpri- |dait que les pas des porteurs sur se, dans l’assistance déjà prête au |les cailloux de la route et dans le départ. Quoi donc ? Un discours ? | taillis, le vent qui agitait le feuil- .... On s’immobilise, on écoute.. | lage des arbres. Et Cladel parle. I! célèbre la Au retour quand on découvrit la mémoire du ‘‘regretté confrère”’.|civière, le corps, plus pâie, était Il exalte les vertus domestiques de! immobile. l’homme privé. Ilglorifie l'oeuvre] L'âme du vieux curé était partie de romancier, du dramatiste.... vers son Dieu. ANNE DE BEAUPRE Le ‘‘Temps’’ d'Ottawa, de jeudi, Des amis pleurent, mais s'éton- nent un peu, s'interrogent du re- À STE gard à travers leurs larmes... | : Un parent, très flatté, remercie Cladel, lui serre les mainsavec ef- — ‘ t 4 fusion... | rapporte ce qui suit : É à : Î érés pa Cladel salue d'une révérence et, Le ” tous les Éresas Mag ee par : interces 3 - son devoir accompli, se retire. | tercession a grande thauma Il repasse la porte du cimetière, ce de PE CT Fe 2 , A r « 1 quand le concierge l’arrête. LEA bg #56 mate 7 e —Kcusez moi, monsieur. arie Arcand, qui impotente de- ‘à 6 à 7 jours. 15,535 en 1909. Il y a donc une: augwentation de 152. sonuier coûte à l’Etat en moyenne | 23c. par jour. La dépense totale a été de $184,576 comparé à $184,- 576 pour 1909. Ce qui denne donc une diminution de $5,309. | Les condamnations pour meur- | se LE PAPE ET L'AVATION Sous ce titre la Semaine religieu- se de Ca:nbrai toujours parfaite- ment renseignée, publie un article très important que sous tenons à on n'en comptait-que 21. Il y a eu cette année, 10 condamnations | pour manslaughter contre 11 en 1909, et pour crimes, 81 condamna- | tions de plus qn'en 1900. | reproduire, d'autant plus que nous avons prêté foi à la fameuse dépê- che jaune aunouçant que Pie X était favorable aux courses d’aréo- planes ‘‘Nous voyions encore samedi dernier des Semaines religieuses re- produire cette note lancé par les agences maçonniques montrant les cardinaux occupant les fenêtres du Vatican, avides de contempler le passage ces aéroplanes et, au mi- lieu d'eux, N. S. P. le Pape dou- nant sa bénédictian aux aviateurs. Le démenti qui a été aussitôt donné à cette nouvelle échappé. LE TRAITE D'ARBITRAGE { Î le secrétaire des affaires Etrangèr a fait une importante déclaration à | la Chambre des Communes samedi: après midi, en annonçant que sui- vant toutes les prévisions, le traité d'arbitration entre les Etats-Unis et la Grande Bretagne sera passé sous | peu à moins de retards impiévus. leur ont &. pomme LES DEGATS DE LA FOUDRE La foudre a détruit la superbe cathédrale anglicane, qui avait coû- té la somme de $250,000 à Frede- ricton, N. B, Le fen est le pire qu'ait vu Fredericton depuis plu- sieurs années. Les dommages seront de $75,000 Il est absolument faux que le Pape aît béni au passage l'aviateur Beaumont où un autre. Bien plus ila refusé d'accorder l'audience que sollicitait Vidart, qui avait par- ticipé plus ou moins aux fêtes du cinquantenaire, N. S. P. le Pape n’est pas indif- féreut aux progrès matériels, mais à $100,000. il n'est pas, ilne peut pasiêtre Da ca + l'intérieur de {l'édifice est favorable à ces concours d'aviation, détruit, y compris l'orgue. Il n’y a que $55.000 d’assurance. Les murs sont demeurés solides et pourront servir à la reconstruction. Les cloch. s ont été fondues par l'ardeur du feu, et le métal en fu- causes déjà de tant de morts, et où ie repos éominical est si outrageuse- ment violé. Si chaque épreuve d'aviation se traduisait par une conquête scien- CONFITURES DE RHUBARBE Cette confiture se fait avec les ti- ges de rhubarbe. Prenez de la rhu barbe qui aura été coupée au hiveau du sol, déponillez-la de ses feuilles (quelques personnes se servent mê- me des feuilles pour en faire un lé. gume, nous en donnerons la recette dans un de nos prochains numéros). Pelez les tiges, ou plutôt enlevez la peau fine qui les recouvre avec la; pointe d'un couteau de cuisine, les jeter dans l’eau bouillante et les y laisser quelques minutes, puis les retirer et les couper en petits trou- çons- | Ceci fait, préparez un bon sirop. | Pour se rendre compte de l’état de la cuisson du sirop, en prendre uu peu sur le doigt index, l’appro-| cher du pouce de la même main: si en répétant ceci plusieurs fois par de petits mouvements pressés, il se forme entre le pouce et l’index un filet sans très grande consistance, 'raisse comme une rançon dbulou- sion a coulé jusque dans la rue, où progrès daus la construction des aé- | les collectionneurs s'en sont appro- roplanes, on comprendrait que le priés des parcelles. - e \ sacrifice des vies humaines\ appa. a nu K ha @l UNE DRASS FUNEBRE ue ms tifique nouvelle, ou même par n reuse et glorieuse. Kt peüt-être bien qu’en effet l'aviation aurait abouti déjà à un résultat pratique, si les centaines de mille francs, et les millions offerts en ptime au cou- | rage des aviateurs avaient été ré- servés à stimuler et à récompenser l'étude des appareils de sécurité. Aussi longtemps que l'aéroplane n'aura pas été perfectioné au point de vue de la sécurité des aviateurs, les ‘‘circuits’’ européens sont de, Le convoi de M. Z....? simples épreuves sportives, meur-| Ilentre à la minute. Vous le trières et inutiles, dont la vogue |rattraperez au bout de l’aïlée cen- tient à tout autre chose qu’à la sé-|trale, 8e section.... curité scientifique. Elles doivent! Cladel se hâte, rejoint le cortège être mises sur le même pied que les \A la course et se glisse discrète- randonnées cyclistes, pour lesquel- | ment, parmi ‘‘ces messieurs Jde la les tant de gens continuent à se | famille.”? l l passionner, comme ils se passionne-| Les prières dites, il écarte la Un confrère parisien raconte l’a- musante anec i ote qui suit : La Société des gens de lettres a- vait délégué Léon Ciadel pour prendre la parole sur la tombe d’un écrivein obscur. Cladel s2 rend directement au ci- metière Montparnasse. Il interro- ge le concierge : Chaque pri- | tres se sont élevées à 41. Eu 1909 bpulture que vous m'aviez indi- —Spéciale.— Sir Edward Grey. i* ; , : £ e<!s’en aller, et l'heure n'était pas santé, et qu'elle reviendrait sans | ne oeuvre. — 4 d'os Bb des puis trois ans, a quitté Hull lundi soir pour Ste-Anne de Beaupré, et est revenue hier soir somplètement guérie, joyeuse et remplie de re- connaissance pour la grande sainte, Depuis trois ans, Mlle Arcand qui habite à Huil, chez son frère, M. Arthur Leborgne, de l'avenue Columbia sorffrait de mal dans la hanche gauche, sa jambe était tor- due et elle ne pouvait se déplacer Cladei dresse l'oreille, très in- quiet. -Fichu dedans ? —FEh ! oui. Le corbillard de M. Z'°°montait seulement derrière vous. i —Sacrebleu ! Mais alors la sé- quée ?.…. {leu r bourse se serrent. faire J'aumône, en prenant non pas sur votre bourse (ça leur serait trop facile et peu profitable) mais sur leur propie petite bourse à eux, sur le budget de leurs menues dé- ‘penses ? Leur avez-vous parlé des Lobles causes qu’ils peuvent soute- nir de leur contrihntions personnel- les en se privant de légers plaisirs let en mortifiant leur gloutonnerie ? Hélas ! une expériance assez longuement acquise au milieu d’en- faints nrivi'égiés m’a permis de con- ltater que leur éducation première pêche grandement sur ce point. Qu'il s'agisse de courir au théâ- tre, à une partie de hockey ou de jerome ou bien encore de statislaire leur gourmandise, ils sont d’une prodigalité excessive. Bien plus, fait-on miroîter à leurs yeux ; cho- |colats, biscuits et bouteilles de gin- ger ale comme récompense d’une corvée, ils se mettent résolument à la peine. ; Mais parlez-leur de charité, d'oeuvres patriotiques et religieuses à promouvoir aussitôt leur coeur et Payer de leur travail et de leur personne alors il n’en est pas même question. qu'à l’aide de béquilles. Deux fois déjà elle avait fait pèlerinage à! à Ste Anne de Beaupré sans résul- | tats. Mais elle re perdit pas con fiance et lundi avant d’entiepren- dre son troisième pèierinage elle Un vieux curé se mourait cloué! déclara à ses amis que cette fois la! sar un lit, il attendait l'heure de | grande bienfaitrice allait lui rendre — Est celle d’un pharmacien du boulevard Raspail. er mme 026 ee a serrer me Pour sauver une Ame ee ———— loin, car, dans sa poitrine, un souf-| béquilles. fle à peine alimentait la vie. On| Hier soir, quelle ne fut pas sur- | Jui apprit qu'un de ses paroissiens | prise de tous les résidents de l’ave- | qui depuis longtemps vivait éloigné | nue Columbia, en voyant arriver Mile Arcand sans béquilles, et mar- chant comme si jamais elle n’eut été malade. On conçoit l’effet que cela a produit dans tout le voisina- ge. Mlle Arcand est âgée de 22 ans et ses parents habitent à North Te- miskaming. de toute pratique religieuse se mou: rait comme lui. Ilenvoya son vi- Le jeune prêtre mais fut aussitôt caire le visiter. vit le maiade, conduit. —O mon Dieu s’écria le vieux prêtre, retournez-y, je vous en sup- plie, et rappellez lui qu'il m'avait promis de ne pas nourir sans se réconcilier avec Dieu. L'EDUCATION DE L'ENFANT Il faut iuculquer aux enfants l’a mour du prochain, le désintéresse- ment, la compassion pour les mal- heureux. Il faut, en un mot, com- | battre leur égoisme. | Elargissez leur le coeur ! Ponr cela, profitez de la moindre occasion pour leur montrer combien c'est laid de jalouser ses frères et —_Qu'on m'apporte une civière RS de vouloir toujours prendre On obéit en pleurant. Il y fit ! la meilleure part pour soi ; insistez lise fit poser |SUr la beauté et la nobiesse qu'il y a au contraire à donner et à se <é- Le vicaire y alla encore et fit son message. —C'estau curé et nonà vous que j'avais promis cela, dit le ma- ade en ricanant d'un air sinistre, et une seconde fois il éconduisit le vicaire. Le vieux leva les bras et les yeux vers le ciel, puis, sousle coup d’une inspiration subite, il Git : mettre un matelas. dessus : on l’enatoura de couver- tures vouer pour les autres membres de : la famille. Et dans la nuit profonde et Cela ne suffit pas. Limiter son amour à sa petite personne est l'é goisme pur ; mais circonscrire sa largeur de coeur au petit cercle de | la famille n’en est pas moins enco re une autre forme d’égoisme dé- plorable. Cela est indigne des en- fants de Dien et des frères de Jé sus-Christ. Même au point de vue noire, éclairée par une pauvre lan- terne, le mourant fut porté, par de durs et long chemins, à travers la compagne glacée par nn violent : vent de nord. Quand le moribond vit entrer dans sa chambre cette civière et ce vieillard, il se dressa sur sa couche! et s’écria : —Que venez-vous faire ici ? — Vous sauver, répondit le prê- simplement kumain, il y a là quel- que chose de mesquin : ; Une question. Vous qui êtes tre. |. : à " 2 à .. lriches, €t gantissez vos énfants du On giissa la civière près du lit,! , : |nécessaire superflu, leur parlez- | vous quelquefois des déshérités de | seuls. (la vie? Leur dites-vous qu'il y a S . Quand on reutra, : fous deux | sombre de gens qui souffrent pen- Le vieux curé, uue|qust qu'eux jouissent de confort et Î (de gâteries ? Avez-vous jamais es dernière fois, bénit le malade, — À bientôt, lui dit il, au ciel. \|sayé d'exciter leur sensibilité—si | et les deux mourants furent laissés pleuraient. raient pour les concours de boxe, foule, se plante devent le cercueil, Le les combats de cogs et les courses tire un rouleau de sa poche, et on recounaît que le bon dégré de W taureaux, cent sors | c* " «2 NT NÉE TP AATE ASS PRES à due ere LE han RE SAFARI SR RTE LEE CAE BE de repré Le cortège sombre reprit sa mar- | vive à cet âge—et de fes faire s’a che dans la nuit, silencieux comune | pitoyer sur le sort des malheureux? jun convoi funèbre, On n'euten-| Leur avez-vous parfois suggéré de pres FRE TN M AQU Ex a RE LR NT PR LE us ER RME. +: . Lie DRE Ils donneront oui ; mais en ayant soin pour cela de rançonner leurs parents, afin de ne rien soustraire à leur propre pécule,—disons le mot —à leur ventre ! Heureux s’ils ne vont pas même jusqu'à dé- tourner à leur profit la somme de- mandée aux parents pour une bon- Mettez-les, un jour de-congé, en face d'un tronc pour le pain des pauvres et de tablettes ployant sous le poids de boîtes de gâteaux et de sucreries ; puis, le soir venu, comp- tez les recettes du tronc et du petit magasin. Vous serez désolés de constater que le corps et la sensua- lité ont trouvé des dollars pour s’empiffrer, tandis que le coeur et la charité souvent n'ont pas trouvé un son pour offrir du pain sec à ceux qui n'ont rien à manger. Que s’aurait-on espérer, où point de vue social et catholique, d’une semblable formation ? Sans doute, les éducateurs de profession peuvent y remédier ; mais dans une bien faible mesure. R. P. H. LALANDE, S, J. PRINCE TENDER Sealed tenders aï%dressed to the undersigned, and marked on the outside ‘‘Tender Freight Shed Summerside””, will be received up to aud including Friday, July 14th, 1911, for the construction of a Freight Shed and extension of the Wharf ät Summerside, P. E. I. Plan and specification may be seen at the office of the Secretary of the Department of Railways and Canals, Ottawa, Ont., atthe Sta- tion Master's Office, Summerside, P. E. I. and at the Chief Engin- eer's Office, N. B., at which places forms of tender may be obtained. Ail the conditions of the specif- cation must be complied with. A. W. CAMPBELL, Chairman, Gov't Raïilways Mana- Moncton ging Board, Ottawa, Ont., June 28th, 1911, # ste