f—‘IÇQ. —n1rn:z S- H’lU mD<CnIOFz UU>IOJ>FU PAGE 36 combattants dans la relève que lui et les autres fondateurs de la Société Saint-Thomas-d'Aquin avaient espérés depuis si longtemps. Ces jeunes seraient bientôt appelés a prendre leur place sur les premières lignes de défense et a continuer a leur manière la lutte pour la survivance et l'épanouissement de la population acadienne de l'lle—du- Prince—lîdouard. En I947. I'Alliance française de Paris lui présenta un diplôme d'honneur. soulignant par ce geste le travail important de promotion que monsieur Blanchard avait accompli dans le domaine de l'étude de la langue française. D'autres témoignages et marques de reconnaissance lui furent offerts l'année suivante. En premier. l'Association acadienne d'éducation. consciente des services qu'il avait rendus a la cause de l'éducation catholique et française. lui présenta son Ordre du mérite scolaire acadien en I948. Bien que tous ces honneurs lui fassent chaud au coeur. ils ne pouvaient toutefois Itti faire oublier qu'il devait subir. comme chacun de nous. les assauts du temps et faire face a des moments de peine et de chagrin que la Providence allait lui envoyer. Agé de 67 ans. sa santé n'était plus aussi solide que dans le passé. Sa vue devenait de plus en plus affaiblie. et il souffrait de surdité croissante. Certaines peines personnelles avaient fini par laisser leur marque sur lui. En particulier. fut—il profondément touché par la mort tragique de son fils aîné. Alfred. tué lors de la Deuxième Guerre mondiale en ltalie. le 23 novembre I943. D'après le témoignage de son fils Francis. sort père fut fortement chagrine a la suite de la mon de son premier fils. LA PETITE SOUVENANCE 2006 Ce ne fut donc pas un facteur en particulier mais plutôt un ensemble de circonstances qui a poussé monsieur Blanchard a prendre sa retraite de l'enseignement en I948. Sa longue et fructueuse carrière de 50 années prenait fin. Il n'y a pas de doute que la portée de son enseignement avait atteint plusieurs milliers de jeunes et avait contribué a rehausser sensiblement la qualité de l'enseignement du Collège Prince-de-Galles ou il avait passé la majeure partie de sa vie comme professeur. Un reporteur de Radio—Canada. J. Henri Blanchard. Ursule Blanchard et Domitilde Donovan. soeur de J. Henri Blanchard. Chapitre IX : Les années de la retraite; sa mort Il reçoit un doctorat honorifique de l'Université Laval; il démissionne de plusieurs associations; décote de l’Ordre de la fidelitc acadienne; le 50" anniversaire de mariage de llenri et llrsulc; publication d'un autre volume; doctorat honorifique de l’Université Saint-Dunstan; le Prix Samuel—de—(Ihamplain; sa mon; les honneurs et les temoignages posthumes. Pour Henri Blanchard. être a la retraite ne signifiait nullement être retiré du monde. ni d'arrêter de travailler de longues heures comme il l'avait toujours fait: a lire. à étudier et a écrire. Ces années de retraite furent. en même temps. pour plusieurs institutions et associations d'ordre culturel et éducatif l'occasion de lui présenter leurs voeux et leurs honneurs en reconnaissance de ses accomplissements a l'égard des Acadiens et dans le champ de l'éducation. L'université qui fut la première a lui décenier un degré. l'Université Laval. lui décerna un doctorat honorifique es lettres en I949. A la suite de la présentation de ce parchemin. les journaux de langue française ont Dans publié des remarques fort élogieuses a son égard. un éditorial de l'Ét'angeline. le rédacteur en chef. Entery Leblanc. exprimait sa pensée ainsi : Ce n'est pas _/i'()ÎS.\'UI' sa modestie. ni injurier le zèle des autres, que dire que monsieur Blanc/tard es! probablement l'homme qui a le plus fait pour la cause acatlienne ale son temps... .‘lll/ltllll'tl'lllli. monsieur Blanc/taral pourrait ilisparaitre et les Acaa’iens Je l'lle craitinueraiein leurs activités. .Ilais nous estimons que sans monsieur Blanc/tard. la population (française (le l ‘llc aurait pcrtlu a’u terrain. Dans le même ordre d'idées. Omer Héroux écrivait dans Le Devoir: En décorant monsieur Blanchard. la plus ancienne a'es universités françaises d'Ântérique rena’ hommage a un grana’ éducateur: a un patriote ardent et tenace, a l'un Lie nos groupes les plus méritants. a route une catégorie a’e trm‘ailleurs modestes qui sont un peu partout. a travers le continent. les animateurs, les lions . Il ne trouvera pas equermes ouvriers de la t'iefi‘ançaisc.. 's types superieurs. mauvais que nous sa/uions en lui l 'un dt a’c ces n‘pes mode/es qui. par tout le continent. restent