Jean-Paul Arsenaqu ,. est"... .. .1 ...le Covehead Road I n est pas a?" la première route utilisée par les colons européens... cette distinction appartient au sentier qui liait le haut (le la rivière I'Iillsborough, ou rivière du Nord-Est, à l'établissement français de Havre- ; Saint—Pierre... i la première route sur I’Île [Le cemin de Havre-Sainf-Pierre /-'" Peut-être s'agit—il du plus ancien chemin à l’Île-du—Prince-Édouard com— me on le prétend sur une enseigne routière mais le Covehead Road n’est pas la première route utilisée par les colons européens pour transporter personnes et marchandises d’un endroit à l’autre. En effet, cette distinction appartient au sentier qui liait le haut de la rivière Hillsborough, ou rivière du Nord-Est, à l’établissement fran- çais de Havre—Saint—Pierre, village principal de la paroisse de Saint-Pierre- du—Nord. Dans l’atlas Meacham de 1880, on aperçoit une courte section de chemin entre le lac St. Peters et la baie St. Peters nommée «Old St. Peters I-lighway».I Celle-ci représente l'extrémité est du lien entre Port-La- Joye, les emplacements acadiens le long de la rivière Hillsborough et ses tributaires, et le centre commercial de l’Île Saint-Jean, Havre-Saint—Pierre, pendant le régime français de 1720 à 1758. Cet article présente une analyse des documents historiques et des cartes géographiques datant du régime français et des premières années de l’administration britannique, et met en évidence le récit de la visite à l’Île Saint—Jean de l’ingénieur militaire Louis Franquet qui a parcouru la route pendant l’été 1751. L’article décrit d’abord brièvement les portages utilisés sur l’Île dont l’un est le pré— curseur du chemin de Havre— Saint-Pierre, ainsi que ce premier établissement commercial d’enver— gure. Les anciens portages Avant l’arrivée des colons euro- péens, les autochtones voyageaient abondamment sur l'île qu’ils nom- maient Epekwitk, et ils utilisaient des portages entre les côtes nord et sud à certains endroits où les distances et la topographie permettaient le trans— port par voie de terre. Plusieurs de ces portages seraient utilisés plus tard par les Européens, et leurs emplacements ont été préservés par le biais de noms modernes de chemins et de villages. Portage, par exemple, est situé sur une section étroite du comté de Prince, entre les rivières Percival et Portage, une distance de trois kilomètres et demi. Le Chemin Portage dans le comté de Queens marque le lieu probable d'un portage entre la rivière Hillsborough et la baie de Tracaclie, une distance de trois kilo— mètres. Le village d’Urbainville dans le région Évangéline est connu sous le nom de Portage, appellation qui indique probablement la route par voie de terre entre la baie Egmont et la rivière Ellis, une distance de huit kilomètres. Un autre portage est celui entre le ruisseau Read sur la baie de Bédèque et le ruisseau Rayner sur la baie de Malpèque, une distance de trois kilomètres et demi.2 Quelques portages sont indiqués sur les anciennes cartes françaises, par exemple, celle de 1730 qui énumère les familles établies le long de la rivière Hillsborough-Ï Celui qui nous intéresse a srîn origine près du village l 1 Illustrated Historical Atlas of Province of Prince Edzuard Island, J. H. Meacham 8: C0. 1880. Edited by Mika Publishing Company, Belleville, Ontario, 197/, p. 92. 2 « Voyage d’inspection du Sieur de la Roque. Recensement 1752. » Rapport concernant les Archives canadiennes pour l'année 1905. Ottawa: Imprimeur du R01. p. 150. 3 Plan de la rivière du Nord-c5! en Lislc St. jean en 1730. Archives nationales du Canada, contact no. c49768. il 3 î J i .w_._.r, ___.___ ... ._._...._ . .