Les pique-niques à Miscouche par 522w flermùm Cet article voudrait faire suite ä celui qui a paru dans La netite Souvenance, Vol. 2, No 2, et qui a éveillé plusieurs souvenirs dans ma mémoire. Il était intitulñ: "Les pique-niques à MontvCarmel" — un entretien avec Maqloire Gallant, par Marie—Anne Arsenault." J'espère que M. Gallant ne m'en voudra pas si je me base sur ses souvenirs pour raconter les miens. s Les pique—niques a Miseouche, tout en étant un peu semblables à ceux de Mont—Carmel, étaient aussi un peu différents. D'abord, nous n'avions pas la belle brise de la mer pour rafraîchir nos visiteurs, et nous n'avions pas non plus les finesses du Père P.P. Arsenauit. car lui il était unique. Tandis qu'à Mont—Carmel, on profitait des trains rê- quliers qui passaient à Wellinqton, ä Miscouche, assez souvent, on avait un train spécial qui venait de Tiqnish, et un autre venant de Souris. Le terrain du piqueflnique ôtait situé tout près de la qare du chemin de fer, et c'était très commode, car une fois descendus du train, les qens n'avaient que quelques pas ä faire pour être rendus. Comme de raison, cas trains spôciaux n’étaient pas fournis qratuitement par l'Intercolonial ä la paroisse de Miscouche! Pour les tables, au nombre de sept ou huit, dôbor» dantes de toutes sortes de bonnes choses, on p0uvait toujours compter sur les ménagères de la paroisse, qui, depuis une dizaine de jours, étaient occupêes à faire des pâtisseries, des tartes et toutes sortes de douceurs pour tous Ceux qui viendraient prendre des repas au pique—nique. Les trains spéciaux arrivaient vers 10 heures, et il fallait commencer de bonne heure à servir le repas du midi, car ces qens—lä venaient de loin et avaient dôjeÿnê de bonne heure! Les tables étaient mises sous des abris construits la veille, (par les hommes, cette fois) et couverts de petits arbrisseaux, ce qui protñqeaitchisoleil, nourriture et convives. En arrière des ces abris, on êriqeait des poêles ä bois, où l'on faisait chauffer l'eau pour le thé et le