MARS 2002 Plan de I’Île de St-Jean, 1778. « Plan de I 'Île de St.-Jean, au Nord de l’Acadie et dans le Sud du Golfe de Sl- Laurent. Suivant l’Arpentage du Capitaine Anglais Holland. Rédigé au Dépot Général des Cartes, Plans et Journaux de la Marine. Par Ordre de M. DE SARTINE, Conseiller d ’État. Ministre et Secrétaire d ’État au Département de la Marine. 1 778. Échelle de Cinq Lieues Marines. » (Hommage de la Bibliothèque Robinson à l’Université de l’lle-du-Prince-Édouard) La Mer rouge (Tiré avec permission de la Gazette de la Société historique de la Mer Rouge, vol. t, no. 2) Avant l’arrivée de l’Européen en Acadie, le Micmac qui se déplaçait l’été, dans les villages échelonnés le long de la côte entre Pointe Escouminac et le Cap- Tourmentin, avait sûrement un nom pour cette étendue d’eau qui sépare la terre ferme de l’Île-du-Prince-Édouard. Ce nom toutefois nous reste inconnu et c’est avec regret que nous constatons que ni la tradition orale, ni la littérature ne semblent l’avoir préservé. Chez les Acadiens par contre, il n’en est pas de même pour le nom qu’ils accordèrent à cette nappe d’eau, car celui- là, nous le connaissons. La tradition nous l’a transmis et la littérature écrite en témoigne encore. Effectivement, ce nom était encore connu de certains « vieux >>, au début des années 1960. Ils apprenaient à un enquêteur historique, que leurs ancêtres appelaient « Mer rouge », ce bras de mer qui bordait leurs villages. De nos jours cependant, il semble être tombé dans l’oubli. Jamais nous ne l’entendons sortir de la bouche du pêcheur ou d’aucun résident de cette région. Or notre recherche ne s’arrête pas là. C’est dans les anciens documents, source précieuse de renseignements, que nous trouvons davantage sur ce toponyme. Plusieurs documents contemporains et postérieurs au régime français en font mention. Contrairement à ce que l’on pourrait penser cependant, ce sont les Anglais et non les Français, qui nous ont laissé le plus de renseignements. Nicholas Denys avait dès le milieu du XVIIc siècle. des postes de pêche et de traite des fourrures à différents endroits dans son immense concession qui comprenait << toutes les terres des Isles qui sont depuis le Cap de Campseaux jusque au Cap des Roziers >> en Gaspésie. On naviguait sûrement en « Mer rouge », mais est-ce qu’on la désignait déjà par ce nom? Denys lui-même reste muet sur ce point dans son livre << Description géographique et historique des castes a’e l’Ame’rique septentrionale » écrit pendant les années 1660. ll semble même que les cartes françaises des XVIIe et XVIlle siècles l’ignorent tandis qu’il figure sur des cartes anglaises. Enfin, nous pouvons en dire autant des documents français. PAGE 37 :llio‘l _Ullllllllllllflmllllllu‘< l llll—Hllllllllmi i r;