: | Y 2 La Fe Ü # Vire dé à Y f AN Ll2 grand’ rainan LA CIS, DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. & | Fondé en 1893 par Gübert B iote et son fils François Joseph | ss #7 Mostier & —. ammhipé £. J. BUOTE, RÉDACTÆUR. Mms. #. J. EUOT&, Assicionte VOL. 4. NO. 44 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 13 JAN. 1905. EL. Le 12 ANNEE À d dr rani ‘“Il faut que nous ménagions une | cet arbre si éblouissant. La magni- | les saiutes soleunités de l'Eglise, et surprise à ces bons petits enfants, dit Antoine ; préparons-leur un ar- bre de Noël ; car, si dans certaines contrées de l'Allemagne on ne manque jamais de construire une crèche, dans d’autres l’usage est d'élever un arbre de Noël, aux branches duquel on attache les ca- deaux destinés aux enfants. Chré- tien aura, j'en suis sûr, la complai- sance d'aller chercher un jeune sa- pin Jà tont près de la forêt. J'ai tout ce quiest en outre nécessaire pour le décorer. En venant, j'ai laissé ma voiture au village d’E- chental, parce que les chevaux étaient harassés de fatigue ; pour moi, ne voulant pas retarder d'ure! seule minute 1: plaisir de vous voir, | LA VEILLE DE NOEL | édasirecen<na LS ec 6-9: 6-60 .-€ fique verdure des branches, la mul- titude de ces petits lampions qui briliaient au travers comme des é- toiles, ces jolies pommes Rous | ces magnifiques noix aux coquilles | dorées, et ces mille joujoux de toutes les couleurs et de toutes les formes leur semblaient avoir été ap- portés 1à par enchantement. Ils ne savaient s’ils étaient bien éveil- lés, ou si ce qu'ils voyaient n’était qu’un rêve. Enfin ils purent s’é- crier : ‘‘Oh ! que c’est beau ! que c'est magnifique ! —Dans toute la forêt, disait François, on ne trouverait pas un arbre aussi beau, ni qui portât des fruits si jolis et si variés. —Je le crois bien, repreuait sa j'ai pris à pied le sentier qui tra- | soeur Clara, tu aurais beau cher- verse la montagne. La voiture/cher dans la forêt ou dans notre chargée de mes malles et bagages | verger, de tels arbres ne croissent arrivera ici demain matin avant le | que dans le paradis. N'est-ce pas, jour, et je pourrai préparer à mes | maman, que c'est l’enfant Jésus petits amis un réveil des plus agré-| lui-même qui nous fait cadeau de ables.”’ | cet arbre pour nos étrennes ? Le lendemain, de très bonne! —Ce n'est pas précisément lui heure, pendant qne les enfants | qui vous le donne tel qu'ilest là, étaient encore livrés au plus doux | répondit la mère ; mais c’est bien à sommeil, toute la famille était déjà | Jésus que vous devez cette joie ; occupée à préparer l'arbre de Noël. | c'est à Jésus, qui vint au monde Un jeune sapin choisi parmi les | couché comme un pauvre enfant plus beaux canton, aux branches. dans une crèche, et qui maintenant bien vertes et bien touffues, fut pla- | et au ciel ; car s'il n’était pas venu cé entre les deux fenêtres. Sur ces sur la terre, nous ne connaîtrions entrefaites, la voiture étant arrivée | pa la fête de Noël ni les étrennes. et les effets déchargés, Antoine ou-! —Eh bien, ajoutèrent les en- vrit une caisse remplie d'une mui- | fants, nous l’aimerons bien et nou; titude de joujoux, de sucreries et Jui obéirons toujours puisqu'il est de ces objets dont la possession si bon et qu’il aime tant ses en- cause tant de plaisir aux enfants. | fants ; jamais peut-être on n'a é- Il suspendit aux branches du sapin prouvé une joie aussi vive que celle tous ces petits cadeaux. de beaux | qu’is nous procure aujourd’hui. fruits, des sucreries de diverses | —Vous avez bien raison, dit la couleurs, de petits cornets 1emplis | grand’maman, il nous serait diff- de dragées et de praliues, de petites | cile, à nous autres qui sommes par- de fleurs artificielles en | venus à un âge avancé, de ressentir sucre, ornées de jolis rubans bleus, | des plaisirs aussi vifs que les vôtres, verts et couleur de rose ; puis en- |mes chers enfants. Certainement, e un grand nombre de jouets de|s’il existe des êtres parfaitement, Antoine disposa tout | heureux sur la terre, ce sont ceux cla d'une manière pittoresque et | qui se trouvent encore dans l'âge avec beaucoup de goût. infin il!de l'innocence ; toutes leurs joies prit quelques douzaines de petits | sont douces et pures. Que Dieu lampions er fer-blanc remplis de protège donc votre enfance, et puis- | cire, et les ylaça de côté et d'autre, | siez-vous en conserver longtemps la tant autour de l’arbre qu'entre ses! naïve simplicité ! Hélas ! ajouta- branches, de manière qu'iis pussent | t-elle en s'adressant aux autres per- bien illuminer son brillant étalage sonnes de la famille, les plaisirs sans y mettre le feu. Quand tous cts prépar terminés, ou alla réveiller les en-| fants. ‘‘Attendez, pour les faire entrer ici, que j’ fini d'allumer tous les lampions, la | qus at | maman donnera le signal.” | poigrante des remords. Voilà ce, ants entendirent | qui ren si belles et si vraies ces pa- | ils ne sougèrent | roles de notre divin Sauveur : 52 vous convertissez, et si vous guirlandes cor toute espèce atifs furent sont que trop souvent changés en amertume par l'inquiétude et le aie!rice, ou par d'autres grand’ Dès que les enf parler d'étrennes, plus au repos et au sommeil ; on ne | vous 76 pouvait les habiller assez prompte-|7e devenez tels gne des enfants, vous | ment suivant leurs désirs. Enfinine pouvez entrer dans le royaume Le grand-père dit à son tour :| ‘Cet usage de présenter aux en- pour se fants un arbre de Noël me plaît | Nos ancêtres attendu, et dit à haute voix : ‘‘Ve-! à Le ») nez, entrez 4 présent. [is ne firent qu’un saut ipi Ï ; puis ils ucoup. précipiter dans Ja chambre ; puis ils | bea p oct up, Sur s'arrétèrent tout à coup, 5! 1 y à j éclat de cette ilumi- de sagacité en profitant des plus éblouis par | | à ÿ: [ nation 7 si brillante que gracieuse. | grandes fêtes de la religion chré- Ils restèrent jà un moment sans | pouvoir parler, tant ils étaient 6-| je bonheur pour les enfants. Le tonnés et ravis. Les yeux fixes et béante, ilsne détour-| 7 ' NOT jeurs regards de dessus | fantines leur fait chérir davantage tienne pour en faire aussi.des jours retour périodique de ces joies en- |que l'on goûte dans l’âge mûr me}, dit Antoine, |chagrin, par l’ambitionet l'ava-|| passions, | | | quelquefois même par l'anxiété! donna la signal |4es cieux." | firent | | pris, | preuve d'autant de prudence que dispose leur coeur à prendre sa part dans la félicité bien plus élevée que la religion nous prépare. Aussi, je l'ai bien décidé, tous les ans, s’il plaît à Dieu, nos chers enfants re- cevront leur arbre de Noeël ; plus ou moins richement décoré, il ne, leur en fera pas moins de plaisir. Il faut le plus souvent bien peu de chose pour rendre les enfants heu- reux ; quelques jolis fruits, des sucreries, des noix dorées, quel- ques petits jouets suffisent, à dé- faut de présents plus coûteux. D'ailleurs l'amour que les bons parents ressentent pour leurs en- fants suggère toujours le moyen de leur procurer une joie innocente et salutaire. J'espère même que l’arbre de Noël aura son utilité comme moyen d'éducation ; il pourra du moins nous épargner souvent quelque correction. Ka effet, nos enfants, après avoir eu tant de plaisir à voir un arbre de Noël, se réjouiront toute l’année de l’espoir d'en revoir uu nouveau, et la menace de les en priver, s'ils ne sont pas sages et obéissauts, produira plus d'impres-ion sur leur esprit que ies puuitions les plus sévères.” Les parents exprimèrent à Au- toine leur vive reconnaissance du plaisir qu'il avait procuré à leurs enfants. ‘C'est une bagatel'e, répondit-il, qui ne vaut pas la peine d’en par- ler ; mais je dois vous prier de vou- loir bien aussi accepter à votre tour quelques étrenues.”? A ces mots, il ouvrit la malle, qu’on avait déposée dans un coin de la chambre : ‘‘Reconnaissaissez- vous encere cette malle ? ajouta-t- il : c’est la vôtre. Quand je partis pour l'Italie, votre bonté pour moi l'avait abondamment garnie ; il est juste qu’à mon retour je ne vous la rende pas entièrement vid e. En achevant ces paroles, il en ti- ra des soieries et de belles fourrures qu'il présenta à la vieille mère en disant : ‘‘Daignez agréer ceci, ma chère maman ; le premier devoir d'un bon fils est d’avoir soin que ses parents soient vétus chaude- ment pendant la saison rigoureu- hi x" à . +. 2À D STANTONS PAIN RELI 1 Remède INTERNE et EXTER soulagement et la rison - immediate Rhumatismes, Crampes, Coliques, Maux de Gorge, Diarrhée, Névral- gie, Mal de Dents, Entorses, Con- tusions, Etc., Etc. C'est un “ Remède de famille”, Interne et Externe, soigneusement adapté À l’usage géné- , et qui devrait se trouver dans toutes les maisons, et dans la malle de chaque voyageur. A N'oubliez pas que le soin immédiat de n’im- M porte quelle douleur, vous épargnera un trou- Dans les cas où il vous serait difficile de vous procurer un médecin, le “‘STANTON *’ le remplacera, 11 calme et soulage immédiatement. En vente partout. Prix 25c. la bouteille. 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