à #7 re RE SATA 3 - Le v = a > l ; ‘ É Me # À RS hi É Nr + m5 Ne sie ; ; = . EE : ;, ei o #; : 24 a LUE. 5 F 4 : L'IMPARTIAL JEUDI. LE 4 AOÛT, 1904, dE +" 10 lie r@ —= , = : nn M à G . e autre. I! n’aime que son fils, son, penchée, fixant machinalement les! Il voulut secouer cette pensée, | —Panvre lang dont je ne suis soulager, Le curé rtr S La aIson ris Pierre. qfeuillets qu'elle ne voyait pas. s'imposa de songe à l'avenir de ses| pas digne ; eh bien, oui, j'ai com- |vait dit: Expiez ! Ft ils’ (Suite de laière. page) l'en reçus plusieurs encore ; mais, comme c'était moi qui prenais le courtier, jamais Monsieur Bonnet ne les a vues. quelquefois dire à Louis q donnerait à <a nièce si elle j'était heureux de penser que moi seul mettais un obstacle à leur ré- conciliation. Iln a jamais rien su. | J'y ai porté aussi ma fortune ; mes La dernière lettre vint de Nice. titre de rente, mes économies. Elle annonçait la maladie de Georges Tréguen. Puis elles ces- sèrent tout à fait. De ce temps, |Sant devant le grand portrait d'Eli sette Ramonatxo ; encor : une fan- M. Bonnet vieillissait. Il voulut faire son testement. Il avait grande confiance en moi et me con- sulta. Je lui rpeignis Elisette comme une ingrate, une orgueil- l'use qui ne l'avait jamais aimé : it institua Louis T'ixador son jhéri- tier universel. 11 s’affaiblissait de plus en plus. Le chagrin le minait. Un jour, n'y tenant pas, il me dit : —Je souffre Lrop en pessant que la fille de ma soeurest peut-être dans la misère. (Ces artistes, çan'a que de la gloire, et ce n’est pas suffisant pour vivre. Louis m'a s'élaissé ; il ne pense qu'à s'amu- ser ; je ne veux pas lui léguer une fortune qu'il gaspillerait peut-être. Je veux refaire mcn testament. C'est moi qui ai chassé Lisette ; elle est fière et ne reviendra pas; je ne puis la blâmer de s'être ma- Jiée selon son coeur. Et il me commanda d'aller lui chercher du papier timbré. J'obéis tout e71 maudi sant la “versatilité de re vieillard. Quand je l'eus installé dans sa chambre avec ce qu'il m'avait de- “mandé, je descendis par ce petit “escalier qu'il avait fait faire pour Ja commodité du servive, et qui communiquait par deux portes avec ma chambre et celle de Ja vieille bonne. Le lenlemain, je montai lui rendre mes comptes, comme d’ha- litude, puisque j'étais son homme d'affaires. Il y avait à peine dix minutes que je lui parlais, lorsque je le vis tourner les yeux et se ren- verser. Il avait une attaque d’a- poplexis. Il re“ouvra la connais- sance, mais pas l’usage de la pa- role, Une heure après, une autre attaque l’emportait. C'est alors, quand il fut couché sur son lit de mort et que, seul avec Louis, qui était accouru en toute hâte, nous le veillâmes pen- dant la dernière nuit qu'il devait passer dans la maison, que j'ouvris le tiroir de la table où il écrivait la veille. Il y avait un panier déplié. J'y jetai les yeux et, le passant à Louis :—Lis dis-je, cela te déshé- Jite ! Louis blêmit, J'ajoutai:—Tu ne peux supporter que cette for- tune aille à une femme qui t'a dé- «laigné, à un de ces bohêmes qui 22 sont bons qu’à dilapider ! Louis hésitait. Je ne pouvais le convaincre. À la fia, je pris le pa- pier, et, me levant :—C'est moi qui vais le détruire ! Je descendis pour le brûler, sans au’il s'y opposât. Arrivé daus ma «hambre, je ne sais quelle envie ‘olle me prit de garder cette pièce, -.t je l’enfermai précieusement. J'uis, je remontai. Après l'inhumation, les hommes & : loi trouvèrent un testament par Je quel M. Bonnet instituait son ne- Ge :u son héritier unive-sel, à condi- tion de distribuer quelques legs à & anciens serviteurs: J'étais du B >mbre. Louis tripla la somme qui me re- % enait, et, comme depuis ce jour il Z ‘avait pu se ‘lécider à revtrer dans E chambre de sou oncle, il se fit — nt. ses Pt et 0 re M © it oublier, disait-il. Dx jour où il en est sorti, il n’a rte. Il s'est marié avec une une fille qu'il n'aime pas, je le souvenirs, c'est un plaisir pour moi de les lire, de les relire. quand ma femme est endormie, je monte par l’escalièr que je connais Il était triste. Je l’entendais |seul, avec Louis, et je viens m'ins- wil par- |taller dans cette chambre où M. reve- | Bonnet a passé sa dernière nuit. nait, si seulement elle lui écr'vait. |C’ me l'avait enfermé que j’i remi: le wstruire la grande maison du de-|de corps et d’esprit, je lègue toute Quand elle fut terminée, il| ma fortune à ma nièce, Elisette | ressentait auprès de sa femme, qu'il y installa et m’abandonna celle-ci, |'Tréguen, née Ramonatxo, à charge | aimait, enfin, aujourd’hui, qu'il condition que je fermerais l’ap- | par e!le de donner cinquante mille |Vénérait come une sainte, cet:e tement du premier, occupé jadis | francs à Louis Tixador, mon neveu |souffrance, faite du remords de r M. Bonnet, et que personne|par alliance, et de partager vingt- (l'avoir méconnue, et d'une certaine y rentrerait plus jamais : Il vou-|cinq mille francs entre tous messer- timidité qui l’empêchait de lui té- ù :moigner une tendresse tardive qu’ Fait à Pergignan, le 4 Décembre elle aurait eu le droit de méconnai- tre, cela ne pèserair-il pas dan la nalatice ? N'ét À Quand elle eut fini de lire, Mar- ment sutlisaut ? ÿ'us, puisqu'il a le cœur plein d’un|Suerite resta nn moment la tête | rieure lui répondait : Non !.. viteurs. mais plus franchi le seuil de la |1558. Depuis que j'ai écrit tous mes! Le soir, est dans le même meuble où il 2 M'écris. % #) estament et les notes que etant mme .….... Ce soir, je me suis arrêié en pas- taisie de son oncle, qui l'avait fait peindre en Catalane, parce que la coiffure lui rappelait sa mère, di- sait-il. Klle avait l'air triste, et j'étais heureux. IL me semblait que j'étais vengé. Quelque fchose me dit qu’elle souffre... Mais pourquoi m'a-t-elle humilié? Et pourquoi Louis l’a-t-il aimée ?.. Ma femme se doute de «uelque chose : elle m’a entendu marcher, hier ; elle a eu peur. Klle va être mère et devient mueiveuse au der- nier point. Je ne voudrais pas lui dire la vérité. Joséphine insiste. voir qui va là-haut. Elle m'aime assez pour m'aprprouver. Au moins, elle n’aura plus peur. La cuisinière des Tixador lui a persu- adé qu’il y avait des ‘‘hruxas’’ dans cette maison. Demain, je lui dirai tout. ..... Elie veut :a- Un mois déjà que Joséphine est morte. Oh! cet air épouvanté quand elle a lu ce que j'avais écrit: Toi ! Germain! toi, tu as fait cela ! Et des pleurs et des sanglots ! Puis cette petite fille qui est née je lendemain...Ma fille !...Joséphine est morte, mais il me reste ma fille !.… ....... 000060 .0000.e 066 6 oc Louis aussi a une fille, mais qu’- elle est malingre ! Elle ne vivra pus. Marguerite ne marche pas en- core ; si elle meurt, tout sera pour Enfin, écrasée sous la honte et la douleur, elle pleura, clle pleura longtemps. Comisent sn père, qu'elle aimait, quelle vénérait, avait-il pu se rendre coupabie de cerapt? G:rmain, ile:t vrai, l’a. | que le bénéfice était allé. Cette rév.lation avait tué Josée comme ele avait tué sa mère. Marguerite voyait quelle tâche la moete lui avait laissée, Restituer ! il fallait restituer ! Mais à qui ? Et les larmes de Marguerite cou- laient de plus belle. A qui s’a- dresser pour retrouver les traces d'Elisette Tréguen ?..A Pierre ? Il fauliait donc tuer en lui le res- pect, peut-être l’amour filial ! Et sa pauvre mère, cette iouce Dolo- rès, fallait-il lui dire que son mari était indigne? Ce serait elle, sa fille, qui serait obligée d’accuser son père ! Quel calice d’amertume s'était approché des lèvres de Mar- guerite ! D'où viendrait la lu. mière ? La jeune fille se laissa tomber sur son prie-Dieu et adressa an ciel une ïfervente prière ; puis elle lut, eïle relut la confession de Gurmain ; ie matin la trouva en- core à genoux, ne sachant quel parti prendre. Comme d'habitude, elle alia à la messe, chez les Clarisses ; à Marie, inquiéte de sa pâleur et de ses yeux battus, elle répondit qu'elle avait eu la migraine. Mais, que la route avait changé ! Les maisons étaient ternes, les arbres tenaient leurs branches baissées en signe de deuil, le gazouillement des oiseaux r.:s- semblait à des lamentations, et la cloche du couvent, qui appelait les fidèles à la nesse, était un glas dont l'écho résonnait sourdement dans le cœur de Marguerite. Quand elle arriva dans la cha- pelle, le prêtre montait à l'autel. Elle se prosterna et demande à Celui qui donne la force et la lu- mière, de l’éclairer. Elle pria longtemps. En sortant, elle dépo- sa son offrande dans le tronc, mais elle en avait fait une autre plus grande et plus belle, que le ciel a- vait acceeptée. En échange, il avait dû lui donner sa grâce et ses cousolations, car ce fut avec une Pierre. Quelle idée m'a traversé l'esprit ! Pierre a quatre ans de plus que ma Josée...Un jour, toute cette fortune pourra êjre à ma fil- le...Si Louis en jouit, c’est grâce physionomie calme et apaisée qu’- elle sortit du couvent, «t qu'arrivée chez elle, elle frappa à la porte de son père. Dolorès, depuis un mo- ment, était partie pour acheter en ville les accessoires de leur deuil. à moi. Ilsera bien juste que mon enfant en profite autant que les siens. dise ie data Louis est sombre, il a du re- mords ; c'est un/peu tard. C’est sa bigote de femme, avec ses mô- meries. qui est cause de tout cela. Mais le pii est pris ;: comment se dépouiller, maintenant ? Je suis là, moi. Puisque nous avons tant fait, je veux qu’il garde tout..pour ma fille ! TT 000 ben For re bave die s oboc cs Cinq ans que je n’ai rien écrit. Marguerite est guérie ! Qui l’au- rait cru? Il faudra partager cette fortune. Bah! qui sait encore ? Elle à amené l’autre jour une pe-| tite qui m’a rappelé l’autre quand eile était toute enfant. Depuis la mort de Josée, depuis que Germain n'était plus qu’un pauvre être inconscient. Louis était repris de son humeur sombre. Un moment, sous la douce influence de Dolorès, son cœur, qui se laissait pénétrer par cette tendresse cons- tante, avait paru s’amolir. Au jourd’hui, le chagrin, le remords l'étreignaient de nouveau, et ce matin de mars, où le soleil voulait à toute force mettre une note gaie dans sa chambre, Louis, accablé, songeait : Voilà trente ans qu'il jouissait d’une fortune qui ne lui apparte- nait pas. Jin’était pas le principal coupable, mais il avait laissé faire, et c'était lui qui avait profité du crime. Dolorës disait que tout était chà- ‘l'rente ans !... Oh ! encore ce portrait ! Quand je monte, il me semble que ses yeux me poursuivent ; depuis quelque temps, j'en suis hanté. Je les vois | partout. Ne m'’a-t-il pas semblé les voir, l’autre soir, dans la figure de cette petite enfant trouvée ? Le manuscrit s’arrêtait là. E- pinglée à la dernière page, une feuille de papier timbré portait ces mots tracés d’uue écriture large et pleine : Ceci est mon testament : ‘Moi, Dominique Bonnet, sain DOMINIQUE BONNET'’ [son créateur. tié, quelquefois même en ce monde. Or, il n’ea rouvait douter. Ger- main, son complice, était déjà puni. Dieu lui avait pris sa femme, sa fille et l'intelligence, cette étincelle divine qui rapproche la créature de Lui, le riche Louis Tixa lor, l'opulent propriétaire, quel serait son châtiment ? N'é- tait-ce pas assez d’avoir e1 l2 cœur broyé aprés le départ d’Elisette ? Les larmes versées près de sa fille, alors qu’il la croyait infirme pour jamais, ne compteraient-elles pas ? Et cette souffrance inavouée qu'il \ ‘ Re 2 NN LL At Le pis tit il Uue voix Î : i «5 | ; Et Marguïrite glissait aux ze- enfants. Pierre éponserait-il, maintenant, Louise Domenech ? Et Marguerite se duiderait elle en- fin ? Ua coup frappé à sa porte in-! terroinpit s4 réverie. nt Ah! Louis Tixodor, vous de-| par vous ; pendant que vous vi-! viez luxe, elle mourut de misère... Vous avez volé ! Vous avez joui trente ass d’un bien mal acquis. Vous doutez du châti- went, mais votre heure sonne ; le châtiment frappe à la porte... Marguerite entrait. M. Tixador embrassa sa fille, qui, moins expansive que de cuo- tume, lui dit : — Mon père, je voudrais vous parler sérieusement. | À ton aise, fillette , voyons, qu’y a-t-1l ? Après toutes les tristess2s que nous dans le Lu venons de traverser, il | serait bo1 de voir des horizons moins sombres. Tu es enfin déci- dée à accepter Jen Domenech ? — Au contraire, mon père ; vous pouvez le :emercier défiuitivement. —Ce n'est pas possible ! ma pe- tite Marguerite. Pour le refuser ainsi, ii faut qu: tu aies autre chose en tête. Aies confiance en ton vieux père. Aurais-tu le coeur pris ? Nou, mon père ; nilui, ni d’au- tres. \C'est décidé : je ne me ma- rierai pas. M. Jixador se leva, impatienté. Marguerite continua doucement. fermement vous parlèr parce vous deman- —]J'ai voulu que j'ai un couseil à der. — Un conseil ! De quoi s'agit-il ? Et Louis se rassit. —Ua bea :coup in’a été pris par une de bijou auquel je tenais c … mes amies. Que faut-ÿ faire ? —Que t’a-1t-on pris? Qui s’est periuis? Je vais te le faire rendre. —Cette amie s'eu sert depuis quelque temps, il lui sera pénible de :’en défaire. — N'importe ; puisque cela t'ap- partient, tu n’95 qu’à le redeman- der et en exiger la restitution Et si elle ne veut pas ? —Si elle ne veut pas?... Mais qui est-elle ? Quand quelque chose ‘n’est pas à vous, ou le rend ! —je me i: suis toujours dit, mon père. Si, par hasard, vous aviez quelque chose qui ne “ous appar- tint pas, vous vous hâÂteriez de le restituer ? —Mais..…. dit Louis, surpris de l'ai, égrang: de sa fille. — Alors, reprit lentement Mar- guerite, alors, il faut rendre à Ma- dame ‘Tréguen le bien dont vous cer.aineruent, l'avez dépossédée ! Louis se leva, h£bété, regarda sa fille et put enfin murimurer : Marguerite ! Marguerite !..…. —Je sais tout. Josée m'a donné a confession /.e mon père. t —Germaina écrit ! Le malhen- reux !| Et Louis prit sa tête dans ses mains. —S$Sa femme l'a lue, dit Margu:- morte. Josée l’a ine. .: Moi je ne mourrai pas, puisq'ie je suis là ; mais il faut réparer ! rite; elie est elle est morte aussi. Louis, affaissé, répitait tou- jours : Margueri'e ! c'est M irgue- rite !... —Je vous aiderai daus cette tâche. Diéu me donuera la force ’ vous me refuserez pas, dites, mon |! père, vous ne voudrez pas garder plu, longtep; ce qui 4'est pas à vous ? noux de M. ‘lixador, qui avait toujours la tête dans ses mains et paraissait aréanti, Voilà où l'avait conduit sa faute. Sa filie, pour qui il aurait tonjours dû être un m)ièle, un objet d : res- pect, Ge vénération, sa fille si pure, si noble, sa fille qu’il aimait tant, savait tout et le jugeait, le inmépri- plus douiol:s ; que celle là, se | conférences avec Louis Tixador. mis ce crime. Souvent, j'ai eu la tentation de me dépouiller. Cette: richesse me brûlai. ; main Gerinain était là ; il ne voulait pis restituer. Puis, toi et tou f.ère, que j'ai ha- bitués à l’opulznce, pouvais-je vous vait entrainé ; mais c’est à Louis | mandez le châtiment ? Vos larmes, |coudamiacr à la médiocrité... à la’ Depuis | vos douleurs, vos tortures Dès ont | pai.vreté même? Germain me’ l'a | bientôt trente ans, il jouissait d’une | dans la balance divine, c'est cer-| dit, souvent. Il faudrait donner fortune qui ne lui appartenait pas. |tain ; mais une créature a souffert |Jes intérêts accumnlés : la fortnne de ta mère y passerait presque en- tiè e. Pais-je la réduire à la mi-' sère!... Et, surtout, pnis-je lui dire qu’elle est la femme d'un vo- | leur ?.:. — Ma mère vous aime : elle vous pardonnera comme on pardonne à ceux qu’o41 aime ; je suis sûre qu'- elle ne voudra pas garder une obole tant que justice ne sera pas faite. — Elle va me mépriser, me mau- dire ! — Mon père j'ai réfléchi et sur- out j'ai bien prié. Laissez-0 piendre un peu de votre fardeau. | Dieu vous tiendra compte de l'in- tention. Cherchez les traces de Mme Tréguen, sans rien dire à ma J'ai foi en Dieu et suis cer- mère. qu'il nous suggérera le mo-! taine yend'opérer cette restitution sans | que celle que nous aimons en con- naisse le vrai motif... Peut-être, dans vos amis, trouverez-vous quel- | qu'un qui fera secrètement les dé- marches nécessaires. —Mes amis ? Ily a Noé ; mais comment lui avouer ?... Dome- nech ? jamais plus ilne voudrait toucher ma main. Marguerite restait pensive. —Si vous vouliez, il y a es hom:nes à qui l’on peut confier un! secret ; ceux-là savent mourir plu- tôt que de trahir. k — Un prêtre ? —Qui, mon père. à M. Martres, le curé Jean. Mieux que personne, vous guiderà. M. Tixador hésitait. Enfin : —Tu as raison ; merci, ma fille. Elle s'approcha pour l'embras- ser ; mais lui : — Non, je nesuis pas digne d’em- brasser mon enfant. Courbé, huwilié, il passa devant Marguerite, gagna la rue et prit le chemiu de la ville. Le lendemain, le digne curé de Saint-Jeau offrait sa messe pour la prel:1s égarée rentrée la veille au beicail. Il s'était chargé de faire les dé- marches voulues pour retruver. Mine Tréguen, et il avait apsrouvé la résolution de Louis ; ne rien di- re à sa femme ni à son fils. Confiez-vous de Saint- il Ce dernier revint quelques jours | après. Il avait brillamiment passé ses Geruiers exaiiens et s’occupa, dès son retour, d'iustalier sox cabi- net d'avocat dans une belle maison de la place Laborie. Ce tracas, puis quelques conseils à donner l'oc- cupèrent pendant lÆté. Il ne ve- nait au Vernet qu aux heures des, repas et repartait aussitôt après. | Il ue voulait ‘as parler à son père; du rêve qu'il caressait de nouveau. Par re pect pour la mémoire de sa fiancée, il s'était interdit toute allu- HEART AND NERVE. we thiuk we can supply or have choisi une expiation. C'était # qui soignait Germain ; lui, l’e gueilleux Lonis, rendait à con f re de lait les plus humbles servi (A suivre ) Deranged Nerves AND Weak Spells. | à Mr.R.H. Sampson's, Sydney, N.S., 4 à Advice to all Sufferers from Nerve Trouble is “GET A BOX OF MILBURN'S Lu 7 | # ul n je or L » PILLS.” He says: ‘I have been ailing for about . a year from deranged nerves, and very often weak spells would come over me be so bad that I sometimes thought would be unable to survive them. I have been treated by doctors and have taken numerous preparations but none of them belped me in the least. I finally got a box of Milburn's Heart and Nerve Pilis. Before taking them I did not feel able to do any work, but now I can work as wellasever, à thanks to one box of your pills. Fi have made a new man of me, and advice to any person troubled as I 4 to get a box of Milburn's Heart and Nerve Pills.” Price so cts. per box, or 3 for $1.25, all dealers, or THE T. MILBURN CO. Limited, TORONTO, ONT. Exceptionally Artistic Rings. The E. W. Taylor at all times” carries 1 .ompreheusive coilection Lx t ot exceptional y ar.istic Ladies … Rings. 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Un soir de juin, cependant, elle y accompagna ses parents et le lieutenant Bourcier, qu’elle présen- ta aux ‘Tixador comme son fiancé. La petile linotte qu’elle était se voyait déjà aux bals de corps et se coinposait en imagination les cos- tuines les plus seyants. Margue- rite écoutait sou bavardage, lorsque Louise lui demanda : —Et toi, quand feras-tu tou choïx ? Elle répondit et souriant : ——Mon choix est fait. of the Backs and Shoulders on Horses. Summerside, Prince Edward Island CURES Fever Sores, Salt Rheum, Scal Heads, Itching or Bleeding Piles, Pimples, Sore Eyes, Ringworm, Blotches, Erysipelas, Inflammation, Blood Poison, Cuts, Bruised Burns, Sprains, Chapped Hands, Corrs, and all Eruptions of the Shin from any cause whatever. It also cures scratches, and wounds PRICE, 25 AND 35 CENTS For Sale by all Druggists and Country Merchants NEIL MCKINNON, Proprietor au Vernet. Il avait de longues Dolores s’en réjouissait. Son mari sait peut-être. Ii rougissait, illde Josée, elle sesfût trouvée bien | was induced to courbait la tête devant elle. V/|heureuse. Touis pratiquait et il Ointment whic a-t-il pour un père une humiliation |1 aimait. s-utir déchu devant ses enfants ? 1l releva Marguerite. 2 LS JAMES THOMAS, Sumimerside, Le curé Martres venait souvent | SAYS : kinnon's l’en tourait d’affection, et n’eût été suffered a gieat deal from Sore le chagrin que lui causait la mort | Eyes caused by snow-blindness. I h: great healing powers of ee Que pouvait elle désirer cure of them in a few days de plus,?....4u1, qui repoussait fa- have also uset your Done 6 cilement jes mendiants, ne laissait other purposes and find it far | pas approcher une misère sans la |:'or to any salve on the market,’ “L desire o bear testimony to L English Ointment. I try a box of your h made a r