.— RUE RE RE © 7 orne L'IMPARTIAL JEUDI LE 22 JANVIER 1903 M, Tarte À Worcester X Nous reproduisons les extraits! qu’on va lire du discours qu’à pro- noncé mardi soir, a Worcester, par l’ex-ministre des Travaux Publics du Canada : “Le Canada votre patrie, traverse ence moment une époque de re- marquable prégrès. Nos ressources trop méconnues appellent de plus en plus l'attention. Nous possédons tout ce qui est nécessaire pour de- venir une grande nation. Nous pos- sédons des territoires immenses, des pêcheries incomparables ; nous avons du charbon en abondance. (Appl.) Nous le vendons moins cher que vous le payez ici. Nous avons aussi de jolies filles et de bonnes mères de famille. J'en vois ici. (Appl.) Quand j'étais au ministère, je me suis efforcé de faire une route com- merciale qui serait de 50 milles plus courte que celle des pour le trafic de l'Ouest canadien. S’ii est possible, nous allons tâcher de la rendre plus courte. M. Tarte dit ensuite avec empha- se qu’il est un ferme croyant dans la province de Québec et qu'il a foi dans l’avenir de la race canadienne- française. Et pour accentuer da- vantage cette affirmation, l’ex-mi- nistre des travaux publics du Ca- nada, dit : ‘“Je crois pouvoir dire sans crain- te que je suis de ma race et de mon pays. Si cette politique eut été ap- pliquée il y a vingt ans, il n’y au- rait pas autant de Canadiens aux Etats-Unis. Nous ne vous avons pas perdu de corps ni d'âme, mais nous vous verrions encore avec bon- beur au Canada. Nous ne voulons pas déchirer l’é- vaugile des Etats-Unis. (Cependant nous croyons que nous n'avons pas ici la justice à laquelle nous avons droit. J'espère que vous nous aiderez à être plus généreux envers le pays qui se développe de l’autre côté. Nous sommes un petit pays mais nous avons tiré notre épingle du jeu. Toutefois nous avons quelque ch_se à apprendre. Nous aurions pu faire davantage avec un meilleur outillage. Je regrette, continue M. Tarte, de n'être pas plus au fait des choses franco-américaines. Ma visit: ne sera pas la dernière. Lorsque nous avons été dé laissés en 1860, nous sommes restés avec le clergé et le peuple. Ne jetons pas le manche de la cognée. Nos écoles élémentaires ont fait des progrès qui s’accentueront grâce à l’alliance du clergé et des Canadiens. Les Canadiens ne seraient plus XOX x françâis. D'autre part, ils ne se- raient plus français, s'ils n'étaient pas restés catholiques. J'ai plaidé coupable d’avoir été français et catholique. Je suis revenu de la France. J'ai fait le tour de la province d'Ontario et partout j'ai été applaudi parce que je n'ai pas eu peur de me dire Canadien-Français. Aux Etats-Unis, vous êtes respec- tés pour cette raison. Vous êtes plus français que nous. Laissez-moi vous dire que ce n’est pas quand une race s’épouse jeune qu'elle est d:stinée à disparaître. (Appl.) Nous nous multiplions plus que S. Etats-Unis l'Evangile. Ce que nous avons de | mieux à faire c’est de ne pas oublier | les traditions de nos ancêtres. | La province d’Ontario vient de | perdre six députés. En réplique à l'observation d’une dame, M. Tarte répondu : Pourquoi ne feriez-vous pas comme nous ?”? M. Tarte ajoute que sa vie politi- que a été accidentée. Ils’est effor- cé de juger les hommes et les choses comme il les connaissait. Il en est venu à la conclusion de ne pas se former d'opinion d'avance. ‘“Nos luttes politiques nous ont fait beaucoup de mal. Ayez de l'esprit public et soyez patriotes. Jugeons les questions ; nous som- mes une minorité, mais soyons u- nis ! Disons, entre-nous, que nous som- mes pcrtés à nous jalouser les uns les autres. J'ai vu de: hommes tomber à cause de leur jalousie. ”? Une voix.—‘"YVou are one of them.”’ ‘‘Je ne suis pas encore tombé, a répliqué vivement M. Tarte. Je suis redevenu journaliste et plus in- dépendant. J'espère avoir encore un rôle s jouer’ Un journaliste en tutelle n’est pas digne de son rôle. Si jamais je suis mis en tutelle, je quitterai la vie politique. Avant de partir du ministère, j’a- vais rêvé de visiter les Etats-Unis. Je réalise ce rêve et je ne l’aban- donnerai pas tant que je n’en aurai vu la fin. Vous avez, continue-t-il, les élé- ments nécessaires pour vous déve- lopper. Travaillons ensemble pour notre plus grand avantage et avant vingt ans nous pourrons faire des prodiges.”? M. Tarte cite à ce propos l’Aca- die, qui, il y a vingt ans, était à peine française. Aujourd’hui le français y est couramment accepté. Même reconnaissance dans l’Onta- rio où l’élément français s’affermit. Faites votre devoir, finit par dire M. Tarte. Nous sommes fiers de vous et comptons sur vous.—Ze catholiques s’ils n'étaient pas restés ; Progrès de Lawrence. Une Noce de huit jours Dernièrement, on a célébré le| Montreal Un nouvel accident qui a causé la mort d’un homme est arrivé, mariage de la fille d’un schlacht- Est-ce du Oo Aux Etats-Unis on calcule géné- ralement le progrès par les chiffres; en Chine, on s'; prend d’un autre moyen ; on évalue l'accroissement partout où il se produit, par l’habi- leté. Les Grecs et les Romains aux plus beaux jours de leur bhis- toire, agissaient comme les citoyens de la grande République améri- caine ; mais leurs calculs n'étaient pas toujours justes. Si le progrès s’évalue réellement en chiffres, soit en ce qui concerne la population ou l’ascendant com- wercial, la position des Etats-Unis comme première nation du monde est d'ores et déjà assurée. Nous entrons dans le nouveau siècle vec une population d'environ 79,000, - 000 d'habitants, soit le double de celle du Royaume-Uni, 20,000,000 de plus que la population de l’Al- lemagne et plus du double de celle de la république française. Les E- tats-Unis approchent rapidement du premier rang dans le conseil des nations, en autant que les sim- ples chiffres sont considérés. Mais est-est là tout ? Les plus puissantes nations de l'antiquité furent tour à tour à la tête de toutes les nations, mais ne tardèrent pas à perdre la place con- quise et à rétrograder rapidement. Les Etats-Unis seront-ils une ex- ception dans l’histoire ? Progres D que la population des onze plus grands Etats de l’Union, et «i ces élèves marchaient à la file indienne ils formeraient une procession de 300 milles de longueur. ville dépense plus pour le maintien de ses écoles que plus d’un royaume d'Europe ou d'Asie ne dépenee pour son support. Malgré les dépenses énormes que l’on fait un peu partout pour les écoles, malgré la diffusion de l’ins- truction dans le pays, le crime di- minue-t-il dans la Grande Répu- blique ? Le Dr Arthur MacDo- nald directeur du bureau national de l'éducation, dans son rapport annuel trouve qu’en dépit de l’ins- truction, le suicide, la folie et le crime ont continuellement augmen- té aux Etats-Unis pendant les 40 dernières années. Et fait à noter, c'est que les Etats où l’instruc- tion, est le plus développée ont pro- duit le plus grand nombre de cri- minels. N'est-ce pas là une preuve que l'instruction que l’on donne aux E- tats-Unis pêche par la base ? Certes, il y a qnelque chose qui cloche quelque part, et si l’on vou- lait chercher un peu, on pourrait trouver le remède à la situation. Le progrès dans le domaine de l'instruction dont sont si fiers cer- tains Etats de l’Union n’est donc Ne serait-il pas sage pour eux maintenant ce se dire qu’ils sont, arrivés à un tournant dangereux dans leur accroissement national et social et de s'arrêter un peu, avant de pouisuivie leur route avec trop| d’impétuosité ? Les autorités de tôt. pas du progrès, ce n’est réellement qu’un champ plus vaste ouvert aux plus mauvaises passions hu- maines, et où se perdront la géné- ration présente et les générations futures si l’on n’y met arrêt bien- Qu'on se mette à l’œuvre New-York se font gloire de possé- | quand il en est temps encore ! der plus d'élèves dans leurs écoles’! JEAN DoR1ION. Halifax —————— Un syndicat est à se former dans la capitale né-écossaise, en vue d'envoyer une expedition à la re- cherche d’or au détroit de Magel- lan. Des navigateurs qui arrivent du cap Horn, disent qu’ils ont trouvé de l’or dans le sable de la côte. Session Extraordinaire Le président Roosevelt est si dé- cidé à pousser le congrès à voter une loi régularisant les trusts, à la présente session, qu’Il convoquera une session extraordinaire dans le cas où la session actuelle n’adopte- rait pas le projet de loi contre les monopoles du procureur Knox, in- troduite à la chambre des représen- tants par le président Jenkins, du comité judiciaire. Sir Wilfrid Laurier Le World de Toronte et le Aa! Fredericton, N. B. Vendredi le 9 du courant le grand jury du comté d’Vork a dé- claré fondée l'accusation contre Mme Annie Marston, de Fredé- ricton, qui aurait empoisonné son mari. Celle-ci a comparu devant le juge Gregory et a plaidé non cou- pable. La prisonnière est une jeune femme. Elle semble conserver tout son sang-froid. Son procès a été remis au 27 çou- rant, à la demande du procureur- général Pugsley qui veut faire ve- nir des témoins d’Ontario. Mme Marston sera défendue par M. Z. A. Curry, C. R., de St. Jean. eee Westville, N. E. Mercredi de la semaine dernière, dans la nuit, des voleurs se sont introduits dans la banque ‘‘Nova Scotia” et après avoir fait main ‘basse sur ce qu’ils ont pu trouver, zitsh (gentilhomme polonais), par) des noces qui ont duré huit jours. | Le père de la jeune mariée a voulu | se conformer aux traditions qu’on | ne rencontre plus que dans les ro- | mans de Sienkiewicz. Il y avait, 40 invités en tout, et pour les ré-|! galer, il a fallu sacrifier : 8 veaux, | 6 moutons, 6 cochons, 40 oies, 8 | canards, 59 poulets, 10 pouds de! farine, 30 tonneaux de bière, 10! seaux d’alcool, 50 bouteilles de li-| queur, 10 fûts de vin, autant d’hy-| dromel et 3 seau de rhum. Mais! toutes ces provisions étaient dé jà | épuisées le cinquième jour et l’ai-| mable amphitryon a dû les renou- | veler. Les invités ne se laissaient | pas de vanter les splendeurs de la fête. Iln’y avait qu'un mécon-|! tent, le gendre : la moitié de la dot avait passé à payer les frais de la noce. PSE PRE New-York | la semaine dernière, sur la voie du Grand-Tronc, Laprairie. entre Brosseau et Le convoi du Delaware & Hudson, en route pour Mont- , réal, venait de laisser la gare de Laprairie, quand le mécanicien en charge de la locomotive aperçut le |cadavre d’un homme étendu près des rails. Le train fut arrêté aus- sitôt, et l’on découvrit que le mal- heureux avait été décapité, au cours de l’accident. La tête, com- plètement séparée du tronc, gisait à quelque distance, dans la neige. Le cadavre fut recueilli sur le convoi et amené à la gare Bona- venture, où le fourgon de la mor- gue le reçut pour le transporter à ce dernier établissement. On trouva plus tard que le dé- funt se nommait Jos. Elie Duquette, et était employé depuis deux ans par la compagnie du Grand-Tronc, comme serrefrein à bord d’un train de fret. La cause de l’accident est encore inconnue, mais on a tout sont entrés dans une pharmacie, y enlevant $150 et de là sont entrées dans un magasin de bijouterie, vo- lant tout ce qui leur est tnmbé sous la main. disent que Sir Wilfrid Laurier don- nera sa démission de premier mi- | nistre immédiatement après la pro- chaine session. Ils ajoutent qu’il y aura dissolution avant même que Sir Willrid résigne. Le premier ministre agirait ainsi sur l’avis des médecins anglais et américains qui lui auraient conseillé des se retirer du tumuilte des affaires. VOILA LA REGLE Quand on est enrhumé, il faut se soigner de suite avec le BAUME RHUMAL.. La rumeur de la retraite pro- chaine de sir Wilfrid Laurier s’ac- crédite de jour en jour. Le pre- mier ministre est loin d’être mieux et l’on nous assure que sa démis- sion n’est qu’une question de quel- ques mois.—Ze Journal. mr ne nn Famine de Charbon Better than ever Fail is setting in. New goods arriving weekly. Country pro-- duce taken in exch- ange for goods a: highest market value. Not necessary to go out of the La plus grande misère existe à Chicago à cause de la disette de charbon. Au deia de 6,000 familles village for Bargains. en souffrent, et on appréhende un Right at the old stand you can Vu la rareté de charbon, la situa- tion est devenue alarmante parmi la pauvre classe à New-Vork. Le seul moyen qui reste à ces pauvres gens de se chauffer est de voler le charbon à bord des chars la nuit. lieu de croire que l’infortuné est soulèvement, si leur état n’est pas tombé sur la voie, entre les wa- | amélioré. gons, dans une fausse manœuvre.| A Providence, IJil., la situation Il y aura enquête du coroner. |est aussi alarmante, Un jour de la Duquette demeurait à St-Henri. semaine dernière, un nommé James Il laisse une femme et un enfant 4- Doyle et sa belle-mêre ont été trou- get GROCERIES, DRY GOODS, BOOTS and SHOES, HARD WARE etc., etc., at as cheap a price as elsewhere. S. E. GALLANT. Abraham'’s Village, gé d'un mois à peine, per morts gelés dans leur maison, | | Et cette! THE FAIRBANKS Gas and Gasolene Engines FOR ALL POWER PURPOSES BUILT IN ALL SIZES These Engines are the Cleanest, Most Convenient and Most Economical Form of Power. SEND FOR CATALOGUES AND PRICES. Vertical Gas or Gasolene Engine, 1. 2 & 4Horse-Power Fairbanks Standard Scales Valves, Pipe & Fittings, Mill Supplies, Machine Tools. THE FAIRBANKS COMPANY __ 747 & 749 Craig St., Montréal. NUTICE As we require cash to pay our bills wits thank our customers for a prompt settlement of all accounts rendered 81st December. All accounts not settled by 15th February will be handed to our solicitor for collection, Bruce Stewart and Co. Steam Navigation Co’s Wharf. CHARLOTTETOWN Fr & +4 LOBSTER SUPPLIES No PRET es Herring Nets, Cotton Twine, Rope, Sali, Bar Iron, Galvanised Sheet Iron, Etc. At lowest prices. Brace, McKay& Co., Ltd : Summerside, P. E. I. January 8th 1903. 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