PEN ie: dé sninténinen en gone gt 0 ss héereetnen AA 2 RAT AE POLE EL AGE EP NET DS - si" eeepeeret en rene pp de 7 na vers mer ë 7 Re a Te £ RER re PO PETS D SUPPLEMENT DE L’'IMPARTIAL Par un Tel que promis, nous donnons aujourd’hui à nos lecteurs la protestation si énergique de M. Cook, ancien | député libéral de Simcoe- Est, contre la trahison de ses chefs envers l'électorat canadien. Conservez ce document. Les partisans quand même insulteront M. Cook, mais ils pe peuvent pas répondre à ce terrible réqui- sitoire. | Certains libéraux, prêts à tout avaler, s’é- tonneront peut-être de la sévérité de M. Cook ; mais un moment de réflexion suffit pour justifier sa dolère. Le parti libéral! compte beaucoup d’honne- tes gens dans se$ rangs qui ont eru leurs chefs sincères lorsqu'ils dénonçaient et accu- saient les conservateurs. Et maintenant qu'iis ont constaté que toutes ces dénoncia- tions ne valaient rien puisque leurs chefs ont fait pire que les conservateurs, n'est-il pas naturel que la hohte s'empare d'eux pour £e changer en colère, sous l’infiuence de la ré- flexion. Ils ont tout simplement l’affront que vous ressentiriez si votre voisin vous ayant pro- mis vingt années durant de vous payer quand il en aurait le moyen, finissait par vous en- voyer promener. M. Cook accuse le gouvernement, avec preu- ves à l'appui, d'avoir honteusement violé ses promesses comme suit : A—De maintenir l'indépendance du Parle- ment. B—De rendre le Parlement juge dans tous les cas où des ministres sont accusés de mau- vaise conduite C--De réduire la dépense. D—De diminuer la dette. E-—De réduire les taxes. F—D'aboiir la Protection. G—D'obtenir une préférence pour les pro- duits canadiens sur le marché anglais. H-—De prohiber le trafic des liqueurs alcoo- liques, si cette opinion prévalait dans un plé- biscite. I--De réduire le nombre des ministres dans le cabinet. J—De diminuer la dépense au compte pensions de retraite. K-—D'abolir le ministère de l’industrie et du commerce. L—D'aboiir le Sénat. Voici, à de légères omissions près, la te- neur de son manifeste aux libéraux du Ca- nada. is ont trahi leurs promesses an peuple “Ce n'est pas Sans me rendre entièrement ompte de la responsabilité personnelle que j'assume, de la gravité de l'accusation que je m'en vais porter que j'expose ici une convic- tion bien mûrie (chez moi, en esprit et en conscience. ‘““J’accuse les chefs actuels du parti libéral, sir Wilirid Laurier et ses collègues du cabi- net (ceux-là, du fmoins, qui étaient membres du parti libéral dhns l'Opposition ) . “JE LES ACCUSE D'AVOIR RENIE LES PRINCIPES DE NOTRE PARTI, D'’A- VOIR TRAHI URS PROMESSES ET Le FOI JUREEÏ}JAU PEUPLE DU CANA- “Et je porte ceBte accusation, je le répète, avec la compréhergsion parfaite de sa gravité et de La responsaHilité personnelle que j’assu- me en le faisant. | Mais je le fais avec ia fer- me conviction le j'accomplis un devoir. Etant l’un de ceux dont les efforts, pour fai- bles et modestes YWu'ils aient été, ont tendu, 7 années durBnt, à mettre ces hommes- des “DANS LES POSITIONS OTTLS OCCU- PENT ET QU'ILS ONT DESHONOREES, JE NE PUIS ECHAPPER A MA PART DE RESPONSABILIFE DANS LEURS ERRE- MENTS QU'ENILES DENONCANT ET LES REPUDIAN'F AINSI PUBLIQUEMENT ‘Je prends ce rhoyen d'accomplir ce que je crois être un devoir de conscience, parce qu’il me fournit j'occakjon de demander à ms amis däu parti libéral s'ils peuvent logique- ment concilier le maintien de leur allégean- ce aux hommes qi les ont trahis et qui ont trompé le pays avec leurs propres convictions sur Ce que requièllent, les principes du libéra- ‘“Je pourrais mParréter ici et demander à mes amis libéraux} d'examiner l'accusation qne je viens de porter}, à la lumière de ce qu'ils connaissent de l'histoire politique de la Con- fédération, depuis que les chefs libéraux ont pris la direction des -affaires. Mes amis libé- raux sont intelligents et ils lisent : ils ne sauraient manque de connaître que PAS UN SEUL) DES PRINCIPES QUE PROFESSAIT L PARTI SOUS Late RECTION DE BROWN, DE MACKENZIE ET DE BLAKE N’EST AUJOURD'HUI SUIVI PAR LE EFS ACTUELS DU PARTI. # Des emplois | publics aux députés “L'un des principes politiques les plus chers aux libéraux, c'est que l'indépendance du Par- ement devrait étre scrupuleusement sauve- gardée. Nous avons soutenu, comme parti, qu'il est funeste % toute législation honntte * fatal à l'indépehgance personnelle des mem- bres du Parle que le parti au pouvoir puisse se permette de donner ou de promet- tre des emplois Sälariés aux députés: que ce sol comme réColipense de leur fidélité dans le passé où comnbe invite à leur -llégeance futu:c. M. Blake! à exprimé les vues de no- tre parti à cet égard ; et, dans la dernière session même du Précédent Parlement, le mi- nistre actuel des ljostes, avec l'appui de tous Ho ee aux Communes, consacrait . PrncIpe ans une mesure qu'il proposait lui-même à la rathfication du Foneltet Ce bill pourvoyait à ce que nul membre fût éli- gible à aucun ernploi ou position compor- tant salaire et dépendant de la Couronne, pendant l'existence du Parlement où il était député et même ‘in an encore après la dis- solution de ce Pa ;]ement. À l'appui de S:: proposition, M. Mulock se lançait dans un ‘vigoureux réquisitoire con- tre le gouvernement conservateur parce qu'il avait pris des députés à leur sie siège u DE Pour Les caser dans un poste sa- ariée. Parlant cles vices en général] de cette pratique qui} sondamnait, et à laquelle Re Pur but de mettre fin, M. 2 875 “e 1 Moir Hansard de 18%, P. ativelter à l 1e | gouvernement peut faire L er les empléis publics aux yeux de ses F +7 de faÇŒn à indurre queïques-uns et t” tre un nomêye croissant d’entre aspirer à ces itions, au lieu de repré- senter ici leurs Emandants, loin d'exercer ur Jugement impértiai et d’avoir une influen La condamnation du régime Laurier-Tarte ANCIEN DÉPUTÉ LIBÉRAL, M, Cook | ce salutaire sur |‘ Adm'usiration, ces dépu- tés deviennent de simples parasites du pou- voir et cessent de représenter l'opinion de leurs électeurs. Il y a plus, circulant au milieu de leurs collègues, ces députés devien- nent de véritables agents de corruption dans les propres rangs de leur parti.’ M. Mulock condamnait cette pratique com- me dégradante et de nature à abaisser le niveau de la vie publique, en la remplissant de chercheurs d'emplois et de chasseurs aux places. Tous les chefs et députés libéraux soutinrent M. Mulock et prononcèrent de vi- goureux discours dans.le inême sens. 11 ne devait pas en aller autrement, car cette mesure n'était que la consécration de l'un des principes les plus chéris du libéralisme. C'est un principe auquel le parti était lié, et 2 rropos duque, le peuple avait droit d'at- tendre de nous que nous y resterions fidèles et que nous le mettrions en honneur lorsqu'il nous confia les rênes du gouvernement. Comment nos chefs ont-ils rempii leur pro- messe à l'électorat” Le trafic des places Au cours des nombreuses années que le par- ti conservateur avait été au pouvoir, jusqu'à l’époque où M. Mulock présentait sen bill, que lui et d’aut:s appuyant Si vigu- reuses dénonciations, dix-sept députés avaient été nommés à des emplois. PENDANT LES QUATRE ANS D'EXIS- TENCE DU PRE: Ü: ERNE- MENT TREIZE DEPUTES (x) ONT ETE AINSI APPELES À DES EMPLOIS PUBLICS, AVEC DES SA- LAIRES SE MONTANT A $39,000 PAR ANNEE “Si grand était l'empressement scandaleux du premier ministre actuel à mentir à toutes ses déclarations antérieures et à ridiculiser son parti, sur ce principe de l'indépendance du Parlement, que dès le 8 juillet 1896, ïl écrivait à M. François Langelier, député de Québec, dans les termes méprisables qui sui- vent: “Voici ce que je vous propose: la place du lieutenant-gouverneur sera ouverte pour vous à la fir de 1897, et si, d'ici là, vous n'êtes pas nommé juge, j'ai l'intention de mettre cette place de lieutenant-gouverneur à votre disposition." ‘Plus tard, M. Laurier écrivait encore au frère de M. Langelier, lui demandant de ‘‘di- re à François que je veux qu'ik n’y ait pas de malentendu; je tiens à ce que ma promes- se soit considérée comme sacrée”’. “M. Langelier continua de siéger et de vo- ter, au Parlement, pendant deux sessions, avec cette promesse dans sa poche. C'était bien là ‘“‘le pur parasite de l'administration, se promenant au milieu de ses collègues com- me un awent de corruption dans leurs pro- pres rangs’’, selon l’énergique expression de M. Mulock. ‘Au bout du temps fixé, la ‘‘promesse sa- crée”’ de sir Wilfrid fut remplie, et M. Lange- lier devint juge, avec un salaire de $5,000 par année. “Si démoralisante a été l'attitude et si pernicieux l'exemple offerts par le gouverne- ment sous ce rapport que, tout dernièrement, l’un de ses partisans écrivait à l’associa- tion libérale de son comté pour lui déclarer sans vergogne que, s’il était de nouveau choi- si candidat et qu'il vint à étre élu, il considè- rerait son siège au Parlement comme un marche-pied pour parvenir à un emploi sala- rié, n'y mettant qu’une condition, c'est que cet emploi comportât un traitement conve- nable. “M. Mulock était assurément prophète quand il disait que ‘l'électorat, en consta- tant cet état de choses en viendrait à la conclusion que la suprême ambition qu’un homme puisse avoir en entrant dans la vie publique c’est de pouvoir, en passant par le Parlement, s’acheminer vers une conforta- ble position à vie.”’ ‘* ET IL EST BIEN SUR QUE LES LI- BERAUX HONNETES NE SAURAIENT EXCUSER NI MANQUER FE PUNIr LEURS CHEFS TROMPEURS QUI, SUR CETTE QUESTION DE L’INDEPENDAN- CE ABSOLUE DU PARLEMENT, ONT RA- VALE LE DRAPEAU DU LIBERALISME ET L'ONT TRAINE DANS LA BOUE.’” Protégeant Sifton ‘“Parmi les solennelles déclarations de principes faites par la convention nationale libérale d'Ottawa, en juin 1893, était la sui- vante qui portait sur le principe de l'indé- pendance des membres du Parlement : “Que c’est le droit antique et indiscuté de la Chambre des Communes de s’enquérir de toutes les matières concernant les dépenses publiques et de toutes les accusations de conduite illégale officielle portées contre des ministres de la Couronne, et que le renvoi de telles matières devant des commissions royales créées sur l'avis de l'accusé est con- traire à la responsabilité vraie es ministres envers la Chambre des Communes et tend à affaiblir l'autorité de la Chambre sur le gouvernement exécutif, et que cette conven- tion affirme que les pouvoirs des représen- tants du peuple en cette matière devraient en toute occasion convenable être mainte- nus. ‘ Ceci était alors la conviction déclarée du parti libéral. Je crois que c'est encore la conviction de tous les vrais libéraux. La publication d'une telle déclaration implique une promesse au peuple, promesse que, comme parti, nous ne pouvons ignorer, encore moins répudier sans qu’on puisse nous accuser de fausseté et de déshon- neur. Comment les chefs de notre parti ont- ils tenu cette promesse ? “Le 27 juin 1899, Sir Hibbert Tupper a porté, de son siège au l’arlement, nne série d'accusations distinctes, vingt-sept en tout, au suiet de la direction des affaires du Yu- kon par le Département de l'Intérieur. I] al- Note du traducteur: (x) A la vérité, c'est VINGT placés en quatre ans, que devrait dire M. Cook. II faut, en effet, compter MM. Girouard, Pi- nault, Lemieux, Sheyn et Robi- doux, députés libéraux à Qué- bec et placés par Je gouverne- ment Tarte-Laurier. Et.il y a de plus, par- mf es seuls députés d'Ottawa, MM. Forbes, King, Béchard, Cameron, Lister, Devlin, Langelier, Choquette, Demers, Yeo, Fiset, Jo- ly, Ellis, Rinfret, Beausoleil—et cela même RE à nn ae RS CCE Me: |: sans compter MM. Stenson et Casey, sur le point d'obtenir leur fromage. léguait incapacité, conduite illégale, corrup- tion et malfaisance. Dans une partie de ces accusations, l'hono- rable Clifford Sifton, ministre de l'Intérieur, était personnellement accusé de la façon la plus grave et toutes les accusations incrimi- naient sa conduite— et son caractère, soit comme homme, soif comme ministre. Je ne discuterai pas ici le bien ou le mal fondé de ces accusations. Trois «éputés li- béraux semblent croire ie quelques une: à «n- tre elles, en tout cas, étaient ‘mdées mais ce n'est pas la question que je veux «.<cuier. Pour nous, comme libéraux, la question im- portante est celle-ci : Notre parti et nos chefs ont-ils tenu en ce aui concerne ces accusations la concuite que deveit tenir un gouvernement tibéral A-t-on tenu encette macière la cCunduite que, comme parti, nous avions déclaré solen- ne lement devoir être *enue et que nous nous étions formellerrent engagés-à tenir ? Les chefs du parti libéral ont-ils affirmé le droit antique et indiscuté de ‘a Chambre des Com- munes de s’enquérir...de toutes les accusations. de conduite illégale officielle portées contre les ministres de la Couronue. ‘ Au contraire, ie iminisire accusé. appüuÿé par ses collègues, a positivement refusé d'ac- corder une enquête officielle. ‘ Et ceci, bien que le député qui avait por- té l'accusation offrit d'en LA-ser par le ré- su tat de l'enquête et dans le cas ou ilze réus- srl. pas à prouver ses accusations, de 1e- poncer à son droit de siéger en ‘arlerent ou d'occuper toute rnos't:.1 wndant, de ja Covicnne. Plus que æela, «1: pire que <elw” peut-être, nonobstant sa Sole::1elle condamna- tion de la pratique de référer les accusations portées contre des ministres à des commms- sions royales créées sur l'avis de l'accusé ; ‘Le gouvernement a confié le devoir de faire enquête sur les accusations à l’un de ses propres fonctionnaires, employé du départe- ment sur lequel devait être faite l'enquête et parent par alliance du ministre accusé. l!s ont augmente la dépense qu'ils avaient promis de réduire ‘La promesse la plus précise et la plus absolue que notre parti ait faite à l'élerto- rat était peut-être celle que la dette publi- que re devrait être en aucun cas augmentée et que la dépense annuelle de la Confédéra- tion devrait être matériellement réduite. C°é- tait là une promesse claire ; non pas une conséquence qui pouvait être déduite, mais une déclaration positive et précise faite par la Convention qui a formulé la politique de notre parti et répétée mainte et mainte fois par nos chefs. Voici la promesse, telle que faite par la Convention : ‘Nous ne pouvons que voir avec alarme la grande augmentation de la dette publique et de la dépense contrôlable annuelle de la Con- fédération, ainsi que l'excès de taxe sur le peuple qui en a résulté, sous les gouverne- ments qui ont constamment détenu le pou- voir depuis 1878, et nous demandons que la plus stricte économie soit exercée dans l’ad- ministration du gouvernement du pays.” “Sir Wilfrid Laurier disait : ‘‘Si on nous confie le pouvoir, nous suivrons l'exemple de M. Mackenzie et je dirai que, bien que nous puissions ne pas être capables de ramener la dépense à ce qu'elle était sous son adminis- tration, nous pourrons la diminuer de deux, même de trois millions de piastres par an- née.”” “Sir Louis Davies comprenait et formu- lait ainsi la promesse faite par le parti li- béral : ‘‘Le parti libéral dit que la dépense actuelle peut être diminuée de plusieurs mil- lions sans que les services administratifs en souffrent. ”’ “L'hon David Mills déclarait qu’il n'avait aucun doute que l'efficacité du service pour- rait être augmentée, et la dépense publique réduite presque de moitié.” “L’hon. William Paterson disait:— ‘ Nous enlevons au peuple, sous forme de taxes, $6,- 115,000 de plus que nous ne devrions et nous dépenson. $7,571,000 de plus que nous ne de- vrions.”” Sir Richard Cartwright disait: ‘Je dis que c'est un déshonneur et une honte pour le gouvernement qui à été chargé de l’adminis- tration de nos affaires de nous demander de dépenser $38,000,000 par année pour des fins fédérales. Monsieur, la chose est absolu- ment injustifiable.”’ “L’hon. William Mulock était aussi net : “II n’y à rien qui nécessite cette énorme dé- pense d: près de $38,000,000, excepté le fait que nous sommes écrasés sous les dettes et dévorés par les fonctionnaires, grands et pe- tits.’ La dépense annuelle contrôlable pendant les quatre dernières années de l’adninistration conservatrice était comme suit: | $36,814,052 RP is $37,585,025 ovine sis laid us 38,132,065 0. 36,949,142 Une dépense moyenne annuelle de $37,370,- 056. Pour tout le temps de l’administration con- servatrice, la dépense moyenne annuelle est de $33,535,549. C’est là la dépense que nous avons dénoncée par une résolution solennelle. C’est à cette dépense que s’appliquait le lan- gage que je viens de citer. Comment nos promesses et les engagements de nos chefs ont-ils été remplis? Ce qu'eux et nous vou- lions faire entendre à l'électorat, c'est que s’il plaÇait notre parti au pouvoir, la dépen- se publique serait diminuée. (C'était 1à, no- tre contrat et notre entente avec le reuple. Qu'est-il arrivé? La dépense contrôlable an- nuelle sous le présent gouvernement a été comme suit: ee $38,349,759 D 38,832,525 RS 41,903,500 0 43,175,000 Une moyenne annuelle de $40,565,196, soit $3,195,1140 de plus que ia moyenne des quatre dernières annéès de j’administration conserva- trice ou $7,029:647 de plus que nos adversai- : res ont annuellement dépensé, en moyenne, Eu" leurs dix-huit années d’administra- ion. ‘““La moyenne de la dépense totale annuelle depuis que le gouvernement likéral a pris la direction des affaires du pays, a été de $46.- 616,623, tandis que la moyenne annuelle sous l’administration conservatrice était de 542.- 335.881. C'est-à-dire qu’au lieu de la dimi- nution promise de deux à cinq millions, il y a eu une augmentation annuelle de plus de quatre millions et quart. Les excuses énigmntiques de Sir Richard M. Cook fait alors allusion à l’excuse don- née par sir Richard Cartwright pour l'aug- mentation de la dépense au-dessus d’un chif- fre qui avait été condamné par lui et ses col- lègues lorsqu'ils étaient dans l'opposition. Sir Richard disait dans son discours à To- ronto en août 1899:— “En 1896, quand le parti libéral s’objectait et avec raison à une grande dépense, il était douteux que depuis que le Canada est deve- nu une nation, depuis la Confédération, il se fût présenté une année où l'économie parût si nécessaire. " L'inanité de cette justification est démon- tré :r M. Cook qui rappelle le fait que les dénonciations par le parti libéral de l’ancienne dépense et l'engagement pris par lui de la réduire, datent d'avant 1896. Des résolu- Sas RE À tions furent passées à ce sujet par la con- vention de 1893; les remarques précitées de sir Louis Davies furent faites en 1893. C'est en 1889 que M. Mills prétendait que la dépen- se publique pourraient être coupée en deux. Le discours de M. Mulock, sur l'économie fut prononcé en 1895 et celui de M. Paterson en 1890. La dette augmentée Apiès avoir remarqué que l’énormité de la dette publique était considérée avec alar- me par les libéraux dans leur convention de 1893, M. Cook passe à l'examen la suivante promesse contenue dans un pamphlet élec- toral paru penuant& la dernière campagne : — “Le parti libéral, placé de nouveau au pouvoir fera cesser l'augmentation de la det- te publique et commencera à la réduire aus- si rapidement et aussi tôt que possible.” “Bien uue le présent gouvernement, reprend M. Cook, ait à la face du peuple fait cette solennelle promesse, il a lui-même augmenté la dette de S6,458,000. J’emprunte ces chif- îres à sir Richard Cartwright:— “# POUVONS-NOUS, COMME PARTI, NIER QUE, EN CE QUI CONCERNE LA DETTE PUBLIQUE ET LA DEPENSE PUBLIQUE, NOS ENGAGEMENTS ET NOS PROMESSES ONT ETE VIOLES,; HONTEUSEMENT, IGNOMINIEU- SEMENT VIOLES." Et il ne feut pas oublier que tandis qu'il admettait que la dette s'était accrue, le gou- vernement proclamait un excédent de recet- tes et de revenus sur ceux de ses prédéces- seurs. Voici encore les propres paroles de sir Richard Cartwright:—Notre revenu brut pour 1899 sera de quarante-six milliors au moins Contre trente - quatre millions en 1895.”? De sorte que le gouvernement avoue non seulement qu'il a violé l'engagement pris par le parti de ne pas augmenter la dette publi- que, mais encore qu'il l’a accrue malgré un excédent de recette et un revenu énormé- ment augmenté. Comment pouvons-nous es- pérer, comme parti, regagner la confiance et le respect de tout un peuple, si nous Jais- sons nos chefs effrontément manquer aux promesses solennelles que nous avons faites sans les jeter par-dessus bord? “LAISSEZ-MOI VOUS DIRE ENCORF. CAR ON NE PEUT NI TROP SOUVENT NI TROP FORTEMENT LE. REPETER QUE CEUX QUI SONT DANS LES RANGS DU PARTI, A MOINS DE REPU- DIER LES CHEFS POUR N'ETRE PAS ACCUSES DE COMPLICITE DANS LEUR CRIME, DEVRONT PARTAGER LA RES: PONSABITITE DE LA BONTEUSZ DE- CEPTION INFLIGEZR AU PAETIRIH QU CANADA. Augmentation des taxes personnelles M. Cook démontre ensuite que le gouverne- ment, loin de réduire les taxes personnelles comme il s'y était engagé, les a augmentées. ‘Pendant les trois dernières années du ré- gime conservateur le chiffre total des droits d'Accise et de Douane c’est-à-dire de la taxe personnelle, s'éleva à $81,598,953. Du- rant les trois années du régime libéral, ces taxes ont atteint le chiffre de $94,477,179, soit une augmentation de $12,879,226, au lieu de la réduction promise. On a bien essayé de justifier ce surplus en disant que la population ayant augmenté, Jes recettes de Douane et d’Accise devaient s’en ressentir. Malheureusement cette excuse ne peut se maintenir devant les rapports des propres fonctionnaires du gouvernement. De- vant les rapports du commerce et de la na- vigation, LE PERCENTAGE DE LA TAXE PAR TETE DE LA POPULATION EST CALCULE ET LES CHIFFRES PROUVENT QUE LA TAXE PAR TETE a augmenté depuis l’arrivée au pouvoir du du présent gouvernement. Plus que cela, les chiffres démontrent que, sous le régime conservateur, entre 1892 et 1896, la taxe en proportion de la population a été réduite de $1.12 par tête, tandis que depuis l’avènement du présent gouvernement il y à eu, au lieu de la diminution promise, une augmentation de $1.16 par tête ou de $5,80 par famille.” Le tarif M. Cook cite les paroles prononcées à maintes reprises par plusieurs des chefs li- béraux, paroles condamnant la politique de protection et exaitant celle du libre échange. Il extrait du programme de la convention libérale de 1893, ce qui suit au sujet du ta- rif: “Nous condamnons la politique de protec- tion comme étant radicalement erronnée, et injuste pour la masse du peuple.” ‘Aucun libéral, dit M. Cook, qui tient à conserver une réputation de loyauté et de franchise, ne saurait tenter de nier que notre parti, en briguant le suffrage de l'électorat, prit le solennel engagement d’abolir immé- diatement le système de protection sitôt qu’on lui aurait confié le pouvoir. Je re- marque que les journaux prétendent que le premier ministre, au Cours d’une récente adresse, a déclaré que ni lui ni son parti n'avaient jamais promis le libre-échange. Je ne veux pas Croire à l’absolue certitude de ce rapport, Car une telle déclaration de sa part prouverait une témérité de langage et un mépris de la compréhension et de l'intelligence de son auditoire, dont nul homme «public, j'aime à le croi- re, ne voudrait se rendre coupable à la lé gère. Aucun exposé ne pourrait étre plus clair, ni aucune promesse plus explicite que ceux faits sur cette question durant la pé- riode électorale. Cependant, à notre honte et à notre humiliation nous devons confesser qu’il n’en à pas été tenu le moindre comptè. Les partisans du commerce préféren- tiel ont été déçus Peu de temps avant les dernières élections générales, parlant au nom du parti, comme c'était son devoir de le faire, sir Wilfrid Lau- rier exposa très clairement sa politique con- cernant l'établissement d’un tarif de prété- rence mutuelle entre le Canada et la Grande- Bretagne. Il déclara que le temps était veuu d'obtenir cette faveur, que M. Chamberlain était venu à la conclusion qu'il était main- tenant possible à l'Angleterre de donner aux colonies une préférence pour leurs produits sur es produits des autres nations. Sir Wil- frid promit solennellement que si le résultat des élections prochaines lui était favorable, il enverrait à Londres des commissaires en vue de poser les bases d’un tarif préférentiel. Comment cette promesse a-t-elle été tenue ? A-t-on fait quelque honntie effort pour la racheter ? Mais, un membre du cabinet par- lant au nom de ses collègues à déclaré que l’idée même qu’une telle préférence pouvait être obtenue par nous était une blague ino- numentale (an arrant humbug! ). Des avanta- ges préférentiels ont été donnés sur nos mar- chés aux manufacturiers de la Grande-Breta- gne. Etait-ce sage ou ne l'était<e pas, je n'ai pas à me prononcer là-dessus. Mais cet arrangement ne favorisant qu’un seul côté n'est pas ce que Sir Wilfrid Laurier avait promis de se dévouer pour obtenir, ni ce pourquoi il s'était engagé à envoyer des commissaires à Londres... J} ne S’est de- puis lors accompli aucun changement dans l'attitude du parti conservateur et nos chefs nous ont fait adopter une position entière- ment hostile à ce que les deux partis favo- / risaient avant les élections et à ce que nos adversaires favorisent encore. En effet, ils combattent encore pour que nos cultivateurs aient la préférence sur le marché britannique, nos chefs prétendent qu’un projet de ce genie constitue une “ blague monumentale’... Que pourrons-nous répondre aux questions CONCET- nant ces commissaires qui devaient être envo- és à Londres ? Tu SERA-T-IL DIT DE CEUX QUI COM POSENT LE PARTI LIBERAL, QU'ILS ONT VOLONTIERS PERMIS A LEURS CHEFS DE FAIRE D'EUX UN PARTI, REGARDANT COMME UNE PLAISANTE- RIE, LES ENGAGEMENTS PRIS DU- RANT LA PERIODE ELECTORALE, ET COMME UN MOYEN PERMIS DE DUPER LES ELECTEURS .” La supercherie du plébiscite Il SE POURRAïŸ NIFFICILEMENT TROUVER UN CAS PLUS FLAGRANT DE FRAUDE VOLONTAIRE QUE L'ACTION DE NOS CHEFS ACTUELS SUR LE PLE- BISCITE DE LA PROHIBITION. |; A la convention de 1833, une résolution en faveur d’une loi prohibant les liqueurs fut passée par M. J. S. Spence. Discutant cette question au point de vue de l'attitude que devait prendre le parti libéral, Sir Wilfrid Laurier exprima l'opinion qu'aucune politi- que définie ne saurait être adoptée avant que la Commission Royale, alors en train d'exa- miner le sujet, ait complété son travail et publié son rapport. La convention, cependant, fut de l'avis que le peuple aurait plus ample satisfaction . par un plébiscite @t la résolution suivante fut votée : — ‘“ Attendu que l'attention publique est en ce moment fortement attirée par la considéra- tion des dommages causés par l’intemp“rance is est désirable que l’espsit du peuple £u% ji- xé sur la question de la prohibition par le moyen d’un plébiscite dans tout le Doim:on. Je ne pense pas qu'un seul homme intelli- gent puisse penser, ni qu’un seul honnête homme puisse dire que la claire signification de cette résolution, la signification que l'é- lectorat y attachait n'était ni plus ni moins que celle-ci: ‘‘Que si le plébiscite donnait une majorité de voix en faveur de la prohibitivn, nous nous engagions à introduire et à pas- ser une loi prohibant les liqueurs.” Comme le démontre le rapport de la convention c'était la signification qu'y attachait l'hon. J. W. Anglin qui, opposé lui-même à la prohibition argumenta contre l'adoption de la résolution parce que prétendait.il, si les partisans de la prohibition remportaient la majorité du scrutin, ils seraient en droit de de- mander au gouvernement libéral de Jes aider dans la passation et le maintien d’une loi prohibitive. Pendant la campagne qui précéda les dernières élec- tions générales, nos chefs demandèrent, et comme maire de fait, reçurent un grand nombre de suffrages sur cette question de la tempérance. Le vote fut pris aux frais directs de la na- tion et peut-être aux frais de ceux qui sup- portaient ou qui combattaient ce que les deux côtés étaient censés croire et croyaient effectivement être le pas initial vers la mise en force d’une loi prohibant les liqueurs. La majorité par toute la Puissance fut de plus de douze milie. Le cabinet, au lieu de faire honneur à sa promesse, invoqua ie prétexte de la nécessité que la majorité s'applique non seulement aux voix enrégistrées mais en- core à l'électorat tout entier. PIRE QUE CELA. LE PREMTER MINISTRE À PER- DU LE SENTIMENT DE TOUTE DIGNITE AU POINT D’AVOUER QUI, Y AVAIT EU UNE SECRETE (IL S'EST SERVI DU MOT ‘‘IMPLICITE’”’) ENTENTE EN- TRE LES PARTISANS ET LES ADVER- SAIRES DE LA PROHIBITION HiN&S 1,, CONVENTION TENUE A CET EFFET. Cette déclaration ne peut être acceptée que par Ceux qui sont disposés à croire que les chefs prohibitionnistes, dahs les rangs du par- ti, y Compris le mimstre actuel de l’agricul- ture et le premier ministre d'Ontario, con- sentaient à prendre part à l'acte de fraude je plus méprisable qui ait jamais déshonoré une politique. Si une telle entente eut lieu, elie implique ceci: Que les partisans de la pro- hibition voulait accomplir une chose qu'aucun parti politique n’a jamais pu accomplir, une chose pratiquement impossible, enrégistrer une majorité de cout l'électorat. Le fait, de la part des chefs prohihitionnistes d’avoir con- senti à une entente, dénoterait un inconceva- ble manque de loyauté envers leurs man- dants, Car, sachant que la chose était sim- plement impossib,e, ils n'auraient Jamais dû conclure un tel arrangement. Finalement, les adversaires de la prohibi- tion n’ont pas eu connaissance d’une telle en- tente, autrement, ils n'auraient eu ruile crainte et pas le moindre besoin de solliciter des votes contre la prohibition. La seulechose à faire, Ç'aurait été de rester tranquillement chez eux. 11 est impossible de croire que l'hon. G. W. Ross, par exemple, connût une telie entente, ou y eût participé, quand il dé- ciara, lors du projet d’amendement de l’Acte de Tempérance du Canada de façon à ce que, pou. devenir en force il fut assuré de la majorité de tout l'électorat, que c'était xploiter injustement, dans quelque municipa- lité, l'opinion publique et rendre presqu'im- possible le loyal enregistrement de cette opi- nicn. Mais sir Wilfrid Laurier lui-même dans sa propre division n'obtint pas l'entière majorité de l'électorat à 470 voix près, et aux neuf membres qui composent le cabinet actuel, élus en 1896, il manque 4,170 Voix, pour avoir la majorité entière de l'électorat. Pourtant, sir Wilfrid et ses collègues n'eu- rent ni hésitations ni scrupules à prendre leurs sièges, et ils ne regardèrent pas la majorité des voix comme une manifestation évidente de la volonté du peuple. Supposons que sir Wilfrid était de bonne foi quand il parlait d'une entente ‘‘implicite”, insinuant que les prohibitionnistes libéraux en conven- tion, prenaient part,—ainsi qu'ils les en accuse — à ure conspiration dans le but de blaguer les partisans de la prohibition, l'attitude de nos chefs en serait-elle meilleure, ou notre de- voir amoindri en quoi que ce soit de désap- prouver des hommes qui présentent comme &"e excuse pour avoir failli à leurs engagements publics, l’étonnante allégation qu’ils ont été constamment déterminés à faillir et qu'ils ont, en fait, conspiré avec d’autres, afin d’être plus assvrés ce tromper impunément. Les autres promesses violées Nous condamnions la dépense encourue par les pensions de retraite et nous nous enga- gions à la supprimer; en 1899, elle excédait de $14,331 celle de 1896. Nous dénoncions comme inutile la création du département de l'industrie et du conmerce. Cet “inutile” RE É été continué. * NOUS PROMETTIONS D’ABOLI SENAT OÙ D'EN CHANGER RADICAL MENT LA CONSTITUTION: EN OFFRANT A CE CORPS L'OCCASION DE SAUVER LE PAYS DES CONSEQUENCES DE L'EXTRAVAGANCE ET DE LA CORRUP- TION, LE (GOUVERNEMENT A RENDU 2 LS - CAPABLE DE PROUVER SON ILITE, PRESQUE ENS À te Q SON INDISPENSA- Nous dénoncions le développement des mo- nopoles, mn min et des ‘‘trusts”’, com- me une conséquence de 1 iti adversaires. * aa er Pas un seul de ceux existant en 1896 n’ été détruit ou paralysé; tandis que dits ont été créés et ont fait sentir leur influen- ce sur le pays par l'action directe du gou- vernement. Nous déclarions que la dépense pour l'administration de la justice éteit trop # ï RO DES POUR + ae fit did E jé à : : i "à - sir Wilfrid Laurier allait jusqu si des milliers de _piastres rer a des avocats l'avaient été nee à L d’une façon corruptive; la dépense a a département s’est accrue de $353,000. ee condamnions la dépense de S120,000 ve, » fins d'immigration ; nous a VOS À gr blé ce chiffre le portant à $255,000. Nous condamnions l'octro: de terrains pu- blics et de boni aux compagnies de chemins de fer: ER De " "EST UE PAR L'OPPOSI DU SENAT QUE LE GOUVERNEMENT NE PUT REUSSIR A TERMINER LES TRANSACTION PAR LAQUELLE D CINQ MILLE ACRES DE TERRAIN É L RIFÈRES DESTINES A ETRE CRETE PAR LES BENEFICIAIRES, AURA + PTE DONNES PAR MILLE POUR — CONSTRUCTION D'UNE VOIE ETRO DE TRAMWAY, transaction d’une Si flagran- te inconvenance que plusieurs partisans du gouxernement refusèrent de l'appuyer, et il est douteux qu'aujourd'hu: quelqu'un voulut consentir à la défendre et à en analyser les mérites. Nous‘ dénoncions l'octroi de subsi- des en argent aux compagnies de chemins de fer, prétendant que c'était “une source de corruption et de tripot:ges publics ; nous avons en quelque sorte surpassé nos adver- saires dans cette direction par la témérité avec laquelle nous avons accordé des subsi- des en argent aux chemins de fer, donnant, en une occasion, à la même compagnie, deux millions de plus que nos adversaires avaient offert, et en une autre circonstance, OCtro- yant un bonus à un Chen Pour lequel au- cune charte n'avait été accordée mi même rojetce. Le - “NOUS CONDAMNONS TOUTE ESPECE DE CORRUPTION, POURTANT NOS CHEFS NOUS ONT FAIT PORTER LA RESPONSABILITE DE L'AFFAIRE _ LA PASSE DU NID DE CORBEAU, S MOYEN DE LAQUELLE LES DIREC- TEURS DES PRINCIPAUX ORGANES DU GOUVERNEMENT FURENT AUTORISES A PRATIQUEMENT EXPLOITER UN QUART DE MILLION D'ACRES DE TER- RAINS HOUILLERS, ET LE PAYS CONTRAINT A PAYER ABSOLUMENT SANS UTILITE, DEUX MILLIONS DE DOLLARS. : “Nous promettions la rigidité dans l'ad- ministration, l'histoire du scandale du che- min de fer Drummond démontre comment nos chefs ont tenu compte de cette promes- se. Mais pourquoi aller plus loin? ÿ L'histoire de notre parti pendant les ‘ an- nées qu’il a été au pouvoir avec les chefs actuels, en est une longue et honteuse de promesses non tenues, d'engagements violés, d'Chontées extravagances, de tripotage et de corruption, et une absolument désaono- rante trahison de tous les principes «pour lesquels notre parti a combattu. Pour con- servez leurs places, les hommes que nous avions investis du pouvoir ont apporté le déshonneur sur notre parti et la houte sur le nom du libéralisme. Quel est maintenant notre devoir €nver# notre parti et notre pays? ] Encore une fois, je le répète, ce n'est qu - en répudiant ces @hefs, en nous séparant d'eux et en faisant tout en notre pouvoir pour les punir de leur fausseté e% de leur tricherie, en Jeur enlevant le pouvoir et les fonctions qu'ils exercent, au prix de leur trahison aux principes, que nous POouvOns, comme individus et comme parti, éviter de porter la responsabilité de leur faute et de participer à leur honte Ln aucune autre façon, par nul autre moyen, nous ne pou- vons espérer, comme parti, la confiance et le respect d’un peuplé patriote et aimant la décence. 1 fant diie que ceci re peut être accompli que pàr le rétour au pouvoir dè nos adversaires politiques, quelauc opposés qu'ils soient aux principes que nous défen- dons. Je ne discute pas cette question ni ne redoute cette alternative. l'as plus que je ne crois qu'un homme sincère et croyant à la vérité des principes libéraux et au final triompke du parti ne la redoutera. Nous sommes convaincus que le parti Cvu- servateur croit dans la vérité de l'idéal poli- tique qui le guide, et dans l'inpeccahilité de ses principes. Quoi qu'il en soit, ous ne pouvons reprocher à ce parti ni à ses chefs d'avoir trahi ou abandonné leurs principes pour ob- tenir ou conserver le pouvoir. Au surplus, la défaite du gouvernement actuel signifierait seulement la perte du pouvoir pour des hom- mes qui le détenaient d'une façon scandaleusa et déshonorante ; cette deiaite n’impliquerait nullement celle des principes du libéralisme ; ni la moindre infiaélté à ces principes, de la part des électeurs ‘ont le vote contribue- rait au renversement du gouvernement. D'un autre côté, le fait d'appuyer et d'excuser la trahison et la défection à nos principes dont nos chefs se sont rendus coupables, serait, de notre part, non seulement un acquiescement délibéré à partager leurs crimes politiques, mais ce serait en quelque sorte, le couronne- ment de la fausseté, du manque de parole, de la trahison des principes, et une consécration de ces choses comme armes légitimes au cours des luttes politiques ; toutes choses dont un Canadien aimant l'honnêteté en poli- E TEE Là horreur. ‘“L'ELOIGNEMENT ET LA PUNI N DES CHEFS QUI NOUS ONT TRAHIS ET DESHONORES ES! MAINTENANT LE PRINCIPAL DEVOIR A L’ACCOMPLIS- SEMENT DUQUEL NOUS DEVONS TOUS METTRE LA MAIN ET TRAVAILLER DE 2 PRE POUVOIR.’ Jeci fai, nous pourrions de nouv b der le morde en face, car nous ann ge" notre parti et prouvé que nous avons ie droit de rec'amer le pus haut titre terresire Qui se puisse | porter, celu: d'honnêtes gens. Nous pourrions de nouvcau alors, expose: cet :êtal OUEN TPE nous avons cru, et de- ander a1 public de nous croi promettrons de le rés liser. green Mais, pourra-t-on objecter, ceci . ; v NA dire une complète réorganisation du T 2 Er. 2 arti ? me … DE nous devons choisir en- re la réprganisatior et L'inf à tion d'ét'e OT justement regardés co arti de transfuges, se laissant, lue Le a Cabale des chercheurs de places traitres à à . UT à IS ont prefessés j: ne as que les honnêtes gens pui ‘long- — it à pe use dns. sn -ormme je l'ai dit déjà, je ne prétends as m adresser à ceux qui, dans le parti libéral regardent l'obtention ou la conservation EN pouvoir comme le but final ev honnête & tout effort politique Pr Je m'éfforce simplement de parler à ceux qui ont été et qui sont encore Dreux à cau- se de leur sincère at - ac e . du libéralisme. hement”aux principes Voici votre éevoir : Il ne sied pas aux hom verser ou d’hésiter p mes loyaux de tergi- ces | ar Crainte des conséquen- Ce qu'ils doivent faire c'est agi i | aire, agir av e pe 4 Sans douter que es De res — + _ on juste doivent être bonnes. Ne craignez Le les Principes du parti libéral et ne 2 : PaS Qu'au temps voulu, le parti et ne fassent tr ompher ces principes et ee &.., drapeau 41 libéralisme de la souil- ons ui ont iniligé les traîtres et les a uges. Jamais une &ranie € ‘te cau- n'a été perdue f nalement, à cause de la DT LREE E VU NE sans OI Te he, _ +R Fee & 2C