Sages - femmes et guérisseus'es par Cécile Gallant Cet mac/Le ut un. 00mm d’un mcuw/chzu‘. p/ze’pa/Lé pa/z Géode Gal/Lent pou/L l’AaaocLatLon des flemme/.1 acacùLermeA de l’île—cm-P/ulnce— 6doua/Ld. .71 A’agxx d’un out/nage qui. Matte de la conMLÔuLLon et de la Ai/tuaüon de la femme accrue,er dam la 4ooLeÇté Lit/111101112. flou/.1 aerne/rcLon/J i’AA/Jocicuïon de nouA aval/a ŒCCOÆdé la pe/anM/Jion'de puäuæa ceteuxnait. ’ *************** Les sages—femmeS' Jusque dans les années 1950, la majorité des femmes acadiennes accouchent dans l'intimité de leur foyer. La naissance d'un bébé, événement bien important dans la vie de la femme, se passe presque toujours à la maison. C'est une pratique traditionnelle qui est seulement abandonnée graduellement à partir du moment où les hôpitaux deviennent accessibles à la majorité des gens grâce aux plans d'hospitalisation du gouvernement. »A l'époque ou les services de médecins étaient totalement absents, il y a toujours eu dans les communautés acadiennes des sages—femmes qui assistaient les femmes enceintes lors de l'accouchement. A la fois une science et un art, la profession de sage—femme était transmise de génération en génération entre femmes. Et même après l'arrivée des premiers médecins, les sages—femmes ont :continué à jouer un rôle important dans leur milieu. En effet, malgré le fait qu'elles pouvaient désormais obtenir les services d'un médecin, un grand nombre de femmes.ont continué à donner naissance â la maison avec l'aide de la sage—femme de l'endroit. Pourquoi? C'était.d'abord une tradition, une habitude de vie. Les femmes se sentaient â l'aise avec la sageufemme et elles se.trouvaient bien de ses services. De plus, dans les communautés rurales acadiennes d'avant les années 1960, les moyens de transport et les conditions des routes, surtout en hiver, ne favorisaient pas toujours une visite du médecin à la maison au moment des accouchements. Il n'y avait souvent qu'un seul médecin appelé à desservir toute une population dispersée dans un immense territoire. Le médecin n'était donc pas toujours disponible pour tOus les accouchements dans une région donnée. Enfin, la population appauvrie