2l ce qui pourrait causer du tort ou de la peine ä nos semblables, et que si c'est le devoir d'un père de famille de pourvoir aux besoins temporels de ses enfants, c'est à la mère surtout de voir à ce que ceux qui reçoivent une éducation chrétienne et solide, non seulement dès leurs premières années d'études, mais aussi et surtout dans les études plus avancées, car Dieu sait si nous avons besoin de chefs afin de réussir ä faire face à nos problèmes qui deviennent plus nombreux chaque jour. Il est grand temps qu'il se fasse un réveil chez—nous au sujet de nos écoles et il faudrait tâcher d'inspirer à nos élèves le désir de s'instruire afin de travailler au relèvement du petit peuple acadien sur notre belle île, car c'est par l'éducation seulement que nous parviendrons à occuper un rang égal aux autres nationalités.6 La religion, la vie familiale, l'éducation et la langue française sont les principaux thèmes que les con— férenciers, les curés et les dames abordent pendant les congrès. Ainsi on donnera des explications à propos de la messe et on fera des exposés sur la formation chrétienne des enfants, la surveillance des enfants par leurs parents, la responsabilité des mamans au foyer, l'autorité parentale, la famille et la société moderne, les programmes de télévisions,l'art ménager, le Concile oeucuminique, l'importance de l'éducation et le bon parler français. En 1967, il y a pour la première fois une discussion en groupes oü tous les congressistes ont l‘occasion de discuter les questions suivantes: l. Quels moyens faut—il prendre, nous mères de famille, pour instruire nos enfants afin de diminuer les mariages mixtes? 2. A quel âge les fréquentations devraient—elles commencer? 3. Est—il mal, comme passe-temps, de tricoter ou de coudre pour sa famille le dimanche après avoir assisté à la messe?7 Enfin, pendant longtemps, les congrès se terminent par l'hymne national acadien, l'Avé Maris stella. Les quelques pages ci—dessus sont loin de constituer une histoire exhaustive de la Société des Dames du Sanctuaire. Il ne s'agit que d'un aperçu. Afin d'écrire une histoire plus complète, il faudrait faire beaucoup plus de recherches afin de dépister les anciens procès—