16 ce que fit une délégation du Conseil général qui comprenait, entre autres, le Père Jeun Buotc, alors président de la S.S.T.A. Mgr Robichaud se montra très favorable au projet que lui proposeront de ses visiteurs insulaires; il leur suggèra de s'en retourner ChOä eux et "de prôparer leur terrain”. Fort encouragé par l'appui moral de l'archevêque de Moncton, le Conseil général, à sa réunion du mois d'octobre 1955, décida qu'il fallait mettre sur pied un comité qui se chargerait de Faire les démarches néceSSaires à l'établisse— ment de cette école centrale tant désirée. Le Père Buote fut alors nommé président de C0 comite et on lui laissa la liberté de choisir son propre comitô pour l'aider dans sa tâche. Suite â cette réunion, le Père Buote commenç: son travail d'animation et parla du projet â quelques personnes Clefs. il se rendit vite compte qu'il allait falloir faire beaucoup de travail auprès de la population afin de la sensibiliser au besoin d'une telle école. A la réunion du Conseil général du mois de juin l956, les conseillers décidèrent qu'il fallait absolument obtenir l'approbation de l‘évêque de l'lle, Mgr Malcolm Maefiacbern avant d'aller plus loin dans le projet. En effet, ils étaient bien conscients du fait que le projet serait diffici— lement réalisable sans le consentement et l'appui de l'évêque de l'île puisque, après tout, Mgr Robichaud ne détenait aucun pouvoir sur le diocèse de Uhatlottetown. Le Père Buote se rendit donc Chez Mg? Macbacborn qui se montra Favorable a l'organisation d'une école régionale française sous la direction d'une congrégation d'hommes ou de femmes. Le chemin etait maintenant ouvert; il fallait donc s'organiser. Au mois d'octobre 195?, le Conseil gênéral de la S.S.T.A nomma un comité de Cinq personnes pour prendre en main le projet. Ce comité était çomposô du Père Ruote, bien sur, et aussi des messieurs buylide Arsenault, Charles M. Arsenaulta Gilbert Uaudet et J.«bdmond Arsenault. A partir de cette rôunion, un travail intense se fit par ee comité qui s'adjoignil d'autres collaborateurs recruiôs dans les paroisses de Baie- bgmont, de Mont—Carmol et de Wellington, car c‘est dans cette région que l'on décida de situer l'ecole. Le comité se restructura quelque peu et Euclide Arsenault et leic Poirier en devinrent les principaix animateurs. lis se mirent aussitôt à l'oeuvre. afin de préparer un plan d'action: il leur fa! lait prévoir les sourees de financement et d‘opération d'une telle école et de trouver des moyens pour "vendre" l'idée d‘une si grosse entreprise aux uontribuables des douze petites commissions scolaires de ia rôgion. Rappelonsvnous qu’à l’époque la taxe scolaire était fixée et perçue au niveau local, c'est—â—dire au niveau de chaque petit distriet scolaire, Elle variait doac de village en village selon les dépenses que la eommission scolaire locale encourait annuellement. / Ainsi, une nouvelle Ucole se traduisait donc en des taxes