| $ à | en L'IMPARTIAI, JEUDI LE 20 SEPT, 1900. + s N* + — 2 ù pe _ _— . s rat ve pe £ Ce LA BOUTEILLE EN eprouva de nouvelles calamités, CHANTEE, LD CL Conte Populaire Breton. Suile et Fin —Comment veux-tu que je réponde à la fois à ces ques- tious, dit Miek fort en peime d'en venir au fait. Tu demamdes où est la vache ; je n'en sais rion moi-même. —Bien. Tu l'as donc vendue ? À quel prix ? — Patienee, patience, femme, tu sanras tout. —Mais qu'est-ce donce que oett beunteille que j'apersois sous fa veste ? — Sois calme, si tu peux l'être chère femme ;et puisque tu le saveir, je te dirai que voilà ee qu'on m'a donné pour ma vache. — Quoi ! s'écria-t-elle, comme frappée par un coup de tonnerre Que Dieu ait pitié de nous ! Jamais je n'aurais supposé que tu fusses si fon. Et comment allons-nous payer notre fermage ? Bt comment... ? —Allons !tu n'est pas rai- sonnable, ma chère. J'ai ren- eontré au pied de la col'ine un petit vieux qui venait je ne sais d'où, qui s’en est retourné je ne sais où, et je lui ai eédé la vache pour cette bouteille. — Et tu as cru à ce qu'ilte di sait ? s'éeria t-elle en colère,et en saisissant la bouteille pour la briser. Mick, quise souvenait des instructions du nain, garda eon sang-froid et reprit douce- ment la bouteille. Elle se mit à pleurer ; mais quand son mari lai eut rasonté eu détail sa rencontre avec le nain, la pauvre femme se calma peu à peu, ear elle croyait aussi aux féeries et aux enchante- ments, Sans dire un mot, elle se leva de la chaise où elle s'était jetée dans sa douleur, balaya le plan- cher, apporta la table au milieu de la efhhambre, et Ia eouvrit d’une nappe blanshe. Puis Mick déposa la bonteslle sur le sol et prononça ces mots : ‘“ Bouteille fais ton devoir. ”’ —Rewarde, maman! regarde ‘'écria un des enfants en courant auprès de sa mère. Deux petit êtr:s légers et aé- riens s’éehappaient de la bout- eille e4 apportaient sur ia table des assiettes. des converts d’ar- gents, et des mets choisis. Puis leuy tâche accomplie ils redes cendirent dans la bouteille et dis parurent. Mick et sa femme ne revenaleut pas de leur surprise, Jamais ils n'avaient vu un luxe pareil et de telles raretés Enfa, ils s’approchèrent de latable, se mirent à mauger, eb malgré leur bon appétit breton, ils ne purent consommer qu'une fai- ble partie de tout ce qui leur avait été servi. Quand ils eurent achevé ce merveilleux repas, les deux petits êtres aériens sortirent de nouveau de la bouteille, et em portèreut tout ce qui restait sur Ja table. — Àh ! s'écriat elle, ce brave homme ne t’avait pas trompé ; te voilà riche mon cher Miek. Le lendemain, le paysaa s'en alla vendre à Ja ville les cou- verts d'oret d'argent qui avai: Bnt été apportés sur sa table, Paya ses dettes et azheta nne charette etdes eheyeau: Ses voi- sins furent fort suspris dele voir fair tant de dépenses, lui qu'ils avaient vu naguère si pauv'e, et ne sachant eomment expliquer sa subite fortune. L'un d'eux, à force de ques- tions Insidienses, parvint à dé. couvrir le secret du paysan, il lui offrit en échange de sa bont- eille un champ et une maison. Mick, qui se °TOyait désermais à l'abride tout ïstre événe- 120040, ]9 4, de nouveaux revers, épuise tout l'argent et l'or que lui avait dennés sa bouteille, et enfin se trouva réduit à prendre envore une fois le chemin de Ooncar- meau pour vendre sa dernière vache. En passant au pivd de la col- ine ou il avait rencontré le nain ilse souvint de eet henreux événement, et s’èoria ; Ah ! par saint Patrice, que ne puis-je voir encore une fois le brave homme qui m'apporta un si grand secours. ” À peine avait-il ditoes mots que le nain parnt. —ÆEh bien Mick Legall, dit-il je t'avais anLoncé que su serais riche. — Helas ! oui, répondit Mick en baissant Jatête ;ilest vrai que j'ai été riche, etilest vrai aussi que je ne le suis plus.Si vous vouiez faire un nouveau marché prenez ma vache et donuex-moi une autre bouteille cer j'en ai grand besoin. — Js le veux bien. Voisila bouteille, Tu sais ce que tu dois faire. Adieu. —Rien ! bien !s'écris Mick aveo joie en songeanat déjà aux belles pièces d'or et d'argent qu'il allait amasser. — Adieu pour toujours, dit le nain. Nous ne nous reverrons plus. Et il disparut. —Adieu, eher seigneur, ré- pondit le paysan. Cette colline mérite d’avoir un beau nom.Je l'appellerai la Colline de Ja Bouteible. Sa femme en voyant revenir son mari aveo la magique bout- eille n’esait en oroire -ses yeux. Eu ue instant elle eut balayé le plancher, mis la table. Les en fants avaient faim, Le chien même était exténué de besoin, Mick déposa gaiement la bout- eille sur la table, et s'écria. Bouteille, fais ton devoir. Mais oette fois en en vit sortir deux méchants génies, grossiers et hideux, qui, au lieu d’appor- ter des couverts d’or et d'argent, tensient à la main des bâtons noueux aveo lesquels ils se mi- rent à frapper impitoyablemens le panvre Mick, sa femme et lsurs enfants ; puis ils rentrérent dans leur prison de verre. Mick se frotta les membres, sonpira, se désola ; puisse rele- vant tout-à-coup, comme frappé d'une idée Inmineuse, ih prit la bouteille sous un bras et sortit sans mot dire, tandis que sa femme et ses enfants gémis- saient et se lamentaient. 1] se rendit à la maison du paysan qui avait acheté sa pre- mière bouteille et arriva chez lai au moment où ii était assis à table avec une nombrense s0- ciété. —}Ht bien Miek, dit l'henreux paysan d'un ton dédaigneux, qu'y a il de nouveau ? —Je vons apporte une autre bouteille que je voudrais vous vendre. — Bst-clle aussi bonne que la première ? —FElle est meilleure, bien meilleure. Si vous le permettez je vais vous donner devant vos convives une preuve de son pouvoir. —Voyons? mon brave hom- me. Mick déposa la bouteille sur le so}, prenongça les paroles so- lennelles, et à l'instent même, voila les deux méchants géuies qui s'élancent le bâton à la main, tombent d'aberd sur Je maitre de la maison, puis sur sa femme etses amis,et frappent avec une telle vielence, que de tout côté on n'entend que des cris de douleur, des gémisse- ments. Le payian, éteadu sur le parquet, meurtri, tort e— se des acce—’s de déses}. s'éeriz à \ sureux M S" ons ou ie ‘dans un linge, roulez-les dans pond Miek, avant que tu m'aies rendu mon ancienne bouteille qus je vois jà sur la table, —Rend:2 la ini, an nom dn oiel dit le paysan, sinou c'eu est fait de nons. Mick, ayant ainsi ebtenn la rappela les denx manvaie gé- unies, et retonr:a duus sa de meure. Cette fois, il sut garder l'hea reux talisman qu'ilarait eu la folie d'abandonner. 1] mit la! précieuse bouteille à l’oeuvre,et devint riche, s1 riche, qu'un noble chatelain lui demanda la main de sa fille. À ta mert de Mick pendant lo banquet qui, ordinairement en Bretagne sucotde aux funé- railles, une querelle s'éleva entre les domestiques de la mai- “ou ; et, en s'élançant l'un con ire l'autre et se battent, ils eassèrent les deux btounteilks Des ce Jour les richesses de la famille de Mick coessèrent de s'acoroitre ; mais la eolline prés de laquelle il rencontra le nain a eouseryvé ke nom qu'il lui avait donné. On l'appelle enoere aujourd'hui la ‘“ Colline de la Bouteille. ” POMMBS DE TERRE AU FROMA4B. Faites cuire à la vapeur dou- ze pommes de terre ; pelez les, broyez-les dans une passoire disposez-les par couches dans un plat crenx, séparez chaque couche de pommes de terre par une couche de gruyère râpé et de beurre frais, recouvrez ensui- te d'une couche de gruyère et de fromage parmesan râpés, eouvrez pendant 15 minutes], d’un four de eampague ; faites prendre couleur. SOUPE AU RIZ. On ne met la viande que lors- que l'eau bouille ; il est à'1emar- quer que le lard seul ne fait pas de bonne soupe. On peut y met- tre des oignons et des herbes, mais le riz ne doit être mis que lorsque le bouillon de la soupe est bun, v’est-à-dire lorsque la viande est à peu près cuite. CATSUP. Prenez un gallon de tomates bien mûres, ôtez Ja pelure ; met- tez au feu aveo une chopine de vinaigre, faite 3 chauffer jusqu'- au point de bouillir, passez dans un sac afin d'avoir le li: quide ; remettez au feu avec des épices, saveir, pour un gal- lon, quatre cuillerées de sel, une de olou mêlé de cannelle. | soit assez épais ; ajoutez un pi- ment. HUITRES ROTIES ee Asséchez de belles huîtres la mic de pain râpée. Faites-les rôtir avec poivre et sel. Pour reconnaitre si le lait est pauroumon,on prend une ai- guille d'acier que l'on frotte biea pour n’y laisser adhérente aucune matière grasse. Cette ai- guille, on la plonge dans le lait, puis on la relève verticalement. #4 le lait est pur, il en reste une goutte à la pointe. N'en reste t- il pas du tout, il y a gros à pa- et dans des conditions fraudu- leuses. LE PASSE-TEMPS est une superbe revue musicale, lit- | téraire et sociale avec texte et musique | qui paraît tous les quinze jours. Inté-' élèves. 8 pages de texte et 16 pages de musique choisie : musique de piano, ” woue, de violon, de mandoline, e* 7 magnifique prime | MBés d’un an. En “uméro. Abonne- | S'adresser au “ignish ou a #4t-Gabriel, quatre de poivre, trois de mon-|} tarde, trois de clou de girofle, | Faites bouillir jusqu’à ce que ce| 50000 00000000090DET FPDF DO POSTS DDDETDDAD SDF DE TOO PDÉPOOPDPPPPOPPIT ISO VE 2 > ® | | - + + + $ ë > a © © : > La o > ® ; œ y 3 œ ® > o > © > > > 3 % $ ê Et à à IS X J Autrefois nos grand’mères amassaient des racines et des herbages, les faisaient sécher et les conservaient précieusement. De temps à autre, elles les faisaient bouillir, en donnaient à leur mari et à leurs enfants, afin de purifier leur sang et de prévenir chez eux les maladies. Cette sage coutume devrait être suivie par nous avec soin, car nous savons comme nos grand'mères, qu'il est absolument nécessaire de prendre de temps en temps une médecine pour purifier le sang, décharger le foie et nettoyer l'estomac. Les Pilules du Dr. Moro pour les hommes favorisent la secrétion de la bile et en purifiant le sang, préviennent les maladies. Elles régularisent les intestins, aident l'estomac à digérer les vivres et guérissent le mal de rognons et les palpitations de cœur, donnent l'appétit et en donnant des forces à tout le système, guérissent les hommes des douleurs et des maux dont ils souffrent. Nous publions ici le témoinage, le nom et l'adresse complète de Mr. Edouard Boisvert, comme preuve irréfutable de l'efficacité des Pilules du Dr. Moro, pour les hommes. Voici ce que dit Mr. Boisvert : “ Je souffrais de dyspepsie et mon estomac digérait très mal les aliments que je prenais. Ma langue était chargée, ma “ bouche mauvaise et je me levais toujours le matin aussi fatigué que je m'étais coushé la veille. Mon foie était engorgé. Je “ m'endormais très facilement après mes repas et j'étais pesant et sans vie toute la journée. Je souffrais aussi du rhuma- “ tisme et les douleurs dans leg reins m'empéchaït de dormir la ruit. “ Un de mes amis qui avait été guéri par les Pilules du Dr. Moro me conseilla de les prendre. La première boîte me fit “ beaucoup de bien et après quelques semaines, j'étais parfaitement rétabli. Mon appétit revint meilleur et je pus manger ce “ que je voulus. Je redevins fort el à présent je puis faire mon ouvrage sans fatigue. “ Ime fait plaisir d’avoir l’occasion de recommander les Pilules du Dr. Moro pour les hommes faibles et souffrants. “ Votre bien dévoué, ‘“ EDOUARD BOISVERT, “ 94 Rue St-Denis, Montréal.” Hommes faibles et malades, si vous souffrez de quelques maladies que ce soit, causées par l’impureté du sang et le mauvais fonctionnement de votre estomac, prenez les Pilules du Dr. Moro. Elles vous guériront de vos troubles et de ves misères et vous ramëneront à la santé. Je répondrai avec plaisir À toutes les lettres qui me seront adressées. Je donnerai des conseils à tout homme qui m'en demandera et pour faciliter les hommes malades qui voudraient me consulter, un blanc de traitements leur sera envoyé gratuitement sur demande, Mes consultations sont absolument gratuites et confidentielles. Les Pilules du Dr. Moro se vendent soc. la boîte ou six hoîtes pour $2.50, et si votre marchand ne les a pas elles vous seront expédiées sur réception du prix. $ $ ê : $ $ © $ 3 $ : $ $ $ 4 ê $ : $ $ $ Adressez vos lettres comme suit: Dr. À. A. Moro, Boite 782, Montréal, Canada. ‘ 000000000000 000000000000 0200000060 2 ë As our Miilinery openings have always been atended b , ressante et utile pour professeurs et dies, we propose this season to combine a de of CHRISTY « LONDON HA TR a display of HIGH CLASS FOOTWEAR for Ladies’, Gen!s’ and Children. : : BRAND MILLINERY OPENING ! SATURDAY. APRIL 2IST This Season’s Opening will be More Attractive rier que le laita été tons |1 af Ever The taste displayed by MRS. WRIGHT in the selections of Gems Of Paris and New York Millinery, this seaso Voie SEE to all who will visit us next Saturday. RUE CORRE as La speacil _ R.,T. HOLMAN ‘ s Ter £ tr 1 à _ — Ge