2004 contemporain de St. Andrews et est indiqué sur la carte comme allant vers Havre—à—l'Anguille, connu aujourd’hui sous le nom de Havre—aux—Sauvages. Les Mi'kmaq habitaient le haut de la rivière Hillsborough et, sans doute, auraient utilisé ce portage pour traver— ser de la rivière à la baie et se rendre dans le golfe Saint-Laurent. Quittant la rivière sans doute à l'embouchure du ruisseau Bambrick, le voyageur marchait environ deux kilomètres portant canot et provisions, pour ensuite reprendre la navigation dans la partie sud-est du Havre—aux—Sauvages à l'endroit le plus proche, le ruisseau Maclntyre. Pagayant vers le nord, ils quittaient le havre pour ensuite longer la côte vers l’est pour atteindre Havre- Saint—Pierre, une distance d'environ treize kilomètres. Les documents de la période française n’indiquent pas quand le portage a été remplacé par une route: le premier récit écrit est celui de l'ingénieur Louis Franquet qui emprunta cette route en 1751. Il serait raisonnable de présumer qu’une fois la circulation de personnes et de marchandises ayant atteint un certain volume, le pouvoir humain et la capacité des canots n'auraient plus fourni la demande. La tradition orale dans la communauté locale prétend que ce portage aurait été utilisé comme sentier de transport et que, à certains endroits, des traces de roues de charret- tes seraient encore visibles de nos jours. Havre-Saint-Pierre Le régime français à l’Île Saint- Jean a connu ses débuts avec l’arrivée en 1720 d’un groupe de soldats et de colons envoyés par le comte de Saint-Pierre. Ce dernier avait reçu une concession du roi Louis XV lui permettant d’exploiter la pêche et les autres ressources naturelles se trou— vant dans les îles Saint-Jean et Miscou, ainsi que dans les îles avoisinantes du golfe Saint—Laurent. Deux tiers des habitants de la nouvelle colonie se sont rendus à Havre-Saint—Pierre où ils ont établis ce qui deviendrait le centre commercial, tandis que Port-La-one serait le centre militaire et administra— tif.4 Bien que l’entreprise du comte de Saint—Pierre ait connu la faillite en 1724, la communauté qui porte son nom a continué de grandir en étendue et en importance (voir Tableau 1). En soustrayant les 104 pêcheurs du recensement de 1735, cela nous donne un meilleur portrait du nombre de résidants permanents à cette époque. Donc, la population de Havre—Saint— Pierre aurait augmenté de façon importante entre 1735 et 1752. Le recensement de 1752 démontre qu’une partie de l’augmentation est due aux naissances; le reste est attribue à l’arrivée de nouvelles familles.î Recensements à Havre—Saint—Pierre Date Hommes Femmes Enfants Servants Pêcheurs Total Le régime français à l'Île Saint-Jean a connu ses débuts avec l'arrivée en 1720 d'un groupe de soldats et de colons envoyés par le comte de Saint-Pierre... Deux tiers des habitants cle la nouvelle colonie se sont rendus à Havre-Saint- Pierre... 1728 19 15 37 13 ‘ ' 60 144 1730 33 i 21 66 7 S/O 127 1734 30 23 78 S / O 114 245 1735 36 29 104 9 ‘ 104 1752 49 49 195 ' S/ O 298 "5 llarlmm Srhmeisser, lluilrlinx (I Colonial (lulposl on Île—Suint—jr‘rm. l‘m‘l Ira/nue 1720-1758, l’au‘ks t'alnmla Agency, I999, p. .1. «Voyage d'inspection du Sieur de la Roque, Recensement l752.->, Rapport runn'rmml 14's Archives rmlmlir'um's pour l'unm‘r' 1.905, Ottawa : Imprimeur du Roi, pp. l28«l43.