_ 0 r LA t ait 2 Union Jaïit. la ro cp fre ; LE LS 7 . NS P'rn Moscicr CARS ACER Ro à Ne ET Fe DEEE res CIE DE LIMPARTIAL, Proprietaire | et TV. ST re Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils François Joseph | F. J. BUOTE, Redacteur. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. Œs Vol. 3. No. 15 Nouvelle Serie 18 OCTOBRE, 1910 18 ANNEE TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, MARDI LE mt Pa QUI VEUT VOYAGER LOIN MENAGE SA MONTURE Et qui veut vivre vieux doit en prendre le moyen. Les PILULES ROUGES EN FOURNISSENT LE Comme preuves Nos bons vieux aïeux parlaient souvent par pro- verbes. C'était un façon populaire d'exprimer, en peu de mots bien choisis, quelques pensées profondes et des opinions imprégnées de saine et vigoureuse philo- sophie. Le proverbe, facile à retenir, se transmettait ainsi de père en fils et de village en village, pour constituer la sagesse des petites gens, et dans les siècles où les livres ne se trouvaient que dans les| monastères, parce que l'imprimerie n'était pas encore connue, le proverbe suppléait à ce manque de iecture et fournissait à l'intelligence assez de solides notions pour la tenir en éveil et la faire réfiéchir. Or, de tous ces proverbes qui nous viennent ainsi du passé, l’un des plus sages et des plus savants est encore celui que nous avons mis en tête de cet ar- ticle: Qui veut voyager loin doit ménager son cheval ou sa monture. Parce que autrement, et si, par fanfaronnade, le cavalier fatigue, éreinte ou surmène sa bête durant les premières heures, il court le risque de rester en route et de s’en revenir à pied. Appliquons maintenant ce proverbe à l’organis- me humain et nous dirons: Qui veut vivre vieux doit en prendre le moyen. Et ce moyen consiste exactement à ménager sa monture. (C'est-à-dire que, pour vivre vieux et vivre bien, il faut, non pas seulement connaître ses forces pour ne jamais entre- prendre rien qui soit au-dessus d'elles, mais encore et surtout ne rien négliger pour maintenir son or- ganisme en bonne condition. Ce qui n’est au- jourd'hui qu’un bobo peut devenir une plaie can- céreuse, si nous laissons le bobo s'’envenimer. Et au point de vue des piastres et de la sécurité, il coûte moins cher et c’est moins risqué de guérir un bobo que de combattre une plaie cancéreuse. Mais, de tous les organismes, il n’en est aucun qui soit plus délicat, plus sensible et plus impres- sionnable que l'organisme de la femme. dre incident se complique à n'en plus finir dès qu'on y met de la négligence, et tel malaise qui pourrait, au commencement, se guérir en quelques jours, de- vient, si on laisse faire, une maladie qui mène au tombeau. De 1à l'extrême importance d’avoir constamment sous la main un regiède qui soit facile à prendre et qui soit efficace. Et c’est pour ce motif que la femme, la jeune fiile qui veut voyager loin, c’est-à-dire grandir en force et en santé et s'acquitter pleinement de ses fonctions domestiques et sociales, doit prévoir les accidents de la route pour en éviter les complica- tions meurtrières. À ce compte, cette femme ou cette jeune fille n’a pas de guide plus sûr que ses propres compagnes dont nous publions les lettres et les photographies. Car ces personnes ont éprouvé les malaises ou en- duré les maladies qui menacent toutes les femmes, et du moment qu'elles ont été guéries par les Pilules Rouges et qu'elles ont la sincérité de proclamer leur reconnaissance, il est évident que ces témoi- gnages doivent constituer la meilleure des recom- mandations et indiquer à toutes les femmes mala- dives ce qu'elles doivent faire pour MENAGER LEUR MONTURE, pour recouvrer les forces et la vigueur perdues et redevenir de robustes et joyeuses ménagères ou des jeunes filles en pleine santé. Si vous, femmes malades, ne pouvez aller vous- mêmes consulter les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, écrivez donc, et écri- vez aujourd'hui plutôt que demain, car demain, ce! sera peut-être trop tard. Ces consultations, du Le moin- | MOYEN AUX FEMMES. deux guérisons. Eng MA IA ee + PRO. SD À Mme. Ed. Sasville, Maione, N. Y. ‘* J'ai souffert pendant plusieurs mois de faiblesse générale et d’épuisement nerveux, le tout accom- pagné de maux ce tête si fréquents et si violents que | j'en étais décourtigée. C’est sur ces entrefaites que |j'entendis parler des Pilules Rouges. J'en pris |pendant quelques mois et, grâce à ce bienfaisant tonique, je suis guérie. Mes forces me sont reve- |nues avec la santé que j'avais auparavant. En un | mot, je suis complètement remise ; mes maux de tête d’autrefois ne reviennent plus et c’est en présence d’un résultat si sensible et si encourageant que je suis heureuse d’en faire part à tous ceux et celles qui viennent me voir.” Dame ALMA LEFEBVRE, Viauville, Qué. ‘ Pendant toute ma jeunesse j'ai souffert beau- coup périodiquement, et chaque année? semblait augmenter le mal. Après mon mariage, j'étais forcée de prendre le lit souvent pendant plusieurs | jours, et je me relevais toujours de pus en plus faible. Pour refaire mes forces, j’eus recours aux | Pilules Rouges de la Compagnie Chimicue Franco- Américaine que j'avais déjà employées avec le plus grand succès dans mon jeune âge. Cette fois en- core mes douleurs furent calmées et je me sentis plus vigoureuse. Je trouve que ce remède n’a pas son égal et j'aime à l’employer de temps en temps pour me soutenir.” Dame ED. SASVILLE, 35 South Pearl, Malone, N.Y. CONSULTATIONS GRATUITES par les Méde- cins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 6heures du soir, au No. 274 rue Saint-Denis, Montréal. Aussi consultations par lettre pour les femmes qui ne peuvent venir voir nos médecins. Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes. Nous les envoyons aussi, par la malle, au Canada et aux Etats-Unis, sur ré- ception du prix, 5oc une boite, $2.50 six boîtes, lJ'outes les lettres doivent être adressées: reste, ne coûtent pas un sou. COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE 274, rue Saint-Denis, Mortréal, Le SIROP des ENFANTS du Dr CODERRE guérit la coliique, la diarrhée, les dérangements d’estomac chez les bebés et leur donne un sommeil paisible. Les Romans le chevalier, ce Voici, nous dit quis'est passé dans cette maison aux volets verts qui regarde le lac par-dessus sou petit mur de briques roses drapé de clématite et de jas- min d'Espague. Dacs tout ie pays il n'y a pas d'histoire plus tragique ni de maison pius gaie. La comteste avait vingt ans. El- le était très belle, pieuse, modeste, intelligente. On l'avait mariée à dix huit ans, de son pleingré. Le! comte était riche, bien fait, d’un esprit peut-être un peu froid, mais galant homme, plein de religion et. d'honneur. Un pateut, un élégant qui par- lait bien, qui dansait bien, qui mon- tait bien à cheval, l'élégant qe ee 1 y vu "1 ent—-s'Îime [prit pas le danger ; la femme Îles |]ut avidement en provinciale qu’elle était, par cette raison, très stupide Let de yrand usage, qu'une femme | du monde doit connaître la littéra- |ture du monde, J'en ai vu des plus femmes de bizn, et du plus haut-rang (je ne dis pas du plus haut emploi ; dans les emplois on trouve d'étranges figures) ; j'ai vu de vraies duches- ses de vraies marquises fleurs de nom et de rase, jennes mariées, jeuues mères, pleines de fierté. Qui lisaient Mme Sand, M. Hu- go, M. de Musset, et bien d’autres. Et même,—Ô poètes, humiliez- vous !—leur goût secret et leur ad miration étaient pour M. Sue : ‘C'est un infâme, disent-elles, mais l’on doit avouer qu'il écrit bien ! ”” Voilà ce que j'ai entendu, moi, des propres descendantes de ces +: écri- | ne mu Rrrinea ! Les Françaises partie, que reste | rat-il? Que tirera le monde des Moscovites et des Autrichiennes qui jouent les comédie de M. Cara. guel ? Mes amis, les femmes s'en vont. La littérature les emportes, Elles lisent encore des -romans lorsqu'on leur a montré les auteurs. Connaissez-vous l'histoire de Bal- zac à Turiu ? Balzac vint à ‘Turin, et on lui donna des fêtes. Vous avez ren- contré ce gros homme d'un aspect assez trivial. Son aplomb parut l'assurance du mérite. J’entrai dans une maison noble où l'on ve- nait de le régaler. C'était l'heure des encensements. Silvio pensait lui fournir l'occa- sion de faire briller sou esprit et d'en réparer un peu les erreurs. — | ‘Ma foi, monsieur, répondit l'im- pulent, je m2 suis proposé de | me faire quarante wille francs de rente. J'en aidéjà vivgt mille, et je marcke bon train.” | Il croyait dire une gentillesse. Pourtant cette grossièreté révolta. Ou le lui fit sentir ; il ne s'en tira | pas magnifiquement. Il s’étsignit et ne put se rallumer de toute la soirée. Mais les f:mmes continuè- | rent de lire ses livres au détriment de leur cervelle. J'ignore si ma pauvre petite com- tesse avait lu Balzac, ou si elle ad- ruirait davantage Mme Sand. Ce que je sais trop, c'est que sa pau- ivre tête partit. [a voilà prise d'une passion violente pour le lâ- che faquin qui s'était introduit dans sa maison. Elle n’a pas cessé d'être vertu- euse. Cette passion lui fait hor- reur. Sans trouver le courage de | fuir, elle combat elle prie, elle pleu- ire. Elle ne quitte les églises que pour s’enfermer dans son oratoire. | C'était ce petit pavillon que tapisse jun églantier. Combien de soupirs ont entendus les 10ses ! Tout le monde voit que la mal. | heureuse souffre et se meurt, et au- |cun ne devine son secret. Celui qui la tue redouble son poison, dans l'attente d'un triomphe prochain, Son triomphe sera terrible. — | Moins affreux pourtant qu’il n’a l'ignominie de l’espérer ! ; La jeune femme est obsédée, lelle se sent perdue. Voulant à tout prix sauver l’honneur, sa rai- son fléchit, sa vertu lui inspire un | hétoisme criminel. Enfermée | dans le cabinet où elle se retirait | pour peindre, elle s’empoisonne a- | vec les couleurs dont sa palette é- | tait chargée. | O Dieu de miséricorde ! Notre | père qui est daus les cieux avait en tendu les plaintes de cette victime. Il prit sa vie en expiation, mais il ne voulut pas la frustrer de ses combats et de la mort lui rame- Ee sa raison. | Elle se confessa d’un coeur con- [trit, Elle dit au comte : ‘‘Consu- |lez vous. Je meurs d'un coup de | folie où vous n'êtes pour rien. Je vous honore et je vous aime ; de- puis que je suis à vous, je n'ai pas cessé de vous henorer et de vous aimer.’” Ainsi elle mourut, dans les tor- tures, mais pure, repentante et tranquille, donnant un pardon plein de pitié, recevant un pardon plein d'amour. Son âme, ar- rachée par un dernier effort, laissa sur ce beau visage le sourire de la réconciliation. Le mari ne sut rien. Il pleura sincèrement. Plus tard, un amour romanesqne—il y en a encore dans ce pays—est venu remplir son coeur, À travers le mur de briques roses drapé de clématite et de jas- | min d’Espague, vous entendez les cris joyeux de ses enfants. Luis VEUILLOT. HECATOMBE DE MINEURS Starkville, Col., 10.—Plus de cinquante mineurs ont été enseve- lis dans une mine de la ‘Colorado | Steel aud iron Co.’ par une ex- | plosion qui s’est produite à Stark- | ville, Colorado, et des sauvateurs ont fait des efforts héroïques hier pour pénétrer dans les profondeurs de la mine mais l'exaltation de gaz dangereux rend le travail de sau- Balzac reniflait |vetage très difhicile ; hier après- tout d’uu air dédaigneux et qui | midi, ceux qui dirigent le travail disait : Encore ! L'auteur de Mie Prigioni se trou- vait là. i sv mens Ten —Maoncienr, ide sauvetage ont déclaré qu’ils FER personne dans la mi- Ce bon Silvio, la politesse | ne avant qu’un soufflet ait été ins- même, voulut aussi complimenter|tallé, ce qui a été fait. le héros. Hne savait trop com- M. James Wilson, inspecteur de la mine de |Starkville, quoique malade, s’est mine. 1 4h re de déeastre pour se porter au secour de leurs compagnons, mais il succomba sous l'effort et dut reprendre le lit. D'après un rapport du coroner, il y aurait dans la mine 28 Polo- vais, 3 Russes, 10 Américains, 4 Mexicaius et 1 habitant de la Ser- vie soit 46 ‘hommes en tout. Mais on croit que le uombre des victimes est beaucoup plus cousidérable que le coroner ne le dit, et qu’il est plutôt près de 8o que de 50. En plus des efforts faits pour pénétrer dans la partie est de la mine de Starkville, des mineurs d’expéri- ence ont été envoyés dans celle d’'Engelville, qui en est voisine pour tenter de percer le mur quia était construit il y a que.ques mois entre les deux mines. L'explosion a détruit toute la partie est, ou ancienne partie de la mine de Starkville, et l’on se perd en conjectures sur les causes qui l'ont produits. Cette mine avait toujours été re- gaidée comme ne contenant pas de gaz dangereux et l'on} n’avait pas même cru qu’il était nécessaire d’y faire usage de lampes de sûreté. C'était de plus une mine où tout le travail se faisait au pic, et où, l’on ne faisait pas usage d’explo sifs. “Je te connais” Une enfant de neuf aus, dans la Colombie, pays de Missiou, n’a- vait pas fait sa première commu- nion ; elle était trop jeune mais elle désirait tant recevoir le bon Dieu. Elle va trouver le missionnaire ; ‘‘Père, je voudrais faire ma pre- mière communion’. —Tu voudrais faire fta première communian ?....Mais tu es trop jeune et tu connais pas l’Eucharis- tie. La chère petite revint à la char- ge, mais vainement ; même refus de la part du missionnaire. Un soir, vers l'heure du midi, elle était seule dans l’église ; con- tre son habitude à pareille heure, Mgr Durieu, passant près du saint lieu, se sentit pressé de faire une visite au Saint-Sacrement. Il en- tra sans être remarqué de l'enfant qui priait à haute voix devant le tabernac!e. Elle disait : Chef, mon nère, le prêtre dit que je t2 con- nais pas. es le Fils de Dieu, tu es l'Enfant me, tu as vécu à Nazareth, ont’a trouvé daus le temple parmi les hommes de la prière, tu as donné la prière, tu es mort sur la croix, tu es ressuscité le troisième jour, Tu vois que je te connais. Eh bien ! je te demande une chose que tu ne me refuserais pas, toi : ouvre les yeux du prêtre afin qu'il voit que je te connais. Le missionnaire pleura d'attren- drissement et s'esquiva sans bruit. Le soir, après le chant des vêpres, dans l’église au milieu de l'assis- tance, il appela la fervante enfant : ‘Viens ici toi. Combien de fois as tu visité Notre Seigneur aujour- d’hui ? - Quinze fois. —Qu'est-ce que tu lui as dit ? La petite fille hésite uue minute, elle lève son regard timide vers le missionnaire. — Père, je lui ai dit du mal de toi. Et elle reprend sa prière de tout- à l'heure, Alors le Père s'adressant à l’as- semblée : ‘Vous voyez que Dieu écoute les prières bien faites. Je n'avais pas la coutume d'aller à l’église à l'heure où cette enfant s’y trouvait. Le Sairt-Esprit m'y a poussé. Mon enfant, tu as bien fait de venir prier ; le Chef d’en haut m’a ouvert les peux ; je vois se cnnnni: Jens Chriet : tn fe- ses “+ 4ié As4°à | “JEUNE VAURIEN"’ DE 64 ANS New-Vork, 8—Une scène peu ba- nale s'est déroulée au tribunal de Bedford avenue. Un vieillard de quatre-vingt-neuf ans avait traduit devant les tribunaux son fils, un jeune homme de 64 ans, pour sa mauvaise conduite. Ila, en ter- mes émus, narré au juge les esca- pades de cet incorrigible gamin, qui rentrait fréquemment chez lui après avoir trop fêté et se livrant alors à des plaisanteries d'un goût dou- teux. ‘“Croiriez-vous, juge, dit alors le père, que l’autre jour il tourna le gaz à plein jet, parce que je l'avais puni pour être rentré en état d’é- briété ?”’ ‘“Qu’avez-vous à répondre à ce- la ?’ demanda le juge au ‘‘méchant gamin”. Le méchant gamin qui possède une superde paire de favoris blancs coqnettement peigné, répondit d’un air pleurnichard : ‘‘Papa sait bien que depuis l’âge de 15 ans j'ai es- sayé de me corriger sans y parve- uir’’. Le juge crut devoir attribuer à l'accusé l'épithète de jeune vau- rien’”’ et le condamna à quelques jours de prison. ‘“Papa, je t'en prie ! s’écria alors le vieillard en larmes, laisse-moi m'en aller et je te promets que je serai sage....toujours’’. Mais le père resta inexorable et lui dit : ‘‘Ce sera pour toi une bon- ne leçon, espérons qu'elle te servira pour l’avenir, et que tu recommen- ceras en sortant une nouvelle vie’. MAIL RACT Sealed Tenders, s:idressed to the Postmaster General, will be : eceiv- ed at Ottawa until Non, o1 Fri- day, the 4th. November, 1910 for the conveyance of His Majesty’s Mails, on a proposed Contract for four years, three times per week each way, between Charlottetown and Nine Mile (Creek from the ist January next. Printed notices containing tur- ther information as to conditons oi proposed Contract may be seeu and blank forms of Tender may be ob- tained at the Post Offices ot Char- lottetown, Rocky Point, Fairview, New Dominion, Nine Mile Creek Cumberland and at the office of the Mais je te connais : tu; .tetown. qui est né dans l’étable de Béthlé- Post Office Inspector, at Charlot- John F, Whear Post Office Inspector | Post Office Inspector’s Office Cuarlottetown Sept 22 10 ROAD SALES ! DIVISION No. 1, B. PRINCE Co The undersigned will sell by pu- blic auction on Monday, Oct., 17th iüst., beginning at 8 a. m., Can- uon’s Bridge, Kildare, Herbert Bowness’ Bridge, Kildare, Hill at John Patton's, South Kildare, Cul- vert near Millman’s, Alberton, Dock Bridge, Hills River Bridge, Charles Monntain’s Bridge, Alma, Wiggins’ Bridge, Centre Line Road, Curley’s Bridge, Mimini- gash. 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