à ï Le \ J * ue? À r Le : ; Ë =“ Fe # : à lectrices dévouées —— LASER SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 22 NOVEMBRE 1910 CC02200222200 2222222222200 are colonne Nouvelles Locales, . Generales. À, En 552522552559 M. l'avocat A. E. Arsenauit de Summerside était à Tigui:h, di- manche. M. Sylvain Galiant, ancieune- ment de Piusville, mais depuis quel- ques années demeurant à Campbel- ton, N, B., est actuellement en vi- site à l’île. Jeudi M. Gallant nous faisait une agréable visite. M. M:leme Chiasson (Jean) qui Provinciales et Ÿ O 6 Bruce McDougall de Moncton, le rédacteur-propriétaire du journal à sensation Vindicator s'est tué, jeudi dernier, en tombant en bas d’un escalier dans l'hôtel Winisor, Syd- ney, C. B., où le défunt était allé pOur assister à un procès qui était intenté contre des jeunes garçons qui vendaient le Vindicator. Les persécuteurs allégnant que le jour nal en question était imoral. demeure à Regersville, N B., est eu visite chez ses nombreux parents et amis à Tigni-h. M Chiassou a acheté un beau cheval de M. Anis s | Arsenault pour ï'equel il a prix assez élevé. M. doit s’embarquer pour Rogersville demain. a payé un | M. er Mme. Benoit Poirier (Jo seph) de St. Louis, nous faisaient | uue très agréable visite mercredi dernier. Mme. Poirier est une des de L’ImPAR- TIAL. Les fêtes de Noël et du Jour de l'an nous arrivent. soin d’un beau chapeau. pourrez oblenir ce qu'il y a de plus beau, de plus chic et à la derniè#t | mode. L'hon. M. Fielding est forcé de | Chiasson | McDougall est mort cinq iwinutes après l'accident. Quatre milles livreurs des com- | pa guie de messageries de la ville |et du district de New Vork, ont re- pris le travail. Onze cents équi pages ont été remis en route. La United States Express a refusé de | reprandre dix grévistes et tous les |livreurs ont quitté leurs voi- Cette querelle s’est produi- te sur les quais et n'aura pas de conséquence graves. tures. La Succursale St. Paul, de la société l’ Assomption a adopté la ré- Vous avez be | solution suivante : Allez au magasin ‘‘Fleurs de-Lis'’ où vous! Vu qu'il a plu à Dieu d'appeler à lui notre dévoué secrétaire archi- viste, frère Joseph Bernard, il est proposé par le Rév. D. F. Iéger |et secondé par M. Maximin Belli- | veau qu’uu vote de sympathies soit offert à la famille et que copie de prendre un congé et de faire un | cette resolution soit inscrite au voyage dans le sud, dans l'intérêt | de sa santé. Ilest possible que le! discours du budget soit pronoucé | par le miuistre des douanes. . Le dernier, au profit des trottoires de | St. Louis, a été courorné de suc-| cès. Au delà de soixante piastres a été réalisés pour les paniers. Les villageois de St.’Louis possèdent maintenant un tiottoire, des deux | côtés du chemin, de la gare du che- | min de fer, à une distance considé- | rable le long du chemin qui conduit | à St. Edouard. On a retrouvé le comte de Tois:| toi, le fameux écrivain russe, qui avait décidé de se faire ermite jus- qu'à la fin de ses jours. Ilestgra-| vement malade à Astapeva, dans la | province de Tula. Le révérend John Coburn, gravd champlain d’Ontario-Ouest, a pro uoucé un sermwon, dimanche der- nier, dans lequel il a parlé du Con-| grès Eucharistique de Montréal. Il a critiqué le gouvernement qui a envoyé un navire au devant du Lé-, gat du pape. ‘‘Ce Congrès, dit-il, à été un défi lancé au protestau- tisme.”” L'Amiraute a demandé des sou- | missions aux constructeurs de na- | vires pour la construction d’un croiseur qui devra surpasser en for- ce et en vitesse tous les vaisseaux de guerre de la marine britannique. | Si un navire avait été envoyé au devant d'une délégatio1 de quel- que loge maçonnique, le révérend John Coburn s'en serait rejouit. La petitesse d'esprit du révéren Coburn est significative. M. Jean Gallant (Daniel) l'un des premiers abonnés à notre jour: nal, est venu nous faire sa visite annuelle, jeudi, accompagné de son frère, M. Sylvain Gallant, qui demeure à Campbelton, N. B.,et qui est en visite ici pour quelques jours, M. Jean renouveiait son a- bonnement à L'IMPARTIAL, en di- sant. ‘‘Tout bon acadien de cette province devrait être abonné à L'IMPARTIAL ?. ‘‘Souvent un seul articie ps L'IMPARTIAL vaut | seul le prix de l'abonnement”” Merci M. Gallant, des mots d' en- couragements comme les vôtres sont hautement appréciés. Le testament de Don Carlos, qui fut toute sa vie prétendant au trô- ne d'Espagne, vient d’être rendu | public. Une des dispositions em- joint à son fils. Don Jaime, de! continuer à réclamer la succession au trône espagnol. Un fils de M. Pierre Gaudet (Moïse), du Lot 2, agé de 22 ans, est décédé jeudi matin des fièvres | typhoïdes. Ses funéraiiles ont eu lieu à l’église de Tignish vendredi après-midi, ‘Basket Social’ qui a eu lieu | à la salle de Palmer Road, mardi | drez, | mi. |gnent. | lez se vous asseoir, lauront lieu avaut Noël. que le roi Georges use de sou in- | procès-verbal, et envoyé à /'Evan- géline, à l'Assomption, et à L’Im- | PARTIAI, pOur publication. JUDE A. LEGER Ass.-Sec.-Arch. Dans les millieux parlementaires, | à Ottawa, on parle dela nomina- tion de Sir Hugh Graham comme successeur de iord Srathcona, aux fonctions de haut commissaire à Londres. Le fameux Daniel Burgess di: nant un jour chez un mousieur d€ ses amis, un grand fromage nor entamé fut apporté sur la table. ‘‘Où faut-il que je le coupe ? ”” dit Daniel, —‘‘Coupez-le où vous vous M. Burgess’”’, répondit l’a- Burgess appela le valet et lui dit : ‘‘Portez ce fromage chez ne c’est là que je veux le couper.’ Nous avons eu une agréable vi- site de M. Albert DesRoches du | Lot 2, vendredi. Le même jour | M. Joseph M. DesRoches du Lot 2 et sa fille, Mlle. Marie Anne, nous lhonoraient d'une visite. Les deux messieurs DesRoches étaient venus ‘renuouveller leur abonnement à L'ImPARTIAL, leur journal français par excellence, comme ils le dési- Merci. M. John Hughes begs to an- nounce to the public that about the 28 inst. he will be ready to receive Ducks, Gee-e and Turkeys, dress- ed, for which he will pay the high- |est market price. Un jeune fat entrant dans la boutique d'un barbier, demanda au garçon s’il n'avait jamais rasé un siuge.—‘Non, monsieur, ré- pondit le gerçon, mais si vous vou- je vais es- |sayer.” C’est de votre intérêt d'acheter vos harpais et autres effets dont vous avez besoin pour vos chevaux de M. Taos, O’Brien, Tignish M. O’Brien a un beau stock et est prêt à vous confectionner un harnais de voiture ou de travail à des prix raisonables. Allez le voir. M. Puech, ministre des travaux publics, en France, répondant à | certains députés qui reprochaient lau gouvernement de n’avoir pas suffisamment pris de mesure pour empêcher un nouveau déluge, à | Paris, a déclaré qu'après qu'on au- rait élevé les murs de sevêtement, |on creusesait, au coût de 34,000, 000, un canal d’Aulnay à Epinay. Il est à peu près certain que les élections générales en Angleterre On croit flueuce personnelle pour aider à la solution de la crise politique. {ous voulons attirer l'attention de nos lecteurs, d'une manière tou- te particulière sur l'annonce de M. | John Hughes, qui parait daus une @ Company de Toronto. ST O! | quérir les méthodes M. Hughes achète Q@ la volaille pour la Harris Abattoir Les prix sont des plus élevés. Dindes, oies, Cauards, depuis 10 cents la livre à | 15: Voyez les placards et l’annon- ce pour plus de détails. Ne manquez pas de lire la 452 Edition de | L'ALMANAC ROLLAND Agricole, Commercial et des Familles pour 19r1 Qui vient de paraître et renferme encore, outre ses nombreux et u- tiles renseignements religieux et civiques, d'agréables légendes et d’intéressantes histoires inédite:;, par nos auteurs cinadiens : Fontaine, je ne boirai, jamais de toa eau, par A. D. DeCelles, Un Monsieur qui sait le Bridge, par R. Girard, dd La louceur, par F. A Bourgeois, Publié par la Compaguie J. B Rolland & Fils, Mortréal. 6 à 14 rue Saint-Vincent | Prix, 10 cts., franco par la malle 13 Cts. Un fonctionnai:e canadien a été envoyé à Washington pour s’en- usitées aux Etats-Unis pour le dénombrement de la population. Ii a eu une lon- gue conférence avec les fonction- naires supérieures du bureau de recensement des Etats Unis. Il est entendu que l'hon. M. Patterson, ministre des douanes, remplacera l'hon. M. Fielding du- rant son absence aux Bermudes. M. Patterson pronvoncera le d's- cours sur l'exposé budgétaire un peu avant Noël. Quand à M. Fielding, il ue reviendra pas à Ot- tawa avant le milieu de janvier. M. John Hughes de Leoville dé- sire aunoncer au public que pour le 28 de ce mois, il sera prêt à rece voir de la volaille, tel que, oies, cänards et dindes pour lesquels les plus hauts prix seront donnés. L'hou Sénateur Casgrain, daus un discours prononcé à Winnipeg. a affirmé que Québec est plus près de Winnipeg que Montréal. Ila aussi tourné en ridicule l’idée que la route de la baie d'Hudson sera jamais une route commerciale. Le gouvernement a chargé le juge Denis Murphy, de la Colom- bie Britaunique, de faire une en quête sur l'immigration chinoise en ce pays et sur l'importance de l'opium qui ee fait en quantité considérable au Canada en dépit des lois de ce pays. Mtre Geo. E McCrossan, C. R., lui a été adjoint comiue conseil. Le gouvernement fédéral fait construire en ce moment en Angle- terre un cuirassé du genre Bristol qui aurait une capacité de vitesse de 26 milles à l'heure. Aucun ar rêté en Couseil ne s-mble avoir été adopté pour la construction de ce navire. Le capitaine Pitts, du paquebot- poste ‘‘Pretorien’’, de la ligne Al- lan, est mort à sou poste durant la dernière traversée de Montréal à Glasgow. On ne sait pas au juste À quelle cause attribuer son décès presque foudroyant. Une grosse transaction a été con- clue par la cession de 456,320 âcres de terre à bois, au Labrador, à un syndicat composé de plusieurs ca- pitalistes de New York. On croit que le coût du transport de la pro priété est de $200 000. La Compagnie ‘‘Alaska Coast ”? a abandouné le paquebot ‘‘Port- land ” qui s’est échoué à la source de la rivière Kallala, Alaska, sa ne- di dernier, La tempête qui fait rage en ce moment, dans l'Alaska, a rendu impossible tout sauvetage. On annonce officiellement de Londres que le Roi et la Reine es- pérent visiter l'Inde et assister à un durbar, à Delhi, le pretuier jan vier 1912. Une expérience tentée à bord du garde-côte Américaine ‘‘Puritan’”’ a été désastreuse pour le navire qui a été sérieusement endommagé. On a dû le ramener en cale-sèche et il faudra panser les bles:ures cau- sées par les explosions de nitro-gly- cérive. La ville de San Antonio, Texas, est affolée par la crainte d’un as- saut de la part de Mexicains armés qu’on dit en marche sur San An-fces dernières aunées. {tonio. Des patrouilles surveillent, fusil a poing, les approches de la ville, L'Amirauté britanni jue a prépa- ré un rapport comparatif des dé- penses totales faites pendant la der- nière décade pour l'entretien des forces navaies. (Ces dépenses se chiffrent, pour la couite période de dix années, à $5,250,009,000,00. Une réduction du prix des vian- des a été constaté aux Etats-Uni:. On attribue cette baisse à une ma- nipulation habile des prix du mar- ché. Necrologies Le Père Suarez, sur le point de mourir, disait : ‘‘Je n'aurais jamais pr m'imagine: que la mort dût être si douce’’. Ce sont à peu près les mêmes paroles qui accompagnèrent les derniers moments de Sienr Jo: seph Bernard, de St-Paul de Kent, au matin du premier novembre, Beau jour pour mourir, en la fête de tous les Saints. Ce serviteur de Dieu est mort comme il avait vécu, dans la grâce de son Sauveur, à l'â- ge de 72 ans. Né en 1838, à St. Jacques, I. P. E., de l’union pâtriarcale de Rufin Bernard et de Suzanne (Caissy, Jo- seph eut la chance peu commune dans le temps, de recevoir une as- sez bonne éducation. Il avait é- pousé en 1863 Marie Arsenault. Le 11 octobre 1867, Sieur Joseph Bernard avec ses vieux parents et les autres membres ‘de la famille, passa le détroit et vint s’établir sur ce qu’on appelait alors le ‘‘Terrain’’ de l'évêque, aujourd’hui la belle et florissante paroisse de St. Paul L'influence qu'a exercé Sieur Jo- seph Bernard dans la vie religieuse, politique, économique et sociale de la paroisse, fut considérable. Il fut mêlé à tous les mouvements de progrès, et fut aussi jusqu'à sa mort le bon conseiller, l'ami tou- jours franc et sincère, non seule- ment de ses co paroissiens mais aussi de tous ceux avec quises fonctions d'homme publique le met- taient en contact ; ayant été con- seiller municipal, juge de paix syn- dic de paroisse, reviseur, grand commissiaire des chemins, arbitre accrédité de tous les différents et disputes qui, quoique rares, ve naient parfois troubler Ja paix entre les voisins. Les paroissiens de St. Paul doi- vent à celui qu'ils pleurent aujour- d'hui une éternelle reconnaissan:e pour le grand intérêt qu’il prenait à leur avancement. Avait-on -un ee et courageux pendant sa vie, au- dura que trois semaines, pendant lesquelles le Père Lèger et le Père Gaudet le visitèrent souvent. A la réception des derniers sacrements, sa belle âme s'épanouissait de joie et de bonheur ; et dans l’effusion de son coeur de parfait chrétien, il dit à son fils Gilbert qui le soutenait : “Vois-tu, mon fils, c'est mon pain de voyage que jefviens de rece. voir.’ Eu 1904 il avait épousé veuve} Philomène LeBlanc qui lui survit. Les funérailles firent belles et touchantes, Le Père Gaudet, pré- cédé de la croixde procession, des servants et enfants de choeur en surplis, se rendit à la maison du défunt faire la levée du corps. Une longue procession se forma sur deux rangs. D'abord les membres de la succursale l’Assomption, tous les servants en surplis, le célébrant, la famille du défunt, enfin le cercueil et les paroissiens faisant suite. Le curé reçoit le corps à l’entrée de l’église, et après le “‘Subvenite’’ il célébra la messe solonuelle des morts pour le repos de son âme. L’absoute fut faite par le vicaire et toute la foule suivit le corps de ce vieil ami de tous, à sa dernière de- meure. A la famille du défunt nous of frons nos plus sincères sympathies. UN VIEIL AMI ES LES ELECTIONS EN ANGLE- TERRE. Il est décidé qu’une nouvelle é- lection générale aura lieu prochai- nement. Il reste à fixer si elle au- ra lieu en décembre ou en janvier. Herbert Henry Asquith, le pre- mier ministre, qui doit décider cette question, n’a pas encore fait de déclaration à se sujet. Ilest parti de la ville, sans même laisser savoir à ses collègues l’endroit ou il se rendait et c’est par les journaux qu’on a appris son ar- rivée à Sandringham, où le roi Georges demeure actuellement. Il est allé conférer avec le roi Georges sur la question de l'heure présente. Le cabinet aurait décidé de ne pas aller plus loin avec le parlement actuel sans avoir la garantie que la politique du gouvernement ne sera pas défaite à la Chambre des Lords. Suivant l’ordre ordivaire, les ré- solutions qui ont été passés à la Chambre des Communes, à la der- uière. session, touchant le droit de veto de la Chambre desfLords de- vaient être discutées à la Chambre Haute et le gouvernement devait attendre que ses mésures soient re- jetées avant de prendre une déci: sion. Maisle refus de la Confé- rence Constitutionnelle d'accepter le compromis du gouvernement rend inutile la discussion de la ré- écrit à faire faire, un ‘‘conseil de loi”’ à demander, un lopin de terre à faire arpenter, feu Joseph Ber: nard était le seul, et pour long- temps, qui fut assez instruit dans les deux langues pour faire toute la besogne légale du canton. Et un merci le payait amplement pour le temps qu'il y mettait. Il fut mêlé à tous les mouve- ments politiques de son temps. C'est dire qu’il assista à bien des luttes, a bien des victoires et des défaites. Etant un ‘caractère tou- jours réfléchi et imperturbable, même au milieu des plus grandes excitations ou joutes politiques, Sieur Joseph Bernard conservait sans jamais se trahir, son sang- froid et sa présence d'esprit ; qua- lités supérieures qui, bien des fois, lui valurent à lui et à son parti (conservateur) des victoires sur- prenantes et inattendues. Le mot patrie faisait vibrer toutes les fibres de son âme vraiment aca- dienne. Il connaissait très bien notre histoire, et aimait à en racon- ter les traits les plus saillants. En 1881, il était à notre premier con grès national, à Mem:amcook, et l’un des premiers délégués à accla- mer le choix de l’Assomption com- me notre fête nationale. Membre Social de ‘notre succur- sale 1 Assomption Mutuelle, il en était le sec.-archiviste depuis bien- tôt deux ans. Chrétien fervantet convaincu il le fut toute sa vie. D'une foi fer- me et raisonnée de laquelle il ne sut jamais rougir, et qui lui fit souvan- te fois braver les sarcasmes de ses amis les Anglais, auxquels il sut toujours douner, me dit-on, des ré pliques surprenantes de vivacité et d'esprit. Pour son église qu'il ai- mait comme sa mère, il ne compta jamais ui ses peines ni ses écus, é- tant avant tout l'ami dévoué et le meilleur appui de son curé. À tous les Offices Sacrés, Joseph Bernard était l’un des premiers à sa placà, ayant fait partie du choeur jusqu’à solution sur le veto et on croit que le gouvernement doit résigner ou conseiller la dissolution du Parle. ment. Ilya un fort mouvement d'opinion dans ce sens. AQU ATEN (PRODUIT BALSAMIQUE) Autant ce patriote fut intrépide tant il tut fort, résigné et calme [durant sa derrière maladie qui ne DRESSED The Harris Abattoir Compsny very highest prices for same. geese or ducks will be takeu unless following prices : Turkey Undrawn.........e Geese Drawn...osveccssece | Geese Uudrawn...s...s.ese Ducks' Drawn.....s..ssuse.e 25th. and 26th. inst. At Portage Station on MONDAY the 1st December ; At Wellington Station on Second when all poultry will be received by stall fei chickens at good prices. Jo Agent for Harris MAR CONTRAU [ Sealed Tenders, = idressed to the Postmaster General, will be : eceiv- ed at Ottawa until Noon, o1 Fri- day, the 3rd, December, 1910 foi the conueyanse of His Majesty’s Mails, on a proprosed Contract for four years, Six times per week each way, between Alliston and Montague from the 1st. April next. Printed notices containing fur- her information as to conditions of proposed Contract may be seen and blank frrms of Tender may be obtained at the Post Offices ot Allison, Montague and route offices and at the office of the Pos Office Inspecter. John F. Whear Post Office Inspector Post Office Inspector’s Office Charlottetown 14th Oct 1910 ———————s— UNE RUMEUR ALARMANTE Une rumeur circulait à Québec, jeudi dernier disant que plusieurs cas de choléra venaient d’être dé- couverts au département d’immi- grantion venus à bord du ‘Royal George’’ et arrivée le matin à Qué- bec. | Un médecin du bureau d’immi- gration canadienne a nié cette nouvelle, déclarant qu'il n'y avait aucun cas de malalie contagieuse parmilles immigrants nouvellement arrivées ; mais qu’il ne savait pas s’ily en avait parmi les immigrants en destination des Etats-Unis. SPECIFIQUE } HARNESS SHOP The subscriber begs to inform the people of Tignish and adjoining at Tiguish, a full line of FINE AND HEAVY Hand made harness, and is offering them for sale at right recsonable prices. Also a good and well selected stock of Robes, Horse Blankets, Whips, Sleigh Bells, Rugs, etc. Repairing neatly and promptly done. The subscriber humbly solicits a continuation of the patronage which has been generously given him. Thomas O’Brien Tiguish, P. E. I. Nov. 19th., 1910 Fumez et Chiquez le Tabac LABOR KING En Torquettes Manufacturé par la Rock City Tobacco Co. QuÉBEC districts that he has, in his Shop, i soupçonné d'être atteint du cholé- L'agent d'immigration pour les | Etats- Unis a déclaré qu'il avait plusieurs malades parmi les Immi- grants de son département, mais qu’il ne connaissait pas encore la nature de leurs maladie. Le bureau d'hygiène a été in- formé qu’un Russe arrivé à bord du ‘Royal George’’, ce matin, et en destination des Etats Unis, était ra. Ilsouffre depuis trois jours d’une diarrhé que l'on croit être cholérique. Le Dr Catellier est descendu au bureau d'immigration eta décidé de soumettre le malade à l’examen bactériologique afin de déterminer! d’une façon certaine la nature de sa maladie, (Cet examen dure 18 heures. Le ‘‘Royal George’’ ne sera pas renvoyé à la Quarantaiue à la Grosse Isle. WANTED 500 Head of Cattle 2000 Sheep and Lambs Hides and Pelts for which I will pay the highes: price, delivered at my Canniug Factory, on and after the 1s$ O. tuber. Also 20,000 Bushels Black and White Oats, delivered at my ware house, Alberton. - All Poultry must be fasted 24 hours before killing. Turkey Drawn...o.csssosssscssscessssssees.15 per Ducks Undrawn.......s..ssssssssss.sessss se 10 On Thursday, 24th., inst ; Friday, 25th., Saturday, 26th., I will re+ ceive poultry at my resideace : Junction Harper and Peter Roads. : will be at Bloomfield Station on FRIDAY and SATURDAY the r8 ANNÉE POULTRY Wanted of Toronto want to purchase all thé Dressed Turkey, Geese and Ducies thatthey can get and are paying the No Turkeys, their crops are empty. Ali Pouitry must be dry picked, not scalded and must be clean and nice. Heads and feet off. Undrawn poultry preferred but will take drawnu and pay the 1b. soso éesesccteetes RSS 7 . se «tt ose eccecseelil ere e ......10 te «€ esse... ll the 28th. and TUESDAY 2oth ; At Ellerslie Station on WEDNESDAY the 3oth and THURSDAY and Third of December, where and me. Have no objection to a few hn Aughes Abattoir Co. Toronto J. H. Myrick & Co IMPORTERT AND DEALERS DRY GOOŸS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fishing Su plies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opened'a full and complete stock ot NEW EUUOS We are prepare to supply the wants of the farmer fish= erman and mecha. nic We invite in- tending purchasers to give us a cal and they will find we can meet al ant the competiters, gave them trouble and expen- se of going {to Summerside or J. AGNEW ee 13—2 M. Charlottetown,