acadienne, francophone et insulaire. J’ai toujours été fier de notre Musée acadien de l‘Î.—P.-É. Ils font un très bon travail pour préserver et promouvoir notre patrimoine acadien et je suis certain qu’ils vont continuer à le faire. 17. Y avaltnll de la sécurité dans la résidence officielle? M. Bernard - Nous avions un système d’alarme. Quand on a déménagé là, il y avait un commissaire qui venait jusqu’à six heures du matin. Quand Mme Reid était là, elle se sentait toute seule dans la maison. À ce moment-là, il avait été décidé d’avoir un commissaire pour faire de la sécurité la nuit. Mais, il y avait eu de petits problèmes avec les commissaires; il y en a qui s‘endorrnaient la nuit. Alors, on nous a demandé si on se sentirait plus en sécurité avec un système d’alarrne au lieu d’avoir des commissaires. À partir de ce moment—là. on n’a pas eu de commissaires. 18. Comment vous êtes-vous sentis quand ç’a été le temps de quitter Fannlngbank au mois de juillet 2006? M. Bernard - Le mandat d’un lieutenant-gouverneur est de cinq ans. Alors, on savait que ç‘allait venir, que ç’allait arriver. On était prêts pour retourner dans la communauté chez nous parce qu‘on voulait certainement rétablir un lien avec les familles et les amis. On s’était donc préparé pour ça. ll n’y avait pas seulement l‘idée de déménager; il fallait aussi « finaliser » le poste. On ne le réalise peut-être pas, mais autour d‘un lieulenant-gouverneur, il y a environ cinquante à soixante personnes qui font du travail bénévole. À la maison, il y avait des guides et des aides de camp. ll y avait des comités (comité de maison et comité du jardin). Alors, on a voulu remercier toutes ces personnes—là en faisant une activité sociale pour eux. (“était en quelque sorte achever notre séjour officiel il Charlottetown. Pendant notre séjour, c’était une (les premières fois que la résidence du lieutenantgouverneur avait été ouvenc au grand public, l‘été. En juillet et août, on était ouvert de dix heures du matin à quatre heures de l‘après—midi. ll y avait des étudiants d‘école comme guides, Et la aussi. pour le « (lardcu Party n. on l‘a ouvert au publie. Avant ça. c‘était par invitation seulement. La première année, nous sommes arrivés lil en mai et la liste des invités était déjtl fuite. Lu deuxième année. nous avons décidé que ce n'était pas juste d'uvoir seulement une liste d'invités. Alors. on n invité tout le publie il y venir. À l'automne. on u eu la visite de la (louvemeure générale Adrienne Clarkson. Elle était très ouverte il l‘idée (l‘ouvrir le « Gardon Party » au publie parce qu‘elle le faisait elle- méme il Rideau Hall, sa résidence officielle il Ottawa. Elle nous en avait fait la suggestion. Moi. j’ai trouvé que ça faisait 3007 LA PETITE SOUVENANCE vraiment de l’allure. Ça faciliterait les choses parce qu’on ne savait pas qui inviter. Comme ça, on n’avait pas à s’inquiéter au sujet de qui inviter et de qui ne pas inviter. C’était plus facile et on a eu beaucoup plus de personnes qui sont venues. Anciennement, lors de la réception (en anglais, c’est levee ou levée) du jour de l’An, chaque personne qui y venait donnait sa carte. Ces personnes-là étaient ensuite invitées au « Garden Party ». Alors, c’était toujours le même groupe, les mêmes personnes, les personnes les plus influentes de C harlottetown. Mais, nous autres. nous avons voulu changer cela. Mme Bernard - C’était vraiment drôle - tu partais - tu t’étais habitué(e) — c’était ton chez-toi. Mais, j’étais contente moi aussi de m’en venir ici à Wellington et d’être de nouveau avec la famille et les amis, puis de faire ta routine et être parmi d‘autres personnes francophones. A Charlottetown, il n’y a pas beaucoup de francophones. Mais, teus les gens étaient bien accueillants. anglophones et francophones. On a eu une belle, belle expérience. Les employés étaient superbes — ils ne pouvaient pas en faire assez pour nous. Après notre retour à Wellington, on les a invités pour souper ici une soirée. Toutes les fois qu‘ils nous voient, ils sont très contents, et nous aussi. On reçoit encore des cartes, cartes de fête, cartes de Noël. On a été vraiment proches d'eux. Puis. je crois que ça restera. 19. La vie « normale » à Wellington a-t-elle été difficile à reprendre? Mme Bernard - Moi. je n’ai pas eu de problèmes de ce côté- là. Une joumée après notre retour à Wellington. j’ai dit à Léonce : « Est—ce que nous sommes normaux? ». Jusque là. il n’y avait pas eu une joumée que je pouvais dire qu’il se passait de quoi puis je pensais : « Gee, j‘aimerais ça être encore à C harlottetown ». Les seules choses qui me manquaient étaient la grande salle à manger et la grande cuisine. lci. dans notre maison. c‘est plus petit quand on invite la famille. Moi. ma place favorite dans une maison c‘est la cuisine. ici. puis aussi à Charlottctomu parce que c‘était vraiment il part du reste de la maison. La maison a (‘hurlottetown est un petit peu plus guilde que celle— ci il Wellington. M. Bernard - Pas du tout. (“a été très facile à se rétablir. Le fait qu‘on avait plusieurs contacts. qu‘on avait gardé la maison. qu‘on s‘en venait de temps en temps. qu‘on couchait ici à la maison. ç‘a été facile de recommencer il faire ce qu’on voulait faire. ll n‘y a pas en de difficultés. Nous étions tiers de revenir dans la communauté. Ô Iniewiewés par Edmond Galioni PAGE 39