PNR PATENT NE À ŸE 7? + RE ue ee qe p Re = ——— x er NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 18 JUILLET 1911 19 ANNÉE forgeron’”, dit le vieil adage. En |car plusieurs autres industriels et Rendez-vous (an CTCUX fréquentant de telles personnes, |commençants de bois avaient du J H MYRICK & C \ vous finirez par leur ressembler. | bois sur le même terrain. = u 9 Soyez bien sur vos gardes. Puis. — n j | ‘ que le vieux proverbe dit: L'occa- € DOUL d JCUNESSC sion fait le larron, défiez-vous des Imvootateurs et Marchands Generaux Vous rencontrerez bien souvent | des jeunes gens qui ont cette paro- le à la bouche: ‘‘Il faut sortir un peu pour s'amuser. On a du plai- sir qu'avec ses amis.”” Voilà le sempiternel refrain de nos jeunes gens des villes, et plus encore peut- être des campagnes. Il faut s'amuser ! En réalité il n’est pas nécessaire d’alier ailleurs pour s’amuser. Et puis, s'amuse- t-on bien en dehors du foyer de la famille ? Non, quelquefois on va avec les autres pour s'ennuyer po- liment. Qu'importe ? Il faut di- re qu'on s'amuse pour être bien vu. L'opinion ! voyez-vous. —‘‘Il faut bien que je fasse comme les autres. Qu'est-ce qu’on va dire si je ne parais pas joyeux ? Allons, du courage !—et on en a que dans ce temps-là, —prenons une figure de circonstance, composons-nous une physionomie à la mode. ”” La bêtise humaine est-elle assez grande ? Voyons! dire qu’i'y a des jeunes gens qui, pour faire coirmie les autres, diront qu'ils s’a- musent, tandis qu'ils s’ennuient à en perdre leurs cheveux. Que voulez-vous, ce sont des gens im- portants, Quand on a déjà seize ou dix-huit ans, qu’on est en grands pantalons, qu’on porte un chapeau sur le coin de tête, qu’on frise une moustache qui n’existe pas encore, qu’on sait faire des oeillades—et aujourd’hui on commence si jeu- ne—on se croit grand homme et il faut faire comme les autres. Vous trouverez ces jeunes gens chez qui la maladie de faire comme les autres est tellement grave, qn'on se demande s’il y aura moyen de la guérir. Elle se manifeste surtout chez les jeunes sens des campagnes | discours édifiants dans ces coins, |ner à l’aice de nos patrons, se fait qui travaillent ‘‘en ville’, comme ils disent, Ils sont absents de la maison du matin au soir, et cepen- dant ils n’ont pas plutôt réintégré le toit paternel, que la maladie les prend, il faut qu'ils quittent le foy- er, ia maison leur brule les pieds. Ils sont si pressés, qu’ils n’ont pas le temps d'adresser une parole à leurs parents. Et gare à la mère, si le souper n’est pas À point et bien chaud, parce qu’alors le jeune im berbe lui dit des amabilités qui ne sont pas du tout aimables. Ils ont à peine avalé leur dernière bouchée, qu’ils ont déjà le chapeau sur la tê: te, et quelquefois même la canne à la main eux qui peuvent à peine payer leurs patalons. Et les voila partie en quête de plaisirs. Vite ! allons à la recherche des a- mis. Ah ! comme on est bien en- dehots du foyer, loin des yeux des parents ! Qu'on y respire à l'aise et à pleins poumons l’air de la liber- té ! Commesila maison pater- nelle les étouffait ! Pauvre sans coeur ! Pour eux, le sanctuaire de la famille est une pension à bon marché, la mère, une lingère bien | mal payée, et le père un maître d'hôtel qui ne fait pas ses frais. Si vous leur demandiez ce qu'ils vont chercher au dehors, ils an- raient honte de le dire. Est-ce la joie, le bonheur, le plaisir honnê te? Est-ce la distraction dont a besoin leur esprit absorbé tout le jour ? Qu'est-ce donc qui les pous se à déserter le foyer, au lieu de s’y reposer ? C'est la bêtise ou linsignifiance, Ils ne savent que faire de leur personne à la maison, en un mot, ils ils disent. s’embêtent, comme Que cherche-t-on dans ces sorties intempestives, dans ces courses effrénées ? Des nouvelles, la satis- faction de curiosité ualsaines, l’en je de tout voir, de tout entendre, me de plus loin, sans but aucun, simplement pour voir ce qui se pas- se au village; et cela tous les soirs, et quelquefois, par un mauvais temps à faire déménager les ma- ringouins. Il pleuverait des clous, de la grèle, rien n’cffraie ces braves quand il n’y a pas de danger. In- mauvais garnements. lez avec eux, ils seront pour vous uue occasion de chute. plutôt l'avertissement de l'Esprit Saint: ‘‘Quiconque aime le danger y périra’”’. Si vous al- Ecoutez Ald. Le Parmentier. vitez ces insignifiants à une confé- rence, un concert, une soirée inté ressante, ils vous riront au nez. Ca les ennuie, les conférences; ils n’ai- ment pas Ça, la mnsique. Mais ce n'est pas tout de sortir, il faut aller quelque part. Où donc diriger ses pas pour s'amuser. Sem- blables à certains oiseaux de bas- secour que vous connaissez, ces in- : signifiants vont se percher sur une clôture, dans un de ces coins fa- meux, comme il y en a dans do les paroisses, ou encore ils courent les boutiqdes. Que de temps on perd de cette facon ! ou plutôt on emploie mal son temps et on court de grands dangers. Qui rencontre-t on à ces trop fa-| meux coins ? Toutes sortes de jeu- nes gens, mais surtout des fainéants des bons à rien, des désoeuvrés, en un mot, des paresseux. (C’est là qu'il se sait une dépense d’esprit, et ce qu’on en dit de sottises ! Le | malheur, c'est qu'on trouve des en- fants mêlés à ces grands garçons. Et on ler montre ainsi autre chose que le catéchisme, | On se permet quelquefois des grossièretés à l'égârd des passants, surtout des femmes. | Un jeune homme qui se respecte, ne doit jamais se trouver en telle , Compagnie dans ces coins fsuspects, | où la morale est toujours outragée. | La preuve qu'on ne tient pas des c’est que, lorsqu'il passe une per- | sonne digne de respect, un prêtre, ! | une femme, un vieillard, on se tait, 'ou on parle assez bas pour ne pas être entendus. Quelques secondes aupatavant, on riait à gorges dé- ployée, on contait des histoires, on | Causait fort, peut-être la tête é- chauffer; maintenant, il se fait un silence de mort. (C’est un bien | mauvais signe. Bien sûr que ce n'est pas par respect qu’on garde | le silence. | Et quand la cervelle s'est vidée | de ses insignificances, que fait-on? (ri doit être suffisamment tard pour aller prendre son repos. Oh ! non, |n’ayer crainte,il n’est jamais tard | pour ces oiseaux de nuit. Iltaut | faire encore ane station. On court aux boutiques, tantôt chez le bou- langer, tantôt chez le forgeron, tan- tôt chez le voiturier. Après celà, on dira que sa jour- née faite, on n’a pas le temps d’ou- | vrir un livre. Et l’accompagne- | ment nécessaire de cette oisiveté, ce sera le jeu de cartes arrosé de bière, de gin ou de whisky. On commence par jouer une pe- tite somme, en se hâtant de dire: |‘‘Ah l'on joue honnêtement, on ne | vole pas.” Vous ne volez pas, | mais vous vous faites vorer. Et june fois hahitude au jeu, quand | vous aurez fait l’aj'prentissage né- | cessaire, quaud vous aurez l'habi- tude suffisante, vous volerez à vo- itre four. Avant Ce retourner au foyer— quelquefois tard dans la nuit—il faudra se chauffer un peu le gosier. | Si, à cette heure, le vendeur de li- |queurs fortes vient à passer, on a-} chétera ou on volera une douzaine, | pour prendre une consommation. Et quelque bon soir, on se fera sur- | prendre dans un endroit retiré, en) compagnie de flocons et de bouteil- } un él MG es — JUPE POUR DAME Jupe simple, pour dame, compo- sée de 6 lés très facile à confection- en 5 grandeurs de 22 à 30 pcs. de taille. Peut être exécutée en toile, cette june se recommande pour a saison étant facile à blanchir et à repasser, 6 verges d’étoffeen 27 ou 3 verffes 3 en 42, pour 26 de tail- le. a — LES FLAMMES FONT RAGE Samedi dernier, vers midi et quart un incendie cousidérable s’est dé- claré dans la cour à bois de M. Rit- chie, à Aylmer près Ottawa; et les flammes firent des progrès d’autant plus rapides qu’il a fait très sec de- puis quelque temps, et qu’une lé- gère brise soufflait au moment où l’on s’aperçut du feu. On attribu la cause de l’incendie à la négligen- ce d’un chemineau, qui aurait rôdé parmi les piles de planches, Mal- gré tous les efforts possibles, en peu d’heures plus de 15,000,000 de pieds de bois furent consumés, d’une valeur de $300,000 converts MONTRES WALTHAM ET REGINA. DE TOUTES GRANDEUR ET DE TOUS PRIX. CHAQUE MONTRE:GARANTIE Anneaux de toutes Surtés «l laits Sur commande, avec Initial où Embleme, en Ôr ou QUINCAILLERIE CHAUSSURES, Tignish et Nous venons de Argent. E. W. TAYLOR, BIJOUTIER ET OPTICIEN Charlottetown. MATINEE POUR DAME MARCHANDISES FINES, EPriCERIES, Erc.,Erc. 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Fra- Voici un modèle d'une charman- te matinée très facile à exécuter et courir à la religiou, chez nous, les membres du haut clergé—tels Mgr les. Puis on se traînera au foyer, ser, mais fort heureusement, les d’une utilité absolue pour la mai- son. Peut se faire en indiennne scieries ne furent pas atteintes. Dès que l’alarme fut donnée les pompiers volontaires d’Aylmer ac coururent sur les lieux, mais com me ils ne possèdent pas ï’outillage voulu, ils demandèrent desÿsecours à Ottawa et à Hell. Le chef Graham, d'Ottawa, en- voya 8 hommes, 1 pompe à vapeur et un dévidoire: et le chef Tessier de Hull, plusieurs hommes et un dévidoire. Grâce à ces prompts secours on put éviter une corflagra- tion qui à un moment donné mera- ça toute Ja ville d’Aylmer. L'incendie, qui fut circonscrit à la cours à bois, était visible de tous les doints de la capitale. Des mil- liers de spectateurs se sont rendus Pour pou voir ensuite tout répéter. plutôt capables de marcher sur les |à Aylmer, d'Ottawaet de Hull, C’a l'air si important de savoir des | mains que sur les jambes, et la tê- | pour assister à l’embrassement de nouvelles, d =colporter des potions qui courent la". rue. Et ilyen a qui mettent to ut leur talent à cette besogne. |te plus lourde que les pieds. | Voilà comment la jeunesse passe sa vie dans bien des paroisses ! | Jeunes gens, ne vous trouvez ja- | l'énorme masse de bois, qui cou. |vrait plusieurs arpents. Après uu examen du théâtre de l'incendie, les intéressés ont évalué Il en est de m ‘me pour nos gar- ' mais en compagnie de mauvais com- les dommages à $300,000, dont çons de cultivater É5. rès une forte jou. *éé de travail, êtes des leurs, et on aura raison: | Ces. ] , ; ou viendra de vingt Yirrhgs et mê. | . |" C'est en forgeant qu'on devient Souvent, a | pagnons, sinon, on dira que vous $250,000 couverts par les assuran- Fraser et Ritchie ne sont pas ies seuls affectés par cet incendie, flanellette ou autre étoffe de fantai- sie. UNE AFFREUSE MUTILATION William Field inspecteur de wa- gou pour le Pacifique Canadien, a été affreusement mutilé, samedi matin, à Montréal par une locomo- tive dans la cours de la compagnie à Outremont, En voulant éviter un train de fret il sauta d’une voie à une autre, et tomba sous les roues d’une locomotive. Ila été co:m- Son corps a été transporté à la mor- gue pour enquête. Field était âgé de 44 aus, et de: meurait au No 821 rue Hutchison. Il laisse une femme qui est actuel- ment en Angleteire, et quatre en- fants. Ilétait aus:i le beaufrère du capitaine Allan, de la brigade |de feu du unartier Saint Paul. Abonuez- vous à l’Impartial, plètement séparé en deux parties, | Fallon etles autres—qui travaii lent à l’assimilation des Canadiens: français. Il montra que tout effort dans ce sens ne servira qu’à diviser profon- dément les cathoïiques canadiens désastreuse pour la religion. Les Canadiens-français, dit-il au Pape, sont souverainement sensi- bles aux injustices dont ils sont au- jourd'hui l’objet. Ils prétendent qu'en dehors de la Province de Québec ils sont en quelque sorte des parias dans l'Eglise, et c’est la mort de l'âme qu’ils se demandent si on ne décidera jamais à les taai- ter autrement. : En réponse à ces représentations, |le Souverain Pontife eut des paro- les qui semblaient indiquer que le mensonge a vu ses plus beaux jours et que Rome, enfin, est à la veille d'ouvrir les veux. Il ne fit nulle difficulté d’admet- tre que c’est à raison que les (Ca- nadiens frarçais se plaignent. Il reconnut implicitement que Mgr Sbaretti avait joué un rôle Er durant son séjour au et peut être, à précipiter une ciise! } Canada. et il ajouta qu’il attendait mieux de Mgr Stagni, le nouveau délégué: ‘“Evfn, dit il, nous avons envoyé un délégué juste et modéré, ’’ Textuellement (car la conversa- tion se faisait en latin: ‘‘Tandem missimus vobis dele- gatum justum et moderatum.’? Sa Sainteté dit encore que pour sa part. Elle est tout à fait oppo- sée à l'assimilation des Canadiens Aussi à t-Elle été pro- fondément contristée par les dé- clarations$de anglificateurs comme l'archevêque de Westminster, Mgr Bourne, Dece dernier Klle dit, cu }10,-res mots ‘‘qu'il a pronoucé à l’occasion An Congrès Eucharisti- francais. que uu discours de nature a pei- uer (‘‘dolorosum.”’} ‘““Habuit occasione Rucharistici Congressne dolosum sermonem.”” Le préla’ à qui le chet de l’Egli- se purla de la sort, et qui est des plus attachés aux droits de sa race, sortit de cette audience rayonnans, Il en rapportera le ferme espoir que les menées n'auront bientôt plus de prise auprès de Vatican et CA i : ‘ que les Canadiens français auront enfin justice. mms k LL Pury, Dentisie, Aberton. Le docteur Purdy sera à Tig- nish, jusqu’à nouvel ordre, le der- nier mardi et mercredi de chaque mois, Bureau ensuite du bureau de poste,