| | LA MERE JOB (Suite de la lère page) elle sourit ; il fait nn signe, elle est tont aimable ! Et vous cre yez que tout le village ne juge pas cette intimité eroissante, somme 1l convient ? Oh ! e’est affreux de martyriser si impito- yablement mon pauvre Gabriel! — Voyez-vous, madame Styns, dit la mère Job avec bouté, et d'une voix pleine de tristesse, J'ai besoin de tout mon eourage pour ne pas foudre en larmes à la vue de mon pauvre enfant brûlé par la fièvre, et de ma malheureuse fille que vous aeo- cusez si injustement, sans cela je rirais biem de <es enfantil- lages. Walter est l'assosié de Hugo ; Resine est pelie et affa- ble envers lai, parce que nous le voulons ainsi. —11 n'est pas vrai, sans doute, dit madame Btyns d'un ton inoisif, qu’on a déjà parlé en cachette d'au mariage eatre lui et Rosine ? Oseriez-vous nier cela ? —iln'yen a jamais en la moindre apparence. Mais, pour l'amour de Dieu, dites moi done qui vous à mis en tête de pa- reilles idées ? En ce moment, le petit ma- lade demanda de nouveau à boire : lorsque la mère Job, a près l'avoir soulagé, revint à madame Styns, eelle oi temait um papier à la main et versait un torrent de larmes. Touchés de eompassion, la mère Job saisit la main de son amie de vieille dare et murmu- ra quelques paroles de console tion : mais l'autre retira vive- meni a main et essayant brus quement ses yeux : —Je n'ai pas dit le pire; je rougissais d'en parler ; sar c’est vraiment ume honte ! Beoutez et répondez si veus pouvez, eu si vous l'esez. Pent-être cela vous rendra-til malheureuse, oar vous être mère aussi Ab! que ne puis-je veus épargner ce coup ! — Que renferme ee papier ? demanda la mère Jeb aves une certaine anxiété ; ee doit être bien terrible ! —G'est la lettre de mon pau- vre Gabriel, son triste adieu ; je l'ai trouvée sur la table, à oôté de son lit...Veus ne nierez pas sans doute, et votre fille en- core moins, ce que sentient cette lettre ! Resine avait relevé un peu la tête et frémissait en proie à une curlesité pleine d'angeisse ; elle allait entendre les pareles de Gabriel lui-même. Probable- ment sa douleur s’en aecreitrait, mais quei qu'il pût en être, cette voix lui était chère, et la certitude qu’elle allait l'enten- dre, avait suffi peur faire des- cendre un rayon de Jjeio dans seu sein oppressé. Madame Styns dont les yeux se rèemplissaient de nouveau de larmes, lut d'ane voix émue et souvent entreeeupée : ‘“Mou père et ma mère bien- aimés ! “Je vous supplie à genoux et les mains jointes, de me pardon- ner @e que je vais faire. Pendant touto la nuit, j'ai baigné ce pa- pier de mes larmes ; quand vous le trouverez, je serai loim de Wispelbeke. Ah !me m'aecusez pas et gardez-moi votre affection jusqu'à se que je puisse revenir. J'ai la rête perdue, je suis bien malheureux. Vous savez. ma mère, eombien j'ai aimé Reosine! B]le, elle m'a trahi ; son ameur n’était que feinte et duplieité. Cet edieux Walter pessède son cœur ; je lui sers de jenet. 1lest déjà question en secret d’un mariage, entre elle et le trern- peur qui me dérobe çe qui fai- sait ma vie. Je no puis demeu- rer ioi ; il faut que je fuie loin d'elle, que je la ehasse de men L’IMPARTIAL, JEUDI LE 3 MAI, 1900. eœur, que je l’'oublie......ou que je meure. Cependant ne erai- gnez rien peur moi ; je ne ferai pas de mal, et je reviendrai dès que mon cœur sera délivré de ses affreuses tortures. Aimez- moi toujeurs, chers parents, et aidez-moi par vos prières ; pour que Dien me permette de vain- are sen souvenir ; sans Je se- cours d'en haut, je me peurrai maitriser cet immense amour peur elle, qui a grandi avec men cœur et ma vie. Ah! je voudrais taira une chose af freuse. Vingt fois la plume est tombée de ma main ; mais il le fant, sans cela comment peur riez veus comprendre ma résolu- tieu désespérée ! Bimanehe seir, je me promenais tent triste dans l'allée du ehâteau......J'entends des voix, une surtout qui me fait trembier......Deux ombres s'avaucent dans l'allée... Quels sent seux qui se promènent ain- si, seuls dans les ténebres ? Mailheur ! malheur! un poi- gnard rae peree le cœur! C'est Walter, le séducteur Walter. et......et......Rosine ! Puissent mes yeux .…..." | Un eri sourd s'échappa du sein ds Rosine. L'infortunee, jeune fille avait rassemblé ses forses pour entendre jusqu'au bout les paroles de Gabriel: mais cette dernière ageusation l'avait écrasée, et satête s'était leurdement renversée en arrière sur le dossier de la ehaise. À la vue de safille défaillante la mère Job ne put retenir ses larmes pius longtemps; elle se précipita en gémissant vers Resine, appuya la tête de celle- ei sur son bras, et s'eflorça de rappeler son enfant à la vie par. d'aflestueuses paroles. —Tout ve que dit Gabriel, n'est qu'erreur, mépriseet folie! s'seria-t-elle. Et il faut que ma pauvre Resine, si innocente en souffre ainsi! Madame Siyus, que Dieu vens pardonne votre injuste ermaunté. Malhenreuse femme, veus ne savez @e que vous faites ! La mére de Gabriel parut soudain dépeser son ressenti- ment ; elle courat sree inquié tude à la table, apporta de l'eau et se mit à humeester je front pâle de Resine. Tout en faisant mille eflerts peur faire sortir la jeune fille de son évaneuissement, Job dit : — Madame Styas, jugez vous- même de l'aceusation de Ga- briel : dimanche soir nous nous! trouvions tous dans l'allée du château, mom mari et moi Hu- go, Walter et Rosine ; et nous neus entretenions teus ensem- ble da tir, lorsque Gabriel s'en- fuit du milien des arbres, en jetant un grand eri. — Vous étiez tous ensemble ! répéta madame Styns. (Gabriel est-ii dons fou ? —Oh non ! il rêve. — Pauvre Resine ! dit la mère de étabriel en passant le bras avee compassion autour du ceu de la jeune fille évanouie ; re- venez à vous, mon enfant, eon- seler-vous. Nous sommes tentes deux malheureuses, et Gabriel aussi... [à centinuer] Carte Professionnelle Resenautt & MeKenzie AVOCATS, &c. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubin E. Arsenault, S'Side, H. R. Mackenzie, Ch'Town. ARGENT A PRETER M. Aubin E. Arsenault ouvri- ra un bureau dans le “Crabb Block,’ Summerside, mardi le 17 Avril. po PS SARA Rene cmt rs UN PAU FL SU a NE 3 MAMENAERR 7 A PÈPE A AAA AO Mme Charles Laliberté Cher docteur : — Ci-Inclus vous trouverez mon portrait que je vous envole en même j temps LL mon certificat pour que vous # ayez la bonté de les publier sur les journaux & et mon désir serait que toutes les femmes maiades lisent ce rérit de me: souffrances. Après la naissance de deux jumeaux, j'é- tais restée dans une grand: faiblesse de a sang et dérangement d'organes. J'étais si faible que je ne pouvais pas marcher dans la #% maison et, durant cinq mois, j'ai été au lit &) et les deux derniers mois J'étais entre la vie \ et ia mort. Le médecin qui me soignait di- ! salt que c'était fini de moi, J'étais blen dé- Li] couragée, étant jeune encore et une famille #1 © à élever. Quelqu'un m'ayant parlé des Mé- deeins Spécialistes et des Pilules Rouges, Je 1 les consultai afin d’avor leur opinion, Ils 4 me répondirent en me donnant des détatis & sur ma maladie et le traitement que (aus \ A suivre et comment prendre les Piluies Rouges. Je fis tout ce qu’ils me preseri ‘irent #3) à la lettre et aujourd’hui je suis bien por- “@ tante, grosse et grasse. Je voudrais que tou- \ ‘es les fermmmes qui le peuvent viennent me voir enfin de leur dire plus au long ce que j es Pilules Rouges ont été pour mof. J'ai une *i de mes filles qui est faible, pâleet maladive, j je vais lui faire prendre les Pilules Rouges 4 sans retarder, et je suis d'avance assurée de =) Sa guérison. Mme CHS LALIBERTE, Ste S & Véronique, Canton Turgeon, P.Q. joe eeseresere-te 202% %88%2%0%808208%00L084LRLAQLS V8 RQ SNS PS AE, ESUNT A 0 CE ACER 1 27] PRE PE POP La santé de vos enfants dépend entièrement de la vôtre. héritiers de vos maux et de vos infirmités, et nous saurions donc trop vous exhorter à prendre un soin spécial de votre santé. | Les enfants d'une mère pâle, faible et au sang pauvre, sont toujours chétifs et maladifs. Si vous êtes faibles et languissantes, si vos mains et vos pieds enflent, si vous avez mal aux reins et dans les côtés, c'est que votre sang est en mauvais ordre, et que vous avez besoin d'être fortifiées. Nos Pilules Rouges du Dr Coderre pour les Femmes Pâles et Faibles, sont le remède qui vous donneront la force et la santé de passer ces mois d'é- preuves sans accidénts,et d'avoir des maladies heureuses. Elle soulageront vo- tre mal de reins et les troubles que vous avez du côté de la vessie. Elles empé- cheront vos mains d’enfler, calmeront vos nerfs et vous donneront un som- meil paisible. Elles fortifieront votre estomac, et empêcheront ces vomisse- ments qui fatiguent tant les femmes. Continuez de prendre les Pilules Rou- ges, après la naissance de votre enfant, elles vous donneront la capacité de lui fournir une alimentation riche et généreu- se, et soutiendront vos forces. CONSEILS Nous conseillons de plus aux femmes dans cet état, de ne pas porter de corset, de ne pas lever rien de pesant, de ne pas travailler trop fort, tout en prenant assez d'exercices, et surtout de tenir leurs intestins régu- liers en prenant les TABLETTES PURGATIVES. Pour les vomissements, un verre de lait le matin ou une tasse de bouillon avant de vous lever, aura pour résu:tat de renforcer votre estomac et amoindrir ces troubles. Continuez de prendre avec persévérance nos Pilules Rouges, à la dose de deux après chaque repas, et si elles vous fatiguent l'estomac, prenez immédiatement après un demi verre d’eau aussi chaude que possible. Des gens malhonnêtes vont jusqu’à se faire passer comme les représentants de notre com- pagnie et vont de maisons en maisons et se disent envoyés par nos Médecins Spécialistes, C'est faux, mesdames, aucune personne n’est autorisée à nous représenter de maisons ei maisons, PRE | k / » Ils seront les PERRIN PT PCR MS ren Lt # PTT R AGE 7 RS VASE SRE RE ce TS ds 4 TS f, AS ù A T P Mme Clovis JONCAS, © _— CASSELMAN, ONT. Ep Chers docteurs :—Il y a six ans, j’eus un É:3 enfant, et j'étais restée tellement faible que fs je ne pouvais rien faire. Je ne mangeuis pas à et ne dormais pas des nuits. J'avais mal à RU | 7 < F ge 222222404444 42482 7 la tête, à l'estomac et douleurs dans tous les membres. Je consultai un médecin de re- nom, mais il me dit qu’il necomprenait pas ; ma, maladie. Un jour, je lus sur un journat = qu’une dame, malade comme moi, s'était > à FAC-SIMILE DU PAQUET SS) FR EE Vs : = Pt CL retour de la malle. comphènie ESS VaaRES Ent à ”, CNE x acceptez pas d’autres. ACTA CAT CAN NT PRET À SE" È VU Nos Pilules Rouges du Dr Coderre sont toujours vendues en boîtes contenant 50 Pilules Rouges chacune. Refusez les substitutions on imitations malhonnêtes. Si votre marchand ne peut vous donner les véritables PILULES ROUGES, pour les Femmes Pâles et Faibles, envoyez-nous 50c pour une boîte ou $2,50 pour six boîtes, nous vous les enverrons par le Seules, les véritables portent sur chaque boîte, ces mots : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, N’en Ces gensen veulent à votre argent tout comms: des voleurs, mettez-les à la porte. E ‘Gw WW guérie avec vos Pilules Rouges. De suite je l m'en achetai et j'étais si mal que, en même @» temps, je consultai les médecins spécialis- FS tes. Îis me répondirent en me donnant de # bons conseils et comment prendre vos Pilu- les Rouges. Je suivis leurs prescriptions &œ scrupuleusement, et aujourd'hui je certifie que je suis guérie. Ma petite fille était tou- jours pâle et malade, je lui en ai fait pren- À dre et, à présent, elle peut aller à l’école et & est très blen, Mme CLOVIS JONCAS, Cas- selman, Ont. IMENSEY L ni 4 GA |: AT SE ET. 2. la mère), Jan6th 1896 AND BEST —IN— —X— make 1, W rite For Ours AND PRicge SCHOOL FURNITURE Good, Strong & Cheap MARK WRIGHT & CO. 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