LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. — F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. !, né NO. 28 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JE UDI LE 8 AOUT 1901. LA MEC QUATRIEME PARTIE [suite.] Et Claude salua le pére et la fille avec autant de désinvol- ture que s’il les avait rencon- trés dans un salon, Serge les salua plus gravement. Et Zé- phirin, fit le salut militaire. — Vous ! cria le notaire à son garçon de bureau, je vous flan- que à la porte. —Et moi, je le garde, papa, répondit tranquillement Ju- lienne , Quelques instants aprés, les deux amis et Zéphirin, sautant par dessus la grille du jardin, avaient disparu. M. Fourmont resta un mo. ment à sa fenêtre, stupéfait, sans paroles. 1l trembla même ja pensée que ces gens-là a- vaient peut être passé la nait au près de lui. Enfin il se décida à s'habiller ; mais 1l ne Put pas se raser, Sa main n'était pas sûre. À neuf heures, il pénétra dans la chambre de sa fille. Ju- liénne était habilée : et son chapeau, ses gauts, son manteau étaient prêts. — Tu sais que tu me sortiras| plus d'ici qu’à mon bras ? Jui dit son père, d’un ton rogue. —J'y eompte bien, papa. — Et auj-urd'hui, je ne veux pas que tu sortes —Tu seras foreé, cependant de me laisser sortir, dit-elle eu le regardant bien en face. Ne faudra-t-il pas que je me rende chez le jage d'instruction pour lui raconter comment j'ai donné à mademoiselle Garan- * cier cette hospitaité que tu as si pen respectée, mon père ? F —Oun ne va chez les juges \ d'instruction que lorsqu‘il vous convoquent. Ca ne tardera pas. Et, com- me je ne veux pas faire attendre la justice, je me tiens prête à sortir. Ecoute, on sonne ! Voila la convocation ; je sens cela... Le notaire descendit pour re cevoir une dépêche, que lui eg voyait le juge d'instruction et qui était ainsi cqneue : “Cher Monsieur, pour éviter les pertes de temps, je prends la liberté de vous couvoquer par dépêche ; une convocation ré. gulière arriverait trop tard. Et votre deposition ainsi que celle de mademoiselle votre fiile sont uouvelle in structiou à laqueile je procéde- indispensabl s à ja cabinet. Je vous donc de vouloir bien vous ren- dre aujourd'hui à midi, au Pa- lais de Justice avec mademoi selle Fourmont. “Veuillez agréer, —Ceite petite, dit le notaire. Elle devine tout ! Et il remonta dans la cham-| bre de Julienne, en disant : —Tu:avais raison, il faut que Fr: nous soyons là bas à midi ! Mais prends garde àta langue lorsque ce juge t'interrogera…. | Si tu as le malheur de dire une seule parole contre Angélina.…. ,? | 1} ; 1 rai aujourd hui mêmedavs mon demande | ? eus Re à une voix plein HE D'OR 0000000XXX0000009 — 0 mon père ! s’écria-t-elle en tombant dans ses bras, com- me vous allez souffrir! IT LE DANGER DE SE ‘"FEINDRE LES CHEVEUX Angélina avait eu nne cruelle nuit d’impatierce ; en quittant les deux amis, elle avait couru devant elle, tremblant d'être poursuivie. Personne ne la vit, il lui fut facile de regagner Asnières : elle se rendit à la gareet prit un des derniers trains. Lors- qu'elle arriva chez elle, Marthe iui dit : — Madame a l'air bien heu reux ! —Oui....Je suis contente! —Madame sait qu'il est tard ? —Oui, couche toi. Je n'ai besoin de rien. Elle n’avait plus besin main- tenant que d'arriver au lenie- main pour savoir jasqu'à quel point sa combinaison avait ré- ussi. Voyant un paquet dans son boudoir, elle dit : | —Qu’'est ce dono cela ? | —L'eau pourles cheveux de | Madame, que le coiffeur de Ma- dame à apporté arjourd'hui. | Angélina tressaillit en enten- dant cette simple phrase ; la bonne remarquant so1 change. ment de visage, dit : |, —Est-ce que Madame n'en [res plus ? | — Non, dit sèchement Angé- ilina. Et jette cela ! Je n'en | veux plus chez moi …. Elle prit le flaconet l'aurait sans doute brisé ; mais la bonne luienlerva des mains en remar- quant : — Pas ici, Madame, rait des taches. Et Martine descendit en mur- murant sournoisement : — Plus souvent que je vais aisser briser un flacon que je vends quarante francs à Ma- dame ! Angélina se coucha ;: mais elle ne dormit pas. Elle était surtout inqu'ète de ne pas avoir de nouvelles de Brigard. L'in- quiétude devint si torte qu'il lui fut impossible de rester dans daus son lit. Elle se leva et s’enveloppa de son peignoir d: laine ronge ; elle mit une man:- tille sur sa lête, et alla s'asseoir sur son divan. KÆElle resta là, |accroupie, attendant le matin, comme hébétée. Elle était en- core à la même place, vers dix heures ; £a bonne n'avait pas osé la déranger. Tout à coup, cela fe | À : | on sonna à la porte du pavillon : | Martine monta aussitôt effarée | Madame !.. ..Madame ! homme que je ne connais pas et qui veut absolygment vous voir —('est moi, ma cousine ! Et Serge parut au haut de [P escalier. a! — Bah! répliqua tranquilie ment le jeune homme, vous savez bien que Je. me moque de la police ! Augélipa fit {ine : — Rotire toi, et garde bien ma porte. Jen'y suis sonne |! Pour person! ment ! Les deux consins tiaient senls: rien dans le visage, ni dans l’at titude de Serga, ne trahiseait les sentiments sicruels qui l'agi talemt. 1l était venu pour ac complir son devoir, pour force sa consine à se livrer elle même sielle était volait conse' ver encore an peu d'espoir. Cette biait trop pénibl! Mn signe à Mar- poar pere ab:o itl coupable ; car il pensée }ni sem- Deax choses devaient le guider dans ses re- cherches : une chose morale une chose matéricile >, Etait-il vrai que sa cousine l'aimat ? Sa résolution était bien prise de ne se démasquer que lorsqu il au. rait dissipé tons ses doutes ; et ses doutes repris dès qu'il s'était retrouvé en face de sa cousine. D'abord, les che- veux d'Angélina n'étaient pas blonds ; et, comine elle était pla- l'avaient cée à contre jour, il semblait à Serge au'il la re vè elle était autrefois avec sa ma gnifique tête brune. Uu à te} de eutre ies deux parents, Serge! Angéiina à se trahir elle-même: Elle voulait lui faire deviner son amour ; ponr à - relations avec Brigard elle ment. expliquer ses mentit effronté Serge ne se départit pas certitude cruelle, horribie, de ja culpabilité de sa cousine ie fai- sait horriblement souffrir. Fi- nalement ii se leva : —-Je sais tout ce que je vou- laïs, ditil. Adieu, ma chère Angélina...……. — Non. Au revoir ! 1ls’assit de nouveau auprès d'elle. Elle le retenait dit lentement : — Pourquoi me dire an re- voir ? Ne sommes nous pas brouillés ? Et, dans ce que vous avezfait hier, avez vons agique Comme bonne pPirente. Qaisait ? marmura-t-elle. il lui amour. —Car té autrefols notre maison, où vous sembliez heureuse pour mait......{t tenez, Angéiina, je crois que vous ne m'aveZ pas tout dit, qu'il y a au font de gardez jalousement. partie par caprice, Par coup de tête, quel motit y avait-il ?...... | | Un sourire de bonheur éclaira| e visage la * l'aventurière ; eile murmura : — Merci, Serge, merci d'êtr: venu ! Mais quelle dence ! et,|venn me le demander ! | LL. e de teudresse,|tendu votre visite long llougtéemps |... ma mm ie rit en it ét titi … Vent... Augélina, javec un soupir : Hélas Vous n'êtes jamais J'ai at- t°mps, Et, pour que je vous vole, pour que je paissn | impru-|causer intimement æyes vous, jil laut que je: vous sauve la me te _ LS ++. bo 4 ÿ 16 ietie qu - finesse, s'engasea| plein de doutes voulait forcer! Me Fourmont et! de sa douceur animée, mais la | Elle n'osait pas dévoiler son |: eufin, repritil de sal voix la plus donce, je ne sas pas | != encore pourquoi vous avez quit-| tant, où toat ie monde vous ai-| votre cœur nn secret que vous |: Vous êtes | Je m: le snis demaudé bien sou! vaincue, ba'butia| ———s Fr EIT 9 ANNEE. A BACKACHE M LAME BACK RHEUMATISM DIABETES BRiIGHT'S DisEASE à : DIZZINESS AND ALL DISEASES ARE CURED BY Mrs. I. Srerves, Edgett’s Land- | ring, N.B., writes on Jan. 18, 1001 : could scarcely get up out of a chair and it gave me great paig to move with it since.” Mortgage Sale. To be sold at publie auction in front | of the Court Fouse Sumimnerside jin| Prince County on Friday 161h of August 1901 at th: hour af ss ‘clock : 190N, un der and by . rtue of a power sale con- tained in an End: pture 0! Mortgage CR ing date the re ay of November D. 1897 made hetween Stephen L. De koches 6f Miscouche, in Lot 17. in said | county, fermér gnd Mary DesRoches his vife of t he e one part and the undersigned | as morte 0 CE TRS SRE pan. All « ne certai Er or tract ot land | ani premises Situate lying aüd being in | |'Jownship Sev sites in Prince County [iriuce Edward Is'aud bounded and d’s- | cri ibed as follows : commencing at 4 | s fixed ja the north west angie of | san rmerly owned by Francis Les Lx \ches now in the p: »ssession of aimes | | De sRoches and in the south side line of t he late tn Gillis’ land known as th » MeMei i] farm and running from [minutes west the |chelns and fifty links thence north | |scventy Are doi grees fifteen minutes west | [the dis'ance of four chains thenct rs | fificen de ‘grees thirty minutes west the | distance of seven Chains tothe Ledgewick Cove thence west | wardly six chains; thence north fifteen | degrees and thirty minutes east seven |chains and tifty links ; thence south serenty five degrees and fifteen mirutes jeast four ehains; thenee south sixty | degrees east five chains thence | north thirty | five minutes east the dis tunce of ninety five chains ; and seventy links to the stake at the place of com- meneement containing an area of fifty eight acres of land a littie more or less and beiug the lands described in a deed from Stanislaus L. DesRoches and Others to the said Stephen L. Des ioches dated the 171h day of November A. D.1897— default having been made iu the payment of the principal and in- terest secured by the said mortgage. For further particulars apply to Be and Johnston, Barristers, Summerside Dated this 25th July, 1901. FRANCIS GILLIS, Mortgagee. ] RE Fr u% 2HA « ha au Sr ee Te % à £ jt um ” à EEE = : 73 LRU PEL #4 "AVIS 5 M. Aubin E. Arsenault, avocat, sera au magasin de MM. J. O. Arsenault et cie. Wellington, tous les samedis après midi, dura les mois d'été. Toutes personnes de cette partie du [pays ayant affaire a lui pourront le voir—smai 22 J9901I tf. | Hagyard’s Yellow Oil is a |nsefui | . | lhouse, 1tis good for man or) | beast. Relives pain reduaces sweiliug, allays inflammation, cures cuts, burns, rans stiff joints, etc. bruis?s, Le BAUME RHU MAL guérit les maladies de poitrine : 1! fau: eu prendre aussitôt que l'affec | 1on s e manifeste. ‘In the fall of 1899 I was troubled | with a severe pain inthe back. I about. I took one box of Doan’s Kidney Pills and was completely cured. I have not been troubled | thence south thirty degrees forty five | distance of nine ty five | and fifty br ke | degrees forty | ” RIT nt + KA HS CORRE S remedy to have ni any | Price | GO0D ADVICE: | The following pr was heard a | few days ago in one of our neighborieg | settlements. Readit'— : | Pat—llello, Peter !” Peter—‘Hel-oh oh-oh-ho, Pat.” | Pat, “Why Peter, that's à terrible congh you have.” Peter. “I know. It's killing me Pat,* |. Pat. w hy don't you get sometliing | to cure you ? | Peier Sure I have tried all the cough medicine on the market but they did me no good. Pat. Why don‘t you go to the doctcr ? | Peter, Well, IL interded to go, but | Barney c: led over to see me last night [and told me notto bother with any of them ? | Pat, Why was that, Peter ? Peter, ‘Well, ke says last spring when | Margaret was sick she had ail the doc- tors in the place to see her, and the de‘il !the bit she was the better of them. Pat And will you tell me what cured her * Peter, Well, he says he heard great ‘talk «bout this MacDONALD'S DRUG | STORE keepiog very fine medicine for nan or beast, and he started at once to see Mr. McDonalds, himself. Ile gæve | him two bottles of MacDON ALD'S AN- ODYNE PINE EXPECTORANT, | which only cost him 25 cents apicee. | This cured her completely. | Pat, Well ! Well ! that was cheap | Peter, Yes aad he says if he had gone | to MeDorald's Drug Store and got this [mme dicine in the fir-t start he would bave saved over 850 that he had paid out for | doctors’ bills «nd medicines. Pat, Dear, oh dear ! My, vh my ! É Peter, [ would advise you to go to Sum- | merside ard see ti at man at once \ Peter. Well, Pat, 1 will go to see him this day with the he'p ofthe Lord and the old horse, Good bye, Pat. | Pat, Good bye, Peter. P.S. Pat—toy!Ili! Before you go | take this 25 cents with you and bring me a bottle of that McDonald s Anodvne | Pine Expeetorant for Ann, | Peter— 1 will that, sure. | Cheese Makers _ Competition. | | } | | | | OO The Government offers $70 in |prizes of $40, $20 and $io to | CHÉESE MAKERS for 1st, 2nd, and 3rd, quality of the average for (June, July, August, September |and October make. | One cheese of each month’s make |may be delivered at Charlottetown |at auy time that may suit the con- | venience of the competitors. The Department of Agriculture will take charge of it on arrival and place it in cold storage free of Charge nntil November, when it will be judged and disposed of as may be ordered by the owners. A label unattached showing the name of the maker and the name of the factory where made must be placed inside each box of cheese sent in. This label will be substituted by a number on the box when received and stored. BENTJ. ROGERS, Commissioner, &c. Department of Agriculture, C’town 3W3i Nchoo! & College | BOOKS Of all kinds ALWAYS ON Hanp | CHAS. J. MITCHELL 144 Queen St. Charlottetown Opp. Prowse Bros. P. E. 1 Mail orders receive prompt at- tention, Agente for the Perry Pictures WOOD FARM FOR SALE. | Situated at Palmer Road, Lot 2, containing 123 acres, covered with a good growth of mixed wood. For further particulars apply | |to B. D. McLELLAN. Paimer Road, May 91h. 1901—tf. Pioneer. ER use Dés of lle. ft Mr à dis “ he Lo nd ui ini : santé ét 2h D de er —