Mont Carmel Son Eglise Vers l'an 1811, alors que les Français étaient ment hazassés par les Anglais, leur ennemi acharné et aloi: que le seul nom français pous- sait l'Anglais au paroxysme de l'indignation, Paul Arsenault et Jean Baptiste Gallant accompa : gnés de leurs épouses et de leurs enfants, forcés par les traitements inkumains d'un cer tain Anglais appelé par déri- sion, “Chien Green” de quitter lour foyer à Les LaFleur ; Mal- pêque, et n'ayant aucun endroit où reposer la tête. durent cher- cher un autre asile. Animés de ce courage qui a fait des Acadiens une nation de véritables héros et confiant en Celui qui prend soin des oi- seaux des airs, ils s’embarquè rent sur un esquif léger et vin rent atterrir à une pointe de terre qui est aujourd'hui la la belle paroisse du Mont-Car- mel. C'était l'automne ! les vent: plaintits semb:aient sympathi- ser avec ces familles éplorées; les arbres de la forêt par de lé- gers murmures les invitalent à venir prendre possession de ce Jocal qui dorénavant devait être un asile de paix et de prospé- rité. Quelle dût être agréable au Trèe-Haut la prière de ces âmes imbues de la crainte de Dieu lorsque mettant le pied à terre ils élevèrent les mains au ciel en suppliant Dieu de les proté- ger dans leur infortune ! La plume se refuse de décrire les souffrances et les privations qu'ils endurèrent. Tels furent les commencements du Mont-Carmel qui compte maintenant une pozulation de mille âmes Pendant les premières anuées de la colonie le Saint Sacrifice de la messe était célébré dans le domicile Ce l’un des colons, mais bientôt la population a- yant considérablement augmen- té par l’arrivée d'autres colons chassés de leur foyer d'une ma- nière analogue, il devint urgent d’ériger uu temple. Construit en troncs d'arbres il était lort simple et rustique, mais c'était un monument de la grande foi de ces premiers ha- bitants. Quelle dût être la joie qui se manifesta sur les visages de cos pieuses gens lors de la descente du Dieu trois fois saint sur l’antel élevé dans cet édi “fice! que leurs cœurs durent former d’ardents vœux, et que leurs âmes traasportées par un élan d'amour aux pieds de Ja Livinité durent lui être agréa bles! En 1827 l’église se trou- vant trop petite, les fidèles de conceit avec ie Rev. Bernard McDonald, qui, plus tard devint le deuxième évêque de l'Ile St. Jean, résolurent de montrer de novyeau leur zèle et jeur dé vouement—qualités innées des Acadiens-en érigeant un temple 40x30 pieds qui fut en 1844 al- longé de 23} pieds par leregret- té et vénérabls: Feu Rev. M:s- sire Poirier, premier prêtre aca- dieu de l'ile et curé du Mont- Carmel pour plusieurs années En 1897, vu l'accroissement de Ja population, il devint néves- saire de songer à l'érection d’un nouveau templ:. Les paroïssiens en érigeant le vaste et magnifique temple ac- tuel ont montré par leur dévoue- ment et leur générosité qu'ils sont imbus du même esprit re- ligreux que les fondateurs de la paroisse. Lonc, de concert avec leur bien-aimé et zélé pasteur le Rev P. P. Arseuault ils se mirent à l'œuvre. continuelle- )brique de l'église actuelle était Le 7 janvier 1897, plusieurs des | paroïssiens se dirigeaient vers les champs de M. Grégoire Gal- lant pour y extraire l'argile né- ceseaire à la fabrication de Ja brique; le 5 mai 1898, la pre- miére pierre des fondations était posée et le 30 juin la première placée par Monsieur Le Curé, à la grande joie de tons ses parois- siens. Le 3 juillet 1898 fera épo- que Jans les annales de la pa roisse du Mont-Carmel, car en ce jour Sa Grandeur Monsei- gacur l'évêque de Charlotte- town bénissait ia pierre angu- laire. On remarquait plusieurs membres du clergé no- tamment le Rav. A. D. Cormier C. $S.C. du Coliège St. Joseph, Memramcook, qui fit une charmante allecution an cours de laquelle il loua les pa- roissiens de leur esprit de cha- rité les exhortant en même temps à continner leur œuvre si agréable à Dieu et si avanta- geux pour eux-mêmes. . Le Rev. J. A. McDonald, curé de Miscouche, les félicita sur l'érection d'un monument qui dira aux siècles futurs leur gé- nérosité et leur dévouement. Le premier janvier 1899 au matin, tous les cœurs semblaient exhaler un partum de joie, de reconnaissance envers le Tout- Puissant et d'espérance dans sa miséricorde. Pourquoi tant sance ? Pourquoi ces cœurs battent- ils d’unisso n avec celui de leur de réjouis- évêque ? Pourquoi les anges semblent ils s'incliner en entonnant l'hymne du Dieu trois fois saint ?. C'est que Dieu quitte les de- meures éternelles et s’incarne sur l'autel de ce temple érigé par la foi et la piété de ces en- iants dévoués. L'église en forme de la lettre T. est de 140x60 nieds avec une chapelle latérale de 28x22 et une sacristie 26x22. Le sanctuaire 34130 est de forme octogonale. 11 y a deux clochers de 105 pieds de hauteur et une camipa- nile. Le faitage est surmonté d’une crête en fonte de 28 pouces de hauteur. La façade la plus belle des provinces est un mélange élé- gant de pierre et de brique. Il y a un magnifique cordon de pierre grise de Newcastle, N. B. Au lieu de bancs on fait u- sage de chaises. Elle est chauffée au moyen de vapeur Honneur aux braves gens de Mont Carmel. Philéas L. LeClerc P. S. Joseph Arsenault et Françoise Arsenault, qui ac:om- pagnaient leur père Paul Arse- nault lors du débarquement, as- sistaient à la bénédiction du nouveau temple. P. L. LC. Burdock Blood Bitte:s makes permanent cures in Chronic di- seases where other remedies fail to do geod. GUERISON RAPIDE DE LA s Toux et desRhumes $ Free 1 GORGE OU DESPOUMONS. 25 cts la grande bouteille, DAVIS 6 LAWRENCE CO. Ltd. $ Prop.du Verry Davis Pain Killer. RACKING RHEUMATISM Mary Odell, 262 Dunu Ave. Toronto, writes : “1 have used Milburn's Rheumatic Pills tor Rheumatism and have been cured. The pain ceased after the first day's trial of the remedy.” Price 50c., all druggists. Le Citadin devenu Fermier es “L'Etoile,” de Lowell, Mass. a publié le fait suivant qu'elle donne comme véridique : Un horame qui est n° el a été élevé dans une grande ville, mais quiest devenu un beau jour cultivateur pour ne pas mourir de faim, le chômage for- cé menaçant d'emporter toutes ses économies, vient de complé ter sa deuxième année dans la campagne et il se dit on ne peut plus heureux. Après avoir passé plus de trois mois à chercher inutile- ment du travail, il s'était déci- dé à faire un voyage dans jies villages avoisinants et il tomba sur une petite ferme de quinze acres qui était à vendre. Une maisonnette en bois rond d'apparence assez propret- te et une petite grange deman- dant des réparations s’élevaient sur cette proprieté. Une ilée jaillit dans le cer- veau du sans travail. —-Si j'achetais ce bien, se dit- ns il. Et ïl s'en futtout aussitôt trouver l’homme qui en était propriétaire et obtint la ferme pour $300. 1l versa $100 quand le con- tract de vente fut signé et il lui restait encore assez d'argent pour mettre la petite terre sur un pied lucratif. 11 n'avait que quatre pour cent d'intérêt à payer sur sa dette de $200 et la première année qu'il passa sur ea ferme avec sa femme et ses enfants, il n’eat pas à souffrir, s’il ne s'enrichit pas. Ses voisins, qui s'intéressaient à lui, s'’empressaient de lui donner des conseils, et, quand l'automne arriva, il fit une ré- coite qui ie remplit d'o-gueil. Comme il savait lire, écrire et compter, 1l passait pour savant dans le canton, et il fat élu as- sesseur. Aujourd'hui la valeur de sa terre a plus que doublé, sa grange a été agrandie et miseen bon état; il ne perd pas un pouce de terrain, possède un bou cheval, deux vaches, un veau qu'il entend élever un grand nombre de voilaiiles et de pigeons, quatre cochons à l’engrais, des dindons. des ca- nards, et sa grange déborde de foin, d'avoine et de seigie. 1l a trente minots de pommes de terre dans sa cave pour son hiver et en a 10 minots à ven- dre. Après avoir gardé la quantité consommation, il s'est trouvé avec une bonne quantité de blé d'inde et d’autres denrées qu’il a portées sur le marché. 1] garde son seigle pour ses ani- maux et pour son pain. 1la ré- colté une bonne provision de légumes et de fruits, et ses con- scrves forment un étalage qui ferait plaisir à tout gastronome. 11 tuera un cochon gras à la Thanksgiving, un autre à Noei, et vn autre avec le nouvel An, ce qui lui donnera un bou boudin, de la tête en fromage, du iard, | du jambon pour plusieurs mois. Tout l'été et l'automne, sa femme et ses enfants ont jardi- né avec un bel enthousiasme, et iis ont vendu à la ville assez de produits de ieur jardin pour se vêtir décemment et se don- uer en sus quelques douceurs. | Le petit verger sur la lerme a donné assez de pornmes pour que la famille ait du cidre, de la marmelade et de la gelée jusqu’à l'été prochain. Avec son beurre et ses œufs, la fermière obtient du marchano du village voisin tout le sucre, | la melasse, le café, le thé, etc.,, dont elle a b2soin pour sa ta. ble. pt nécessaile pour sa | | Les enfants élèvent des pou | | de L'IMPARTIAL, JEUDI LE 19 JANVIER, 1899. iets et le produit de la vente de ces oiseaux de basse cour leur donne chaussures et vête- ments. Et cette anne, l'ancien cita- din devenu ‘habitant’, comme ou dit chez noue, pourra ré duire sa dette de cent dollars Sa maisonnnatts blanchis à lal chaux est enfouis sous les fl:urs et a un air de gaité, de bonhsur qui est sou plus bel ornement. Et l'on demanda à cette homme s’il était heureux : — Certainement que je le suis, s'écria-t-il ; mes enfants vont j’hiver à l’école du village, ils ont bonne santé ; j'ai de quoi les vêtiret les nourrir ; je suis sûr du lenaemain. 1l n’y a plus de chômage forcé, et je suis mon propre maitre. N'ayant pas d'oc- casions de gaspilier de l'argent comme dans une ville, je faïs des économies pour dégrever mon bien; l'espère y arriver avant un an. “Ensuite je tâcherai d’agran- dir ma ferme en achetant quel- ques arpents de terre à côté. ‘Noa, je ne m'ennuie pas de la ville, et ma famille aime le séjour de la cam pagne. L'ouvrage n’est pas aussi dur que bien des gens se l’imaginent. On se re- pose quand ontest fatigué, ct on s’habitue vite à faire ces tra- vaux. J'ai, il est vrai, la figure hâlée par le soleil, et mes mains sont plus rudes qu’autre- fois ; mais je suis content de mon sort ” STIFF JOINTS Are quickly limbered up by the application of Hagyard’s Yellow Oil—the most wonder- fui all sround remedy made. Price 25c. Goughs That Stick. You don't seem to be able to throw them off. 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