LE GRAND VAINCU [Suite de la 1ère Page] qu'il craignait que gette petite troupe française qui s'était em: parée du fort ne fût l'avant- garde £ d'une armée plus considérable. 4 n e pouvait supposer qu’une poignée d'hommes se fût aven- turée si loin pour tenter un tel coup d'audace. Néanmoins le commandan: Smith ne s’éloignait qu'à regret et sa mar:he retrograde était si lente que Jackson put, comme on l'a vu, le rejoindre en moins de deux jours. Lorsqu'il sut en quel triste état se trouvaient le fort at ses défenseurs, lorsque surtout il reçut ]l’as- surance que celte poignée d’a veniuriers n'avaient aucun se- cours à attendre de M. de Mont- ealm, le major anglais n'hésita pas un instant à prendre sare- vanche. dant anglais ne méditait pas une attaque de vive torce. C'était un homme prudent, comme l'avait dit le Chasseur de bisons, et ilne voulait pas iisquer inutilement la vie de de ses soldats. 11 comptait qu'un puissant auxiliaire allait bien- tôt iui venit en aide et réduire promptement les défensenrs du blockhaus. Tranquillement, l'arme au pied, il attendait que la famine eût fait son œuvre. C'était elle qui devait lui rendre le fort Sainte-Anne, et, si les rapports de Jackson 6: taient exacts, le moment n'était vas éloigaé où les Français ex- téuués, nourants de faim, al- laient lui envoyer un parlemen- taire et iui proposer de capitu- ler. Lorsqu'il eut compris l'inten- tion des Anglais et qu'il eut vu les dispositions qu'ils avaient prises pour le bloquer étroite- ment, Saint Preux se demanda avec angoisse quei était le parti Il était maintenant le plus |auquel il devait s'arrêter. nombreux et le mieux armé, il vouiut écraser à son tour son son ennemi affaibli. Rien ne lui semblait plus lo. gique et plus naturel. L'annonce de l’arrivée inopi- née des Anglais avait d'abord causé une vive émotion dans Ja petite garnison chargée de dé- fendre le fort. Mais le sang-troid de Saint- Preux en face de ce nouveau danger, les paroles confiantes qu'il adressa à ses soldats en leur rappelant la façon hardie dont ils s'étaient emparés du blockhaus, eurent bientôt 1affer- mi leur courage. Les Anglais marchaient en colonne serrée. Lorsqu'ils furent arrivés à trois ou quatre cents mètres du fort, il firent halte. Saint-Preux, qui observait leurs mouvements avec atten- tion, remarqua alors. non sans surprise, que leur nombre s'était augmenté depuis qu'ils avaient quitté le fort. On voyait parmi eux une vingtaine de cavaliers. La troupe, qui n'était forte que d'une centaine d'hommes au moment de la reddition du blockhaus, comptait maintenant environ cent cinquante soldats. En eflet, par un hasard heu- reux, dès le second jour de s1 marche en arrière, la garnison anglaise av-it rencontré un dé tachement qui escortait un con- voi de vivres destiné au fort Edouard et qui se composait d'une cinquantaine d'hommes et de vingt chevaux. Le major Smith avait aussitôt donné l’ordre à ce détachement de se jeindre à iuiet de pren- dre, avec les fourgons de vivres qu'il conduisait, la direction du fort Sainte-Anne. Arrivé devant la position, le chef anglais divisa sa troup: en deax sections. Tandis que l’une dressait ses tentes et posait ses sentinelles au sud du fort, l’autre, faisant un immense détour, tout en a:- yant soin de se tenir constam- ment hors de portée de tusil, al- lait camper au nord, près de Ja lisière de la forêt. Les cavaliers gardaient l'in- tervalle des dex camps, obser- vaient le fort et se tenaient prêts à prévenir toutc surprise de la garnison française. Une fois ces dispositions pri- ses, l'ennemi ne fit plans aucun mouvement ; il semblait atten- dre patiemment un résultat iné- vitable. En constatant cette incrtie des Anglais, Saini-Preux fronça le sourcil avec inquiétude. 1l ne redoutait ni une attaque ni une surprise, Car il comptait sur ie Courage et la vigilance de ses hommes pour repousser l’une et prévenir l'autre. Mais, d’après la manière dont il avait disposé sa petite armée, #7 5e Il ne fallait pas compter sur le secours de M. de Montcalm. Le retour imprévu des Anglais renversait les espérances qu'i: arait pu concevoir de ce côté. 11 n'avait plus de vivres que pour trois jours ; M. de Montcalm n'avait évidemment pas le temps de venir à son aide. Devait-il essayer de se frayer un passage à main armée ? . Jertes, les quarante braves qu'il avait sous ses ordres au- raient eu facilement raison ds l'une des denx troupes anglai- ses ; une sertie faite la nuit, avec vigueur, pouvait réussir. 1] aurait ainsi sauvé quel- ques-nns de ses soldats, mais il fallut alors abandonuer le fort, et M. de Montcalm lui avait ordonné d'y tenir à outrauce. Il n'avait donc qu'un seul parti à prerdre, et c'est à ce par- ti qu'il s'arrêta froidement, ré- solûment. 1l réunit ses soldats et leur dit : 1lréunit ses soldats et leur dit : —Mes amis, nous sommes perdus, mais nous avons reçu l’ordre de rester ici et nous y resterons jusqu'à notre der- nière houchée de pain. Ensuite je vous préviens que je ferai sauter le blockaus et, s’il reste quelques vivants parmi nous, ils tâcheront d'échapper aux Anglais et iront dire à M. de Montcalm que les défenseurs du fort Sainte-Anne ont lait leur devoir. Les soldats accueillirent sans un murmure, saus une plainte, cette froide et terrible décision. 11s retournèrent au poste qui leur avait été assigné et, l'arme au pied, comme les Anglais, 1ls attendirent. Deux longs jours se passèrent. Vers la fin de la deuxième journée, Saint-Preux appela Lé- veillé —Combieu aztu encore de vivres ? lui demanda t:il. Le pauvre garçon baissa la tête. —Ah ! monsieur le baron, murmura t-il d’une voix affaiblie, nous sommes bien malheureux. J'ai eu beau ré- duire les rations et ne donner à ces pauvres diables que juste ce qu'il fallait pour ne pas mourir de faim. 1l me reste dix onces de farine, deux livres de bœuf salé, an peu de lard et quatre pintes d’eau au plus. Saint-Preux réfléchit un ins- tant. ; —Tu distribueras cela aux malades et aux blessés, dit-il enfin avec un soupir. — Et les autres ? —Les autres...tant qu'ils pourront tenir un fusil, ils res- teront debout derrière la palis- sade...Et après...que Dieu ait pitié de nous et nous fasse la erâce de bien mourir Leveillé se retira lentement. Alors Saint-Preux remarqua il était évident que Je comman- jque le pauvre garçon pou vait à peine se traîner et s’appuyait au mur pour ne pas tomber —Qu'as tu donc ? dit:il aussi- tôt : es-tan malade ? Léveillé se retourna pénible- ment et son maitre fat frappé de la maigreur de ses joues et de la pâleur livide répandue snr son visage ordinairement ei gai et si réjoui. —-Ce n'est rien, monsieur le baron, dit-il, un peu de fai- blesse... —Mais tu vas iomber, mon pauvre Léveillé, tu cs d'une pà- leur mortel'e...… —Ne faites pas attention, monsieur le baron, c'est le chan- gement de régime... —Le changement de régime ? s’écria Saint-Preux. Comment donc ! mais c’est-à dire que tu meurs de faim. —Je ne suis pas un soldat, marmura Léveillé d'un air ré: sign, Je ne suis qu’une bouche inutie,il est juste que mon tour arrive un peu plus tôt... L'essentiel est que monsieur ie baron puisse commander jus- qu'au bout.....et monsieur le baron doit comprendre. —Oui, je comprends ! s'écria vivement Saint-Preux, je com- prends que tu t'es sacrifié pour moi et que, depuis plusieurs jours peut-être, tu t'es privé de ta ration de vivres pour me la donner...ÆEt tu crois que J'ac- cepterai cela ? Saint-Preux courut prendre un morceau de biscuit et une gourde de rham qui étaient sur une table voisine et, les plaçant devant Léveillé : —Tu vas manger et boir: de- vant moi, dit-il. Et comme Léveillé hésitait —Je te l'ordonne, poursuivit- li, —Monsieur le baron, fit le brave garçon, je vous assure que je n’ai besoin de rien. Vous comprenez qu’en ma qualité de cuisinier j'ai tout à souhait. J'ai fait ce soir un excellent souper. un souper de roi |... Je vous a- vouerai même que j'ai mangé a- frances. Melle Bertha Ledoux DEPUIS NOMBRE D'ANNEES TORTUREE PAR LE BEAU- MAL ET PLUSIEURS AUTRES MALADIES. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre ont mis fin a toutes ses Souf- Aujourd’hui, guerie et heureuse, elle publie la grande efficacite des Pilules Rouges du Dr. Coderre. L'anémie — ou en d’autres mots la pauvreté du sang — est une des maiadies les plus communes de nos jours. Elle affecte sans exception, les femmes de tous les âges, mais plus particulièrement les jeunes files entre 13 et 20 ans.—Etes-vous anémique ? —Etes-vous pâle et votre teint jaune? Vos yeux sont-ils cernés ? Vos lèvres et gencives sont-elles pâles au lieu d’être roses ? Votre appétit variable et faible ? Etes-vous fatiguée et essoufflée après le moindre exercice ? Souf- frez-vous d’étourdissements et de maux de tête? Votre cœur bat-il violemment si vous marchez un peu vite? Etes-vous abattue, mélan- colique et faible? S'ilenest ainsi, vous êtes anémique, vous êtes sur la route de la comsomption, et par conséquent de la mort. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent Sn l’'anémie en faisant du sang riche, rouge et pur. Aux figures pâles et jaunes, elles donnent le rayon de la santé, donnent de la vigueur à tout le système, ct font de la vie une bénédiction au lieu d'un fardeau. Melle Ledoux dit : “ Depuis plusieurs ‘coup souffert de grande faiblesse ‘© Je n'avais pas d’appétit, je souffrais aussi de maladie “ de foie, toujours mal à la tête, faiblesse dans les ‘# jambes, pas d’appétit et douleurs dans tous les mem- Je souffrais aussi de faiblesse et pauvreté de “ bres. “ sang. Une amie m'ayant dit que le ‘ pouvait me guérir était les Pilules il m'a débarrassée de toutes “ Maintenant que je suis guérie, je me fais un devoir “de le recommander à toutes les femmes et jeunes Melle Bertha Ledoux, 150 Ste. # filles malades.” Elizabeth, Montréal. Nous ne publions jamais de témoignages sans le consentement de |Z femme guérie, nous ne les achetons S'il arrivait que vous désiriez consulter ces femines et que vous ne puissiez les trouver pour cause de déménagement ou autres raisons, écrivez-nous et nous ferons tout notre possible pour vous mettre en pas non plu. communication avec elles. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre Hblement ces languissantes et douloureuses maladies particulières aux iemmes. force, la santé et chasse tous les ennuis et les tristesses de la vie à toutes les f:mmes qui le prennent consciencieu- , les irrégularités, la suppression ds règles, les règles douloureuses et abondantes, la leucorrhée, mal de cœur et nausées. sement. lles gvérissent le beau mal “ Coderre, je commençai à en prendre. “ pourrai faire assez de louanges de ce remède, car MEL£LE DER?YHA LEDOUX. faib'e jeune fille. années j'ai beau- et du beau mal. seul remède qui | font la demande. Rouges du Dr Jamais je ne mes maladies. lettres : guérissent infail- douane à payer. douleurs dans la tête, la poitrine, les côtés et le dos, se déplaçant souvent d'un membre à un autre, mauvaise bouche, vertige, constipa- ment et irrégularité des intestins, couleur jaunâtre des yeux et de la peau, mains et pieds froids, palpita- tion du cœur, appétit variable, tantôt nul, tantôt dévorant, mi- graine, bourdonnement dans les oreilles, accès de chaleurs, sensa- tions chaudes qui montent à la tête, perte maladies du retour de l’âge, les pieds, les mains, les jointures et le corps enflés, les maladies du foie, des ovaires, chute de la matrice, prostrations nerveuses. les Rouges du peuvent être prises sans danger par les femmes enceintes, elles leur donneront des forces et aide- — ront à la constitution de l'enfant ; elles ne contiennent si morphine, ni opium, ni rien de dangereux, elles peuvent être prises par la plus de sommeil, toutes les Les Pilu- Dr. Coderre N'oubliez pas que nous avons à votre disposition un médecin spécialiste d’une grande expérience dans le traitement des maladies des femmes. une description complète de votie maladie, il vous répondra absolument pour rien. écrivez nous pour un blanc de questions pour traite- ment, nous les envoyons à toutes les femmes qui en L Notre médecin examinera votre ma- ladie et vous donnera un grand nombre de conseils, qui, si vous les suivez bien, aideront beaucoup à vous guérir. 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Adressez : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, Boite 2306, Montreal. vec excès : c'est peut-être cela qui m'a fait mal. —Mange et bois, ici, devant | moi, répéta Saint-Preux ; je ne veux pasque tu meures, en- tends-tu ?..….. | | Puis pear vaincre les der-| je n'ai pas fermé l'œil et je veux bien dormir cette dernière nuit ! X111 SURPRISE Le lendemain matin, (raston effet, Eh bien ! je viens vous en indiquer, moi. —Que veux tu dire ? | —-Là-bas..………. dit le sergent en lindiquant un petit bâtiment en planches situé près de l’abime ss à . ÿ : | È é à béni es Fe nières hésitations de son fidèle! 4, Saint-Preux fit sa ronde ha |noirci où avait été la poudrière. serviteur : —I] faut que tu retournes en France, dit le jeune gentil- homme dont un triste nuage vint voiler le heau regard …...il faut que tu portes à ma mère mon dernier adieu... mon der- nier souvenir | —Du moment où vous me l’ordonnez, monsieur le baron, répliqua Léveillé ex secouant ia tête, j'obéis...mais c'est vrai- ment pécher que de faire un pa reil abus de nourritare, tandis que tant de malheureux... En réalité, le pauvre garçon n'avait pas mangé depuis trois jours et la façon dont il dévora le morceau de biscuit que lui tendait son maître donnait un singulier démenti à ses protes- tations et à son refus. Lorsqu'il eut terrainé. Saint- Preux lui remit deux jlettres qu'il venait d'écrire : Demain, dit-il, le fort Sainte-Anne anra cessé d’exis- ter et j'aurai tenu ma promesse de ne pas me rendre...le baril de poudre est au pied du block- haus...Ceax qui aimeront mieux mourir que de devenir les pri sonniers des Anglais viendront se réunir auprès de moi près du drapeau qui surmonte cette tour et tout sera dit... Maie toi, tu. dois vivre... Tu porteras cette lettre à M. de Montcalm, puis, dès que tu le pourras, tu t'em- barqueras pour la France et tu remettras à ma mère le dernier adieu qui est renfermé sous cette autre enveloppe..…..Et, maintenant, aide-moi à me dé shabiller. Voilà trois jours que du fort. Liveil!é l'acompagnait. Les soldats é‘aient tous à leur poste ; mais leurs traits fatigués, pâlis, indiquaient que les cru- elles souffrances de la faim commençaient à les torturer. Quelques-uns étaient obligés d2 s'appuyer sur leur fusil pour ne pas tomber La vue de ces pauvres gens si braves, si résolus en face d: la certitude de la mort é:nut pro- fondément le cœur de Gaston de Saint-Preux. Tous le saluaient avec respect quand 1l passait devant eux ; pas une plainte ne s'échappait de jeurs lèvres Le père André avait raison de dire que ces défenseurs du Ca- nada éta'ent d'admirables sol- dats. Tout à coup, au détour d’une palissade. Saint-Preux vit un vieux sergnt du détachement s’'avancer vers lui. Son visage, dont les fatigues et la faim n'avaient pu encore éteindre entièrement les teintes vermillonnées, semblait expri- mer Ja joie d’une grande décou: verte : _Mon capitaine, dit-il en s’arrétant court devant Saint: Preux et en lui faisant le salut militaire...mon capitaine, une boune nouvelle |... _Et laquelle, mon brave a Ressource ? demanda le gen‘il- homme surpris. _- Vous croyez ne plus avoir de vivres ? --Nous n'en n'avons plus, en { Sn Pen à ER © DEEE TPE AE + te DEN EP ACTE | bituelle dans les deux enceintes! —Où? Voyons, parle... ex- | plique toi. Ce matin, je me suis dit en im'év'iliant : Mon vieux, voici le moment de montrer que celui ‘qui t'a surnommé La Iè-ssonrce n'a pas été un sot. 1l ne reste | plus dans le fort qu'un peu de | farine dont une souris n? vou- drait pas, un 0s de jambon avec lequei maitre Léveillé a déjà |contectionné trois soupes consé- cutives et qui est aussi blane qu'une biile de billard, et enfin jun pauvre morcean de bœuf sa | lé qui seraitimellleur nour con- |solider tes bottes que pour forti- fier ton estoinac. Ca ne peut pas durer comme ça... Ce soir, .à souper, on commencera à se |man-er les uns les aatres, on ti- ‘rera au sort, et comme tu n'as | pas de chance, c’est to1 qui au- ras l'honneur d’être dégusté par |les camarades... | —Voyons, achève ait Saint- | Preux en coupant court au dis- | cours da vieux solda:. | —Voilà, mon capitaine, fit le sergent dont les petits yeux pe- tillèrent de joie sous les Ebrous- |sailles de ses gros eourcile...Je me suis douc inis en Campagne, jai furete partout .…..….Or, en | passaut devant vrtte baraque, | là-bes. j'ai entendu nae voix |mélodieuse que je connaissais l'bien...…. Oh !oh!me suis-je é- 'crié, j'ai trouvé la mine aux rô- l1is, aux -erreins et aux ‘’beef- |steaks,” COID Hé disent ces cCo- |quius d'Auylais !......j'ai poussé |la porteet j'ai vu devant moi un” dodu, luisant....…… .. ? + | —Qui donc ? —Eh ! parbleu : cet affreux a- nimal qui a failli nous faire manquer notre coup, l'autre DUT uses —Le mulet ! -—Maitre Martin en personne, dit gravement le sergent. 11 a- vait le nez fourré dans un tas de bonne h ‘rbe fraiche et sem- blait me regarder de travers, comme pour se moquer de mon estomac creux. —Mais, en effet, s'ecria Saint- Preux, comment n’y ai-je pas pensé ?.… Et jetaait un regard sévère sur Léveillé : —Pourquoi, lui dit-il, ne m'as tu pas prévenu que iu a- vais conduit ce mulet au fort ? … Qu'on l’abatte à l'instant !...il nous donnera au moins pour trois jours de vivres...Merci, - où brave La Ressource ! [à continuer; BARGAINN BOOTS & SHOES TIGN1SH FOR EVER ! 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