| NOUVELLE SERIE Le role de la presse Catholique avant tout a — Le R. P. Zocchi, jésuite, rédac- teur de la Civilta Cattolica, la gran- de revue romaine si dévouée au Saint Siège, dont elle reflète tou- jours les idées, faisait récemment, dans la salle de la chancellerie ro- maine, ne magnifique conférence sur la presse catholique et les divers courants qui la dirigent. Après avoir tracé l’histoire du journalis- me, le conférencier a démontré la nécessité pour les catholiques de faire du journal l’une de leurs pre- mières préoccupations apostoliques. Malgré ses inévitables défauts, le journalisme est une nécessité et un * devoir des temps présents. En l’en- voyant diriger la Difesa, de Venise, Léon XIII disait au Père Zocchi : ‘‘Allez et écrivez des articles qui arriverout où ne parviennent pas vos sermons’’. Mais le journal ne doit pas sacti- fier ia formation à l’information de ses lecteurs. La presse catholique ne peut borner son idéal à ne pas pervertir, ni seulement à divertir. Elle a un rôle hautement éducatif à remplir. Et souvent, renoncer à la polémique, disait le révérend Père, c'est désarmer devant un ennemi plus acharné que jamais’. Une véritable ovation a couronné ce discours. Et lorsque l’orateur a rappelé, avec le rom du cardinal Tripepi, qui légua dans son testa- ment des primes à la presse catho- lique, les noms de journalistes ré- cemment disparus et tombés les ar- mes à la main dans la lutte poux la boune cause, les applaudissements ont 1edoublé. ‘Salut, nobles âmes, s’écriait l'orateur en terminant, vous nous laissez l'exemple d’une vie consu- mée à combattie, sans récompenses humaines, pour l'idéal sublime de la religion et de la patrie !”’ em LEON XII RECOMMANDE LA PRESSE CATHOLIQUE ‘Grâce au secours des livres et des journaux, les ennemis de l’E- glise répandent en abondance dans ia foule le poison de leurs erreurs, et détournent peu à peu le peuple de la vie chrétienne. Que vos fidè- les comprennent donc qu'ils ont, eux aussi, des efforts à faire en ce sens, qu'ils doivent opposer les é- crits aux écrits,” et des remèdes ap- propriés aux maux’’° (Lettres aux évêques de Hongrie, septem- bre 1893.) ——*"I] ne suffit pas de se tenir sur la défensive, mais il faut descendre courageuseinent dans l'arène, et combattre en oppcsant publications à publications. Aux gages de la franc-maçonnerie combat une pres se antichrétienne : au double point de vue de votre personne et de vo- tre argent, aidez, favorisez la pres se catholique.” (Lettre an peuple italien, décembre 1892.) — ‘‘Comme le principal instru- ment dont se servent les ennemis est la presse, en grande partie ins- pirée et soutenue par eux, il faut que les catholiques opposentila bon- ne presse à la mauvaise pour la dé- fense de ia vérité, de la religion et et pour le soutien des droits de l'Eglise”. (Lettre aux évêques d'Italie, octobre 1890.) — ‘Que des écrits soient publiés, qui sèment la bonne doctrine et fa- vorisent ler germes des vertus’’. (Lettre aux évêques du Portugal, 1891.) “Puisque les ennemis du nom chrétien ont coutume d'employer la presse quotidienne à corrompre les esprits, il faut que les catholi. ques comprennent qu’il importe que la défense ne soit pas, sur ce terrain, inférieure à l'attaque.’ (Lettre à l'archevêque de Vienne, 1883.) Abonnez vous à l'Impartial, | SEALED TENDERS. addressed to the Postmaster General, will be received at Ottawa until Noon, the 28th July 1911 forthe conveyance of His Majesty's Mails, on a propos- ed Contract for four years, six ti- mes per week each way, between Clermont and Surmmerside fiom the Postmaster General’: pleasure next. Printed notices containing fur- ther information as to conditions of proposed Contract may be seen and blank forms of Tender may be ob- tained at the Post Offices of Sum- merside Traveller’s Rest New An: nan and Clermont and at the Ofice of the Post Office Inspector at Char- lotterown. Joux F. WHEAR Post Office Inspector. Post Office Inspector’s£Office, Ch : town, 8th June 1911 Voici un joli model de costume your jeunes filles ou jeunes fem: mes. À Paris, ce costume est très en vogue pour le mois de juillet. Ce costume un peu ‘‘à la quaker”? est très bien vu par les femmes d’un Âge avancé. LE LUAE Dieu en nous plaçant ici-bas,nous a donné dans la matière qui nons en- toure tout ce qui est nécessaire à l’entretien de la vie de chaque jour. Mais encore dans l’emploi be cet- te matière Dieu nous at-il tracé des règles à observer, des bornes qu'il ne faut pas dépasser. Il a voulu que nous nous en ser: vions pour tout c2 qui est néces- saire et utile, même pour ce qui peut ne nous être qu’agréable et procurer quelque charme nouveau à la vie, mais trop souvent nous dé- passons la mesure et nous allons HZ La i 4 {U " mul TS Sert À ne j PE : NOTE Pourrais-je prendre ce Castor (Produits Naturels) Si oui j'aurais bientôt le gars manufacturier, mais Laurier est trop attentif. E. MARDI 27 JUIN 1:or1 jusqu'a l’excès contraire que l’on appelle luxe. Leiluxe en géneral ne consiste donc pas, quoique ce soit là une des formes qu’il revête le plus souvent dans l'amour exagéré de la toilette mais en sont les victimes tous ceux qui font passer l’accessoir avant le nécessaire, tous ceux qui tendent à paraître plus qu'ils ne le sout en réalité ou ne recherche plus que tout et avant tout le plaisir. En résumé l’on peut dire que le luxe c'est le plaisir de paraître, d’être vu et d'admirer et surtout jugé d'a- près les apparences extérieures. Connaissant la nature du iuxe, si nous en recherchons la source, nous trouverons que sa première manifestatiou se trouve dans l’a- mour exagéré de la toilette La toilette aujourd'hui, voilà pour les jeunesen particulier, la question qui prime toute les autres. Aussi eu font-ils volontiers le sujet de leurs conversations journalières et l'objet constant de leur travail, tâchant par ce moyen de se surpas- ser les unes des autres, allant jus- qu’à tuer dans leur coeur la géné rosité et la charité par les jalousies dont elles sont la cause. Est-ce là pourtant ce qui consti- tue la véritable beauté, ou si ce n’est pas plutôt un extérieur fait de la beauté intérieure qui vit dans l’âme et qui résulte de la pureté et de la simplicité qui attire et faire du bien, aussi, dit saint Jean-Chry- sostôme, la recherche que l’on met à orner son corps est le signe d’une difformité intérieure. Si d’un autre côté nous recher- chons quels sont les effets du luxe, l’ou voit encore combien il est op- posé à notre véritable bien et com- bien ii est condamnable. Tout d’abord les sens doivent ê- tre soumis à l'intelligence et à la volonté, règle que rejette cependant le luxe. Comment veut-on que l'intelligence les domine puisque le luxe ne fait que rechercher par tous les moyens à les satisfaire ; l'imagination elle-même ne peut plus être maîtrisée car elle est uni- quement employée à la recherche de quelque moyen qui puisse lui ap- porter quelque jouissance, La volonté elle-même ne peut ré- sister à son attaque, car elle devient l’esclave de désirs toujours renais- sants qui lui permettront plus faci- lement dese livrer à ses caprices ou penchants développés par ce dé faut. Il tend même à lui enlever tout mérite au point de vue hu- main. Le mérite en effet suppose une victoire, la victoire présuppose le combat que ne peut livrer l’Âme livrée au luxe, car alors elle n’a plus l’énergie nécessaire pour com- battre ; le luxe lui a enlevé toute domination sur la molesse et le ca- price. Le luxe est encore souvent la rui ne de la famille car il diminue les ressources que l’on a parles besoins factices qu’il sait créer ; ne doit on pas être aussi élégamment parés que les autres ? aussi les dettes et les emprunts ne se comptent plus u’étant plus controlés par l’ordre et l’économie qui ont été détruits et voilà la vie rendue de plus en plus difficile. Ne va t-il pas même jus- qu'à enlever le repos et la paix des familles en voulant pousser ses vic- times trop audessus de leur condi- tion, enlevant jusqu’au dévoue., ment du coeur, car l’on a vu de ces | ans. Il demeure à Ottawa. victimes humiliées de la condition de parents moins élégamment vêtus pousser la folie jusqu’à les éloigner d'eux afin de ne pas avoir à en rou- gir encore. Afin de préserver vos enfants de ce vice veillez bien, parents chré- tiens, à ne jamais dépasser pour la toilette une somme non proportion- née à votre situation : faites tou. jours passer le bien-être du foyer avant les dépenses personnelles de vos enfants et surtout ne leur lais- sez jamais porter les modes excen triques qui peuvent quelques fois les faires remarquer mais dépassent les convenances dont on se doit ja- mais se dépaïtir. son ordre et il y a plus de trente lans que Bismark a déclaré au t LA SOUVERAINETE On sait que dernièrement, uv ci- toyen français ayant arboré à sa fe- nêtre un jour de réjouissance natio nale, le drapeau du Pape, a été Voici ce que dit à propos de ce! jugement absurbe, ‘‘Désabusé’’, du ‘‘Gaulois’”’. A près avoir lu l'arrêt de la Cour de Cassation qui statue que le Pa: pe n’est plus un souverain, on se demande si cette Cour est nationa- le ou internationale, si elle est un suitribunal de la Haye, investi par les puissances d’un mandat de trancher les questions de souvetai- neté. Elle a basé son arrêt sur ce que, le 20 septembre 1870, l’Italle a dé- possécé le Pape de ce qui lui res- tait des Etats de l'Eglise et que, par suite, il n’a plus de territoire, il ne lève plus d'impôt, il n’a plus de budget, il ne bat plus momaie, iln'exerce plus de droit régalien et donc, qu’il n’est plus souverain. C'est son procureur général Beau- doin qui lui a soufflé ces considé- rauts moyer nâgeux. Il n’est plus, en Europe, un souverain qui soit propriétaire de ses Etats. Il n’est plus un sen] qui lève l'impôt par Reichstag que si lui le Reichstag, ne votait pas nn agent du fisc ne percevrait l'impôt et que ji’ Empire allemand s'arrêterait ner. La sou- veraineté se modifie sans cesse, Cette jolie robe reut s’exécuter en châlis indienne ou autre étoffe ce fantaisie. Nos lectrices peuvent se procurer le patron en s'adressant à nos bureaux où à n'importe quel magasin de mode. Frank Lukeman le champion coureur de courtes distances et sau- teur du Canada. Ilest âgé de 24 comme toute institution humaine, datis sa nature et dans ses attributs. Mais, même pour ces droits réga- liens inférieurs, la cour de Cassa- tion fait erreur. Après l'avoir dépossédé en 1870, Le a reconnu le Pape, par sa poursuivi et condamné. ( 18 ANNÉE l: monde par le régime électif, statuant que le chef élu de l'Eglise, dont l’incomparable puissance mo- rale ne se mesure nine se pèse» n'est pas un souverain parce qu’il n’est pas héritier d'un autre sou- verain ! Souvenez-vous de vos | morts _ C'est une pieuse coutume que celle de prier pour les morts. La meilleure manière de perpé- uer la mémoire de vos disparus est pur la carte souvenir avec prière. Nous avons en main une jolie certe funéraire bordée de noir, avec prière, nom le la personne défunte, son âge et la date du décès impri- més sur un côté, et de l’autre diver- ses scènes pieuses. 25 Cartes pour 75 cents nn 7. SI envoyées sans frais de malle à n'importe quelle adresse en Canada ou aux Etats-Unis sur réception du prix. Nous n’imprimons pas moins de 25 Cartes. Adressez : L'IMPARTIAL Tiguish, Ile du P. K. loi des garanties, l’extraterrito!ia- lité pour l:s basiliques, palais, jar- . |dins et dépendances du Vatican et du Latran, et pour le château et le domaine de (Castel. Gandolfo, qui occupent | plus étendu que la principauté de | Manoco, dont le prince n’en est pas moins souverain. Or, aucun hom- me en Italie, ni sur tout le globe en dehors des chefs 'Etat, ne jouit, pour lui ou pour ses représentats, de l’extraterritorialité, qui est un attribut propre à la souveraine. La loi des garanties reconnaît en outre :a personne du Pape comme inviolable. Klle lui reconnait les mêmes honneurs royaux qu'au roi d'Italie. Elle lui reconnaît le droit passis et actif de légation. Et ce droit externes jusqu’à la Séparation de l’Eglise et de l'Etat la Républi- puisqu'elle a pendant plus de tren- te ans accrédité un ambassadeur auprès du Pape et qu’elle en a reçu un de lui, qui a même toujours été le doyen du corpsädiplomatique ac- crédité auprès d'elle. Au surplus, ce sont les puissan ces par leurs gouvernements, qui en décident et non une Cour de justice, si haute soit-elle, mais qui régissent pas nos lois et qui sont en dehors et au-dessus d'elles. Au jourd’hui, comme avant la Sépara- tion de l’Egliseet de l'Etat, toutes les puissances, catholiques ou non, reconnaissent dans le Pape un sou- verain et entretiennent avec lui les rapports officiels ou officieux, per- manents ou occasionnels, qu’elles entretiennent entre leurs chefs : il est un de ces chefs Bismarck a don- é du Votre Majesté à Léon X:II, et Léon XIII en a montré une vi- ve satisfaction, parce que ce Votre Majesté était déterminatif de sa souveraineté. De tous les souverains, 1a Fa 2e est même celui qui exerce le plus régalien de tous les droits régaliens; ses sujets sont chez ies autres sou- verains, el c’est chez les autres souverains que son droit régalien s'exerce. Sa tiare, ou triple cou- ronne, est le symbole de cette su prasouveraineté internationale. Mais il y a une ironie qui égale presque ce symbole dans cette Cour de Cassation de la République fran Çaise, qui a l’ambition de régénérer un territoire beaucoup que française l’a reconnu elle-même est étrangère à ces matières, que ne | La plus forte compagnie d’assu- rance contre le feu. | Ne soyez jras imprudent. | } i Ayez tonjours vos bâtisses bien assurées Le feu est un terribl: destructeur, mais lorsque vous avez de l’'assu- | rance sur vos propriétés vous n’a- | | vez aucnne inquiétude. F. J. BUOTE, AGENT Tiguish, P: E. I. : SEALED TENDERS, address. ed tothe Postmaster General, will be received at Ottawa until Noon, on Friday, the 21st. july 1911 for the conveyance of His Majesty’s Mais, on a proposed Contract for four years, three times per week ‘each Way, between Kast Point and Souris East from the 1st. October l next. Printed notices containing fur- |ther informations of proposed Cun- tract may be seen and blank forms [of Tender may be obtained at the Post Offices of East Point, Souris East and route offices and at the office of the Post Office Inspector, Charlottetown. JoHN F. WHEAR Post Office Inspector. Post Office Inspector’s Office, Ch'town 6th. jnne I9II. Fumez et Chiquez le Tabac LABOR KING En Torquettes Mavufacturé par la {Rock City Tobacco Co. | QUÉBEC Queen Insurance Co. ol 4 LI 4 nn |! H 4 tn mom PP DD re pd FE D OT RES en Me que M tin og ae a port