i D À s: sie mirent starter cprltnner ex sim -mrplties fe haneten test délai | : | | | di PT ae ae MADEMOISELLE SANS- SOIN à CoNTE LE FEE Mademoiselle Sans-Soin était une bonne petite fille qui ai- mait bien son papa et sa mar mañ ; mais, ainsi que son nom | l'indique, elle avait un vilain défaut : elle laissait tout trainer. Quand on la grondait, ell bais- sait la tête, et prenait an petit air malheureux qui vous désar- mait. Ses grands yeux se mouil- laient tout de suite. et comme c'était la plus gentille enfant du monde, on se reprochait pres- que de l'avoir chagrinée, et j'on se mettait involontairement à la consoler. Mais, le dos tourné, il L'y paraissait plus, et le désor- dre allait son train de plus belle. Sans-Soin avait un frère, d’un an plus àgé qu'elle, Cont l'ex- emple et les conseils avaient sur eile ane mauvaise influence, C’é. tait la coutume dans ce pays-là, quand les garçons commen- çaient à peine à faire leurs se- condes dents, e’était la coutume de les envoyer dans de grandes “aaisons, bâties comme des ca- sernes, où, après les avoir ton- «us, on leur donnait des petites vasquettes de soldat, qui se po saient crânement sur le coin de l'oreille, et des capotes militaires boutonnées jusqu’au menton, avec des ceinturons en cuir ver- ui:iln'y manquait plus que des petits sabres. Tes pauvres enfants aporenaient jà à faire les hommes, et à regarder leurs pe- utes soeurs du haut en bas. C'é- tait une chose convenue dans ce petit monde qu'’an homme qui se respecte ne doit rien tenir en ordre, Comme on citaït des per- sonnages du premier mérite, fa- meux par leurs distractions, qui mettaient toujours leur culotte à l’envers, c'était là une preuve de génie ‘oute trouvée. Les grands de la maison avaient dit cela anx moyens, qui l'avaient dit aux petits, qui l'avaient dit aux bambins ; et le bambin l'a- vait redit à sa soeur. Forte de ce témoignawe inpo- ‘ant, Sans-Soin trouvait que v’é- tait bien ridicule d'exiger d'elle une attention si minutieuse pour des détails tellement insi- guifiants, et rien ne lui parais- :ait plus insupportable que de toujours ranger des affaires qu'- 1l faliait déranger le lendemain. Xlle ne se doutait pas combien elle aurait besom d'ordre plus tard, quand eile serait à son ‘our une maman, et quelle honte «est pour une femme d’avoir uüue maison où rien n'est à se place. Sa maman, qui le savait bien, et qui l'aimait trop pour laisser cette funeste habitude ’enraciner en elle, sa maman he savait plus comment pour l'en faire avertisse- i1ents, prières, menaces, larmes ruême, elle avait tout épuisé, et, a la fin, elle résolant de la pu- hir. La unir ! ce n'était pas bien «ifficile, la chère petite ! Elle a-! vait le coeur si seusible qu'un regard un peu sévère la boule- versait ; et quand elle voyait pleurer sa mère, elle entrait dans de véritables desespoirs. Malheureusement c'était du chagrin perdu, parce qu'elle ne voulait pas comprendre l'impor- tance de ce qu'on lui deman- corriger : {dos. Je crois même qu'un Jour )vaient, à eux deux, mis tout en | garder dans cette chambre. L'IMPARTIAL, JEUDI LE 14 OCTOBRE, 1897. fichu, on le lui pendait dans le; on y aëcrocha un soulier qu'on avait trouvé, bien loin de son camarade, se promenant sur les marches de l'escalier. Tout cela l’humiliait beaucoup et ne la corrigeait pas. Eile finit même par se persuader qu'on ne l'aimait plas, puisqu'on s’a- charnaïit ainsi à la tourmenter, et cette malheureuse pensée l’'endurcissait encore dans le dé- sordre. Enfin, un jour que son frère avait congé at qu'ils a- l'air dans le salon et dans la salle à manger, on signifia à ma- demoiselle Savs-Soin qu’elle ne sortirait pas de sa chambre le lendemain de toute la matinée. C’etait une punition bien sensi- siennes A ces mois, elle toucha l’en- fant de sa bagaette, et voilà ma petite Sans-Soin qui s'envole de tous les côtés. La tête va se mettre sous son chapeau dans le pot à cau, le corps dans Ja robe sur le travers de la chaise ; chaque pied regagne sa bottine, l’un sous le lit et j’auire contre la porte, et les deux mains se fourrent dans les mitaines. Ce fut l'affaire d’une seconde. —A présent, dit la fée, je vais vons envoyer monsieur Paul remettre tout cela en ordre. Vous verrez bien si la place n’y fait rien. Eile descendit dans la cour, ou maître Paul profitait du temps que sa maman était en- core, au lit, pour essayer de fu- mer un bout de cigare oublié la veille par son papa ble, car la présence du jeune monsieur était un événement pour elle depuis qu’il était enré- gimenté, et 1l apportait mainte- nant dans ieurs jeux des airs ca- valiers et dominateurs qui, aux yeux de de sa petite soeur, le grandissaient encore. Eile était un peu trop bonne, la chère en- fant ! Le lendemain matin, ie soleil, en se levant, la trouva tout en larines, assise dans son lit, et promenant des regards désolés sar sa chambre sa prison jusqu:- au diner. Sa jolie robe neuve, étrennée ia veille, pour fêter la venue du frère, était jetée dans un Coin, moitié par terre et moi- tié sur une chaise. Une des bot- tines était sous le ht, et l’autre contre la porte. Deux jolies mi- taines en fiiet de soie grise cou- raient l’une après l'autre aux deux bouts de la cheminée, ‘et le petit chapeau de velours noir dont elle était si fière à la pro- menade, était planté de côté sur le pot à eau avec sa grande plu: me blanche qui descendait dans la cuvette, | Sans-Soin regardant toute cet- tu débandade avec une procon- de indifférence, etne songeait qu’à l'ennui de rester de lon- gues heures toute seule, dans une chambre où y n'y avait rien à faire, du moment qu'on ne pensait pas à la ranger. —Que je suis donc malheu- reuse ! s’écria-t eile dans sa dou- leur. Tont le monde me déteste ic'. On fait les plus grands af- fronts. Il n’y a que mon pauvre Paul qui me comprenne. et lon m'empê:he de jouer avec lui ! La fée Rangeuse faisait en ce moment sa ronue dans la mai- sons. Elie n’açait jamais voulu entrer dans cette chambre si négligée, car elle avait un pro- fond mépris pour les petites fil- les étourdies et négligentes, et la demoiselle n'etait pas de ses amies. Pourtant, quand elle l’en- tendit gémir de sa voix si douce, elle en eut compassion, ei cro- yant qu'elle se repentait enfin elle ouvrit Ja porte. Vous pourez croire q'e ses sourcils se froncêrent terrible- ment à l’assect de ce beau dé:| sordre. Elle s'avanca jusqu'au pied du lit. — Vous n'avez pas honte, ma- demoiselle ! dit-elle d'un ton bien sévère. — Et de quoi donc, madame ? répondit la petite fille torte trembiante —Donnez-vous la peine de re- —Eh bien, qu'y a-t-il ? deit. 1] iui semblait toujours que ses parents avaient bien tort de tant s’agiter pour ces choses qui en valaient si peu la peine, et qu’on la rendait mai- heureuse sans rime n1 Don, il fallut aviser à des puni- tioas plus directes, pour frapper davantage sou esprit. Son lit é- tait il en désordre, on lui faisait œarder le bonnet de nuit toute la journée. À chaque fois qu’elle renversait son encrier par terre, et ce'a revenait souvent, on lui | à i ‘ag 4 mettait nne tache d'encre sur le tout à fait, et c'est monsieur bont du nez. Quand elle laissait à l'abandon un mouchoir, ou un! raison | ” rs tout naïvement, il n'y a pas! —Comment ! vous ne voyez pas dans quel désordre affreux tout y est ? 11 n'y a pas une seule pièce de votre habilement qui soit à sa place. | -Si ce n’est que cela, dit-elle | beaucoup de mal. Paul dit bien qu'on pent mettre ses habits le soir où l’on veut, et que la place ‘n'y fait rien, pourvu qu'on les retrouve la matin. | —AÂÀh la place n’y fait rien, reprit la fée qui s'était fâachée —Montez dans la chambre de votre sœur, lui dit-elle a besoin de vous. i Paul ne fut peut être pas fà- ché d'être dérangé dans une tentative qui commençait à mal précieux bout de cigare sur le rebord d’une fenêtre, et mouta, la tête un peu lourde, chez sa sœur. —Eh bien ! mademoiselle, dit-il en eu entrant, qu'est-ce que c’est ? 1] n’y avait pius personne dans la chambre. — Ou est-tu donc ? eria-t-il fu- rieux, car ilcrut à une niche qui portait atteinte à sa dignité. —lci, gémit la tête. Viens vite me chercher, mon petit Paul, je suis bien mal à mon aise sur ce pot à eau. — Non, ici, hurla le corps. Te ne peux plus y tenir, le coin de cette chaise m'entre daus les reins. : —N'allez pas me laisser sous le lit. disait le pied gauche. Et les mains criaient de tou- tes leuis forces : —Ne nous oubliez pas au moins sur la cheminée. Un autre petit garçon aurait eu bien peur ; mais Paul ne s’é- tonna pas, car c'était déjà un esprit fort. Ramassant d’un tour de main les pieds, les mains et la tête. | — Sois tranquille, petite sœur, dit-il d'un ton important : je vais te raccommoder. Ce sera pas lonpe, fichtre ! C'était un de ces mots, le pe- tit malheureux ! 1] Je tenait d'un de ses amis, qui le proté- geait : un jeune homme de onze ans, rompu depuis longtemps à toutes ies délicatesses du beau langage. Et quand on pense qu'il n’y avait pas encore six mois que tous les soirs, avant de ce se coucher, il promettait au bon Dieu d’être bien sage, en Joignant les mains, assis sur les genoux de sa maman! Mais re- venons à l'opération qui devait rajuster les mombres épars de la pauvre Sans-Soin. Les pieds, la tête etles mains, tout fut bientôt réuni à côté du corps, et comme M. Paul l'avait dit, l'opération fut bientôt faite. ! Redressant alors sa sœur sur ses jambes : — Voilà ! dit-il. | Mais à peine eut-il regardé son ouvrage qu'il poussa un grande eri. La tête était tournée du mau- vais côté, la figure au‘dessus du dos. Un des pieds, avec sa bot- tine, pendait au bout du bras droit, et sa jambe allait slochant, portée par une pauvre petite main qui avait l’air tout écra- sée. —Ah ! Paul!qu'astiu fait ? s'écria en pleurant la malheu- reuse Sans-Soin. Et comme elle voulait s’essu- yer les yeux, la bottine alla don-| ner de la vginte dans les nattes de son chignon. L’étourdi restait atterré en presence du désastre dont il é- tait l’auteur, etil essaya d’abord de réparer le mal en tirant de toute; ses forces sur la tête de Paul qui a vetre confiance ! Eh bien ! vous allez voir. tourner ; il déposa pourtant le Try # ROBT, T. HOLMAN for anythine you want. His Fall stock is now arrived and is larger than ever. as well as the pruducts of the Sea TELEGRAPH. 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Tout le monde parlait à la river les parents qu'an par:il spectacle aurait pu mettre au- apparut au milieu de la cham- rure des grands jours. —Eh bien ! dit-elle à'la pau- vre petite, trouves-tu mainte- nant que ia place n'y fait rien, et Groïs-tu qu'on puisse se fier aux enfants qui méprisent l'or- dre ? Que ceci te soit une leçon! Je te pardonue, parce que tu es une bonne fille que tout le monde aime ; mais rappelle-toi toujours ce qu'il peut en coûter pour ne faire attention à rien. Disant cela, la fe la toucha encore une fois de sa baguette, et tout se remit en ordre. À la suite de cette cffrayante aventure, la petite demoiselle deviut si soirueuse et si atten- tive que la fée Rangense en fit sa favorite, et lui fit épouser plus tard un prince beau comme le jour, qui tenait avant tont à voir sa maison bien ordonnée, | et qui la choisit antant pour son | exactitude en toutes choses que pour sa bonté et sa jolie figure. Quant à Paul, il cessa de croire qu'un garçon ne doit rien mettre en place, et rentré dans son collège, il n'écouta nlus ses amis, quand ils Jui disaient des choses qui n'auraient pas plu à sa maman. Jean Mace. (“Contes du Petit Château”) UNIQUE EN SON GENRE. Une prison comme on n'en voit peu c'est le Western Peni- tentiary, situé en Pennsylvanie. Chacun des détenus, à son arri- vée au pénitencier, recoit un ivstrument de musique quelcon- que. 1! a même le droit de choi- sir, suivant les aptitudes, le trombone à coulisse et le sa sœur pour la remettre en en | un médecin. L'un proposait le tombeau, quand la fée Rangeuse bre, dans tout l'éclat de sa pa. entre | ant s'exercer, chicun ALTO TIGNISH, P. E, I, Are known to sell nothing but pure DRUGS, fois, et l’on tremblait de voir ar- } | piano, le saxophone ou la con- DREUGRGINTN he F « e ee D'Aii-— PE PA nn bn. 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Certains plug habiles ont le droit d'exécuter les morceaux qu'ils ont appris. llyenamême quei-uus qui improvisent. Or, comme ils sont près de trois cents cinquante au | évi. tencser de Pennsylvanie et qu’« ils jouent tous .ensemble, aux difré- rents, On ;eut s’imaginer l: cha- riVari effroyable. Deux gardieus :ont déjà devenus fous. * Le h + bat pat PA bd de k. à » mg + À tv, sh ol Fe FE mt tn M Em RE ne mes sr mr er AE ln LA NT A8 RE TION RTE RP ROME ne Et SUEE AR PEY a D, MP