L’IMPARTIAI, JEUDI LE 5 AVRIL, 1900. JESUS ET MARIE nt mens Dans ses langes blanes, fraîchement sousus, La Vierge berçait son Enfant Jésus, Læœi gazouillait eomme u Elle le berçait et chantai n nid &e mésanges. t teut bas Ce que nous chantons a nos petits anges... Mais l'Enfant Jésus ne s'endormait pas. Et snné, ravi de ce qu'il entend, 11 rit dans sa crèche, et &'en va chantant Comme un saint lévite et comme un choriste - Il bat la mesure avec ses deux bras, Et la sainte Vierge est triste, bien triste, De voir son Jésus qui ne s'endort pas. ‘‘Doux Jésus, lui dit la mère en trembiant, ‘‘Dermez, mon agnenaa, mon bel agneau blanc. ‘“Dormez ; il est tard, la ‘“Votre front est rouge « lampe est éteinte. t vos membres las. ‘“Dormez, mon amour, et dormez sans crainte.” Mais l'Enfant Jésus ne s' endormait pas. ‘1 fait froid, le vent souffle, point de feu ‘‘Dermez ; c'est la nuit, la nuit du bon Dies. ‘“C'est la muit d'amour des chastes épouses ; ‘Vite, ami, caehons ces 3 VeWX SOUS ROS draps, ‘Les étoiles d'or en seraient jalouses" Mais l'Enfant Jésus ne s'endormait pas. ‘Si quelques instants vo ‘Les songes viendraient, us vous endormiez, en vol de ramiers, ‘Et feraient leurs nids sur vos deux paupières. ‘*1ls viendront ; dormez, Inutiles chants et vaines doux Jésus". Hélas ! prières, Le petit Jésus ne s’endormait pas. Et Marie alors, le regard voilé. Pencha sur son fils un front désolé : ‘Vous ne dormez pas, votre mère pleure. ‘“Votre mère pleure, o mon bel ami... ” Des larmes conlaient de ses yeux : sur l'heure, Le petit Jésus s'était end ormi. Le General Cronje PRISONN1ER DE GUERRE a EN ROUTE POUR STE HELENE Le vaillant général @ronj- dent la résistance héreique avee 3,000 hommes contre 40,000 peadant onze jours restera lé- gendaire et marquera l'un des plus beaux faits d'armes de la) guerre Anglo-Boer actuelle, vient d’être dirigé avec ses ocom- pagnens d'armes sur l'ile Ste- Héiène où moarut ie grand Na- peléon. Le “Daily Mail” trace du héros beer @ronje ce portrait d'autant plus intéressant qu'il émane d'un adversaire : Le général Cronje est un des premiers généraux de l'armée des Boers. Après le général Jen- bert c’est, à ce que l'on dit, le meillen seldat du Transvaal. Sa haine des Anglais et son ochauvinisme intransigeant l'ont rendu très popalaire dans les deux républiques boers. M. A: Kinnear, daus le recent ouvrage qu'il a publié sur la campagne de lerd Methuen, s'exprime sin- si qu'il suit sur le général Qronie : “@'est un homme d’ane kabi- leté consommée. La peur ne le connait pas, ll à de res- sources dans «on cerveau que tous les Moltkes de Pall Mall pris ensemble. C'est un cynique de son genre. Daus les conseils militaires il a le dernier met, même sur le président Kruger. 1l est très actif et ne peut res- ter en place, sur le champ de bataille où le fen quelque ter- rible qu'il soit, ne l'émeut pas le moins du monde. li est spiri- tuel et rempli de vertues do: mestiques et de bonté familiale. “Sa figure est d'aspect agré- able, son regard respire la gra- vité et la bienveillance. C'est à lai que le docteur Jameson s'est rendu à Krug-rsdor» où le gé- péral Cronje l'avait pris dans une vraie souricière. Le généra: Cronje est de taille moyeune, très barbu. des traits très accentués, et ses yeux bleus très plus elairs prennent un aspect désagréable iorsqu'il vous re- garde du coin de l'œil. “]] est entièrement geux, d'un patriotisme à toute courä- épreuve, un vrai soldat et un chef, un homme de la Veldt, qui ne demande qu'à vivre et à mourir dans son pays, fusil au bras, cemme il convient à un | éhasseur et à un soldat. | “Le général Grenje pessède june ferme de 12,000 acres, près ide Petohefstroom où il mène lune vie patriarcale au milieu de ses enfants et de ses serviteurs jipdigènes ct de ses suborden- inés quai tous Jui obéissent au | deigt et à l'œil. | Ce qui le caractérise surtout, le'est sa haine des Anglais et des uitlanders. Lors de la captare du Jameson à Krugersderp, il | voulait abselument fusille: tous | les officiers du raid et il ne céda que lersqu'en lui eut fait cem- prendre que les offisiers prison- lniers seraient plus utiles à la cause du Transvaal vivants que morts.” Aujeurd'hui que sa capture let faite nous recennaissons, « jeuto le “Daily Mail” que nous sommes délivrés d'an ennemi habile et dangereux qui nons a infligé de terribles leçons. Son raisqueur saura, dans ee cas, appréoier le génie de l'hemme qui a su changer une position désespérée en une des plus ha biles retraites relatées dans jes annales de l'histoire. EMULSION Les Femmes Boers Les femmes boers sont en thousiastes et veulent que les hostilités soient poussés jasqu'- au beut, si l'Angleterre entend englober le Transvaal et l'Etat libre d Orange. Les récents écheos ent aiguil lonné leur patriotisme. Elles prendront elles-mêmes les ar- mes pour la déiense de leur pa. trie en danger. Un grand nombre de femmes parlent d'organiser un corps d'a mazones, pour la défense de Prétoria, afin de permettre a tous les hommes en état de por- ter les armes de se rendie sur ls théâtre des hostilités. Les femmes beers tirent avec | nne merreiileuse préeision et sent parfaitement capables de remplir les deroirs qu'elles veulent s'impostr. L'enthousiasme du .peuple a hommes restés dans leurs fy ers cffrent maintenant leurs ser viees au gouvernement De tons côtés on entend dire que les Boers ne désarmeront pas tant quil en restera uu, #i l'indépendance doit leur être raie. . É Les Prisonniers Anglais GE QU'EN DIT LE CORRES PONDANT DU ‘:NEW- YORK SUN’ A PRETORIA eee New York, 26—L'avie donné av président Krager par lord Balisbury, qu'il serait tenu per- sonnellement responsable de tout mauvais traitement infligé aux prisonniers anglais, a éveillé ‘la curiosité pab'ique quand à la mavière dent les prisonniers anglais sont traités à Prétorie. Voioi quelques reaseignements fournis sur ce sujet par Île cor respondant particulier du ‘“New- York San” : | “Avec les instimete bratavx| i qui les caraetérisent, les noire n'en reviemment pas des atten- | tions données par les Boers à | leurs prisonniers de guerre à Prétoria. 11 est de fait que jus-| qu'à ce jour les Boers se sont. conduits de la façon la plus eor- | recte à i'égard de ce que la for- tane des urmes a fait tomber. entre leurs mains. Leur premier sein est d'en dresser la liste eemplète et de la faire tenir à. Sir Alfred Miiner, haut commis saire da gouvernement angiais | à Cape-Town. Anres cela vient! la division des prisonniers en) deux classes distinetss : les régu- | liers, qu'its soient des iles pu tanniques, de i’Australje on du Ganada, et les volentaires du | Capet du Natal. Les premiers | sont traités avee la plus grande sonsidératien, mais les seconds sont invariablement enfermés. dans la prisen commune et trai- tés comme de vulgaires crimi- nels. a‘ la nouvelle des saislies piatiquées par les autorités an- glaises sur les approvisionne- ments destinés au Transvaal, vià Lorenzo Marquez, les Boers ont menacé de mettre leurs pri- sonniers au pain et à l'eau, mais ils m'ont pas moins continué de ies traiter avec les plus grands égards, leur distribuant d'amples rations et ieur permet-| tant en outre de se procurer des fruits et des léwnmes au marohé publie. Tous les Angiais que j'ai interrogés ont été una- nimes à Constater qu'ils ftaient traités comme des gentlemen. ‘Des plaintes ont été formu- lées un jour centre la quaiité de | l'eau : le gouvernement s'est empressé d'augmenter le nom- bre des réservoirs et d'y faire porter de l’eau de source. “Le quartier des officiers est l'ebjet d'une attention tonte par- tivnlière. Il est des mieux amé nagé sous tout rapport et pour su de bains et de bibliothe- ques.” été avivé par les femmes, et les Burdock Blood Bitters, The Best Spring Medicine. Removes all poisons and impurities from the system. Gives strength end vitality in place of weakness and languor. The most wonderful blood purifier, m-cgit and streugthener known to science. Mr. Geo. Heriot, Baïillieboro, Ont., says: “Two years ago I was very poorly in the spring, had no appetite, felt weak and nervous, not able to work much and was tired all the time. “I saw Burdock Blood Bitters highly recommended, 80 got a bottle, “I started taking it, and inside of two months I was as well asever I was in my life. “I cheerfully recommend B. B. B. as a + gs blood, purifier and spring medi- cine.” À fine assortment of SILVER GOODA\ WATCHEN CHAINN AND RINGS Now open for inspection. Rings made up with your owu gold if desired. E. W. 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