L'IMPARTIAL JEUDI, LE | SEPT. 1904. a “Le Meunier Endiable” CONTE CANADIEN Il est un panorama peut être uni- que en ce pays, et que le touriste, ce chercheur de rochers abrupts ou de monts aux cimes géantes ne se las sera jamais d'admirer tant il comporte de grandeur. Ce coin de nature est imposant, non seulement par la beauté de ses sites enchan- teurs, mais aussi par l'épopée su- blime quis’y rattache. Ce sol a été témoin des luttes ances- trales !... Un Canadien peut-il ne pas deviner que je veux lui parler de Québec! Oui! de Québec, la fière Cité historique, lui juchée ma- jestueusement sur son rocher sem- ble braver les orages et le temps, comme les antiques châteaux bre- tons bravent la mer déchaînant ses flots menaçants sur leurs murailles inébranlables. Avez-vous vu Québec, lorsque, sortant des brumes de la nuit, la ville se dessine peu à peu sous les teiutes fauves. Ah ! Si vous avez vu ce specta- ble idéal, vous devez être fier de ja précieuse relique que nos ancêtres nous ont léguée, en nous laissant Québec, jalon béni de l’histoire-Ca- nadienne-Française ! Et si du promontoire vous diri- gez vos regards sur la rive soeui, vous apercevez Lévis, cité peut- être aussi coquette que Québec, inais qui peut vous sembler farou- che avec ses murs noircis et sa haute citadelle ! C’est un contraste qui ne manque pas de charme et l'observateur le moins subtil en saisit je cachet. Aussi, le père François poète à ses heures, comme le furent après lui Lazé, Leclère et Toutit Jean Louis, de Lotbinière, ne néglige- aient pas lui non plus les muses, et s'évertuait ce soir-là à vanter les beautés de Québec et de Lévis, sa voisine, au risque de susciter un peu de mécontentement parmi les habitués du rendez-vous de la bla- gue à tabacet des histoires effra-. yantes ! Alors, Pitou Lafleur qui avait fort regretté de n'être pas venu à la veillée de contes précédente, s’é- cria de sa petite voix flutée comme un mirliton : ‘‘Aie ! père François !... On dit que vous êtes pas ‘‘battu’’ pour ‘‘friser’” une petite histoire ‘‘émo- tiounante.”’ ! Hein! Vous savez ben ! quéque chose de pas trop long pour pas vous ‘‘fatiguer’’ ! Hum ! observa Francois en se piaçant fortement le nez : vous sa- vez, j'suis pas un ‘‘écriveux’ moi !... Vous allez me donner l’temps d’jorgler ça un brin et j'cré ben que j'pourrai vous conter du nouveau ! On fit silence !... François jon- lait l'dimanche comme la semaine. | C'est ‘‘pu’’ des ‘‘funs'’ ! Hein?... Ca faisait déjà plusieurs jours que ces bruits-là couraient dans les ‘‘environnages’” et pi ça commen- çait à être inquiétant ! Chrysologne Champoux, l'be- deau dSt Roch était un p'tit! horume ben ‘‘smart'’ et qu'avait pas fret aux yeux pas une ‘‘sacré Comparaisons Pre- sidentielles THÉODORE RossSEVELT Républicain. Agé de 46 ans. De descendance hollandaise. Vieille famille de New-York. miette’’ y faut vous dire Ça ! dans son grand chalant vert, et y s'embusqua dernière le moulin à Norbert! Tout d’abord y se passa rien de ‘‘ben épeurant’’. On enu- “Ja caille’’, la vache à Norbert qui avait une façon de beugler pas mal drôlement. Vers les minuit, mes vieux ! Ah torbrûle! Ça commence à tunner, et pi la pluie tombait ‘‘effrayante- ment’”’. Avec ça y venait des é- clairs qui faisuit croire que Québec était en feu !... J'vous disque ça, mes vieux, c'était une ‘‘rôdeuse’” d'orage !.. Mais je vous ai dit que Norbert avait pas ‘‘fret aux yeux’ et y S’a- brita derrière une ‘‘pile de ma- driers’’ en attendant que c’te ‘“‘gueuse” de tempête fut rassa- siée’’. Y était minuit. Les cloches sonnaieut au loin et tout était ben tranquille quand ‘‘tout d’un coup”” un vacarme terrible se fait entendre dans le moulin et a:1 milieu des é- clairs trois personnes mystérieux sortent de la maison. Norbert marchait devant avec un fanal rouge |! Alors, Chrysologue se dit en lui- même : sur ces trois ‘‘individus’" y doit au moins y en avoir un qui est pas de ce monde icitte !... Si M. le curé était avec moi y me dirait lequel et je ‘‘l’aspergerais’”. A ce moment là les trois hommes ou les trois ‘‘esprits malins’’ passè- rent près de Chrysologue et y en a un des trois qui dit : —Par Belzébuth! Ne trouvez- vous pas que ça sent l’eau bénite ‘‘compagaons’” ? —Vous avez raison capitaine, que les autres lui répondirent ! —M'est avis, ajouta Norbert De lorme que vos ‘‘seigneuries’’ fe- raient aussi ‘‘ben’’ de piquer une tête dans les régions infernales, parce que, en allant plus loin on passera devant un ‘‘calvaire’”’ que les marguilliers de la paroisse ont fait ériger le mois passé. —Brrrrr !... firent les trois ‘‘sa- tans'’. On marche sur des ‘‘pri- ères’’ par ‘‘Cerbère’’ enfonçons ! Adieu mon ami, et surtout travail- lez de concert avec Fatrick Morran, notre ministre presbytérien, pour nous gagner des fidèles ! —Oui ! répondit Norbert. Mais souvenez-vous seigneurs, que de- main il me faut les $5,000 deman- dées ! —Tu ïes trouveras dans ta ne gla bien un bon quart d'heure et rassuré sur sa mémoire, i} raconta la ‘‘rôdeuse’” affaire de la Pointe Lévis promise quelque temps aupa- ravant. ‘““Moé, j'suis Québecquois, comme vous savez ! Dans l'temps j'étais un ben p'tit gas, c'est pour ça que j'ai un peu oublié tout ça ! Toujours est ti qu’un soir, à Qué- bec, v'là tout l'monde qui s’met- tent à se répéter des affaires ‘‘effa- rouchantes’” sur le compte du mou- lin à Norbert Delorme, qu'était bâ- ti à la pointe Lévis, ‘‘su l'bord du fleuve’’, C'est que c'éta': des cancans pas mal ‘‘tuffs’”'. Ven avait qui ju- raient sur n'importe quelle chose sanctifiée que les fi follets habi- taient le vieux moulin à Norbert ! À c'qui paraît, l’soir, on voyait sur les rivages de Lévis, près du moulin des ‘‘gang’’ de fi follets qui rodaient là des ‘‘nuittes’” de temps. Y faut vous dire que le p'tit Nor- bert était pas mal suspecte par tout le monde ! Ca faisait pas une ‘‘sa- cré-miette de religion Let y criait à tout bout [d'champ qu'il avai: toutes les divinités daus ses ‘‘bottes’”, C'est pas des choses à dire quand on s'prétend un ‘‘créqu:n’’ et qu'on a été baptisé tout ça! Heien >. Pi, remarquez bep qu'y (ravail- |! grange, daus le coffre ‘‘jaune’”’ dit le Gapitaine. Et ils disparurent au milieu d'un nuage de feu. Norbert reprit Je chemin du Chrysologue traversa à Lévis tendait rien que les beuglements de Né dans cette ville. A beaucoup voyagé. Gradué de collège. Profession littéraire. Fils d’un riche marchand. Amateur de vie au grand aïr. Aime la chasse aux aniuaux sauvages. Pèse 225 livres. Grandeur, 5 pieds 8 pouces. Teint sable. Tempérament impétueux. Religion : réformée hollandaise. Marié deux fois. A six enfants vivants. Pas de petit-enfants. Délégué à la convention républi- caine de 1884. A rempli les charges de Commissaire du service civil. Commissaire de police. Assistant-secrétaire de la matin. Membre de la ‘égislature de New- York. Gouverueur de New-York. Vice-président des Etats-Unis. A remporté l'Etat de Nevy-York pour gouverneur par 18,070 VO? en 1898. Défait pour la maire de New-York. . Le plus jeune président des Etats-Unis. ALTON BROOKS PARKER Démocrate. 53 ans. Descendance anglaise. Vieilie famille du Massachusetts. Né à la campagne. Est rarement sorti de New-York. Pas instruit au collège. Avocat de profession. Fils d’un pauvre fermier. Amateur de vie au grand air. Aime à iustruire les animaux do mestiques. Pèse 190 livres Grandeur, 5 pieds 10 pouces. Teint brun. Tempérament âélibéré. Episcopalien en religion. Un enfant vivant. Deux petits-enfants. Délégué à la convention de 1584. Juge de la Cour Supérieure de Justice à New-York, du comté d'Ulster et de la cour d’Appel. A obtenu à cette charge 68,889 votes en 1897. N'a jamais été battu en politique Une lutte Terrible La semaine derniére le capitaine Jack Bonavita, de la ménagerie {Bostock, à Coney Island, New- York a été à demi dévoré par le lion Baltimore. Baltimore sst le plus féroce des fauves de la ménagerie Bostoci. lement blessé Bonavita au visage et au bras gauche, Ce jour-là, Bos- mouli 1 et l’orage recommença avec uue force ‘‘bougre’’… Chrysologue le bedeau de St Roch en savait assez long ; il était dégouttant de pluis, et pris de peur ! Et comme y passait juste- meut une charrette, y se jeta de- dans, et s’en alla coucher chez l’ha- bitant le plus proche ! Un coup de tonnerre plus effre- yant que les autres retentit, et comme Norbert Delorme, le meu- nier ‘‘endiablé, approchaït du mou- lin il vit sa maison et ses terres ra- vagées par la foudre ! ‘‘Farine du diable retourne en son’. Le meunier de la Pointe Lévis venait d’en faire l'expéri- ence. ‘‘Le pauv’’ gas mourut de chagrin un mois après ! Dieu ait pitié de son âme !… Chacun fit un grand signe de croix et le père François sortant sa abatière fit la ronde! Puis le vieux conteur ranimant le feu le bûches de ‘‘merisier'’ prêt à s'é- teindre, dit à ses invités : Eh ben mes amis! chaine’. A la ‘‘pro- ALFRED DESÇCARKIFS. Montréa}, août 1904. 57 que la vie du dompteur était eu jeu. Cependant, l'intrépide dompteur, à peine remis de se: blessures, de- manda à reprendre son service. Bostock, cédant à ses instances, lui permit de donner pour la dernière fois, jeu'i soir, le numéro sen:a- tiounel où il fait manoeuvrer à lui seul, vingt-sept lions d'Afrique. vaient été pi:ses et la représenta tiou se déroula sans incident. Samedi, il fut décicé que Bona- vita formerait un nouveau groupe de 8lons. Ilse sentait, disait-ii, assez bien remis pour tenir en res- pect un pstit nomb.e de fauver, après avoir tant de fois dompté vingt-sept de ces féroces animaux à la fois. Dimanche soir, donc, paraissait pour la première fois, de- vantun public de plus de 3,000 lions de la méuagerie. Dès le début dela représenta-| tion, les fauves donnèrent des si- | nes évid nts de fureur Bonarite; aùt Jes cupicr pudeweut pour les; plancher de la cage. signe fort dangereux. | législatere et Il y a dix jours, il avait déjà cruel- | Des précautions extraordinaires a- Bonavita | forcer à se mettre en place pour la, ‘‘pyramide.’? | Baltimore, après être monté à sa ‘place, sauta brusquement sur le Bouavita lâcha son fouet porr {une barre de fer et s'avança hardi- ment surle lion. Baltimore ne recule pas. R Il secoua sa tête tormidable en | poussant un ha1lement rauque et à Son touf s'avança sur Bonavita. Pas à pas, en laissant échapper ce ,Sourds rugissements, il fit reculer le dompteur jusqu'au mur de la cage. pet le fauve. le coup, et prenant son élan au centre de la cage, il bondit sur {Bonavita. Il saisit entre ses griffes {redoutables la barre de fer que Bo- navita tenait à deux mains. D'un puissant efort, le dompteur tint seco’adle le cory£ énorme de son fé- roce adversaire, Mais Baltimore, lâctiant la barre de fer, abattit Bo- navita d'un coupde patte. Au moment où l’homme tombait, Bal- tisnore bondit une seconde fois, en- che du dompteur, et, le trainant au centre de la cage, il lui arracha les 3 usqu'an coude. sure, Bonavita fit un suprême ef- fort pour se relever, mais le terri- ble fauve. exaspéré par la vue du {crocs sanglants. Comine il allait bondir pour la | héroisme amirable, réussit à sai- sir le revolver passé à sa ceinture et lui déchargta à la gueule les six { cartouches chargées à blanc. Profitant de la surpaise de Baïti. more, Frank C. Bostock ouvrit ra- pidement la porte de la cage ct bondit au milien des lions qui se battaient entre eux en rugissa .t avec fureur. Baltimore s'était couché sur le corps sanglant du dompteur, Bos- {tock en li meurtris*ant le mufle À {coups de barre de f:r réussit à le faire reculer. Une vingtaine d'em- p'oyés de la ménagerie déchangè- rent leurs revolvers chargés à blanc à travers ses barreaux de la cage. Les lions reculèrent dans un coin de la vaste cage et Bostock pat em- | porter le corps inanimé de Boua- | vita. | Les quelques hommes restés à leur plac: acclamèrent le héros, mais la plupart des spectateurs, sa:- sis de terreur, s'étaiert enfuis en criant vers les portes dès le com- meucemeut de cet horrible combat. Ou voyait des femmes et des jeunes gens sorti de la ménazerie pâles d’épouvante, et fuir en tremblant à travers la foule. Sur les banquet- tes de la salle, les spectatcurs restés jusqu’à la fin de la lutte, trouvè- reut viugt-cinq à trente femmes é- ie On transporta ces mal- | heureuses en plein air, où elles fu- rent ranimées. Bonaviaa, après avoir été pansé [un SENS dû suspendre la TEPTE- |sommairement, fut transporté çu | ‘Tommy Posicffice,”” as well as an |sentation en annonçant au public |toute hâte au Reception Hospital, |instructive ; aper by Lisa Beard on On ne peuse pas qu'il puisse su vi- the homes and domestic arts of the qu'il a reçues. biblemezt faire l’amputation du. bras gauche. De tonte façon, la carrière du célêbre dompteur est | finie. | Rheumaism | Can be cured E. R. 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Al trop dur, les tracas, ou par toute autre cause qui AL “à #w + Moro TROUBLES NERVEUX ET PARTICULIÈRES o AS QANNNNNRKKKKKKGSS Fac-£mile exact d’une boîte de Pilules Moro. Ja dissipation, un travail les excès np . ait sapé sa vitalité, avec les Pilules l'loro nous le rendrons aussi vigoureux en tous points, que n’importe quel homme de son âge. Les Pilules l'loro ne feront pas un hercule d’un homme que la nature plus fort qu’il n’est. n’a pas créé pour être fort et vigoureux, mais elles rendront cet homme Quant à l’homme qui a été fort et qui 4 perdu sa . vigueur, elles le feront aussi fort qu’il n’a jamais été. par la mauvaise conduite. 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