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Abonnez-Vous a L'Impartial 4 PLACIDE, MDN Placide avait, comme il le disait, | une excellente raison de rencontrer l'homme qui avait lancé une pa-| …_reille insulte aux Acadiens, et il! D. attendit avec calme le guide qui | devait le conduire à l'endroit où | lieu le duel. A senta devant Piacide en lui disant de le suivre. Placide et ses amis dont ils’était procuré les services quelques heures auparavant, elu- barquèérent dans une voiture et se pâtèrent de se rendre au lieu de la rencontre. Tous les détails avaient été bien arrangés. combat- tants furent placés face à face et une épée placée dans la main de chaque duelliste. Le combat coim- menca pas les passe-d'armes ordi- naires, c-à-d, afin que chacuu con- nût ce dont était capable son ad- versaire. : L'Américain qui était un maître d'armes de première classe, eut vie. compris qu'en Placide, il rencon- trait un adversaire difficile à bat- lire. Placide, aussi, s’aperçut que son adversaire était plus qu'un. homme ordinaire davs l’art de ma- nier l'épée ; c'est pourquoi il con- tinua le passe-d’armes jusqu'à ce qu’il l'aurait mis hors d’haleine. Les NOUVEAU FEUILLETON DE L'IMPARTIAL Tous DROITS RESERVES L'HOMME 5 4 + MYSTERIEUX. + à TT L'Américain comprit l'intention de Placide et le forca au combat. Placide comprit alors que l’Amé- ricain était déterminé de lui Ôter la vie, d'une manière ou d’une au- tre. Ilse raïidit et par uu tour d'adresse re narquable piqua l’A- méricain au bras, ensuite à la joue, et comme par enchantement, lui brisa son épée à la poignée sans que l’ Américain put faire une seule égratignure à notre héros. L'Américain était à la merci de Placidez mais celui-ci au sieu de pas- ser son épée à travers du corps de son adversaire, comme l'aurait vite fait l'Américain s’il eut été à la place de Placide, notre héros aca- dien dit: Eh bien, les Acadiens peuvent-ils se battre ? Chien ! s’é- cria l'Américain, écumant de rage, et en même temps élevant un pis- tolet qu’il avait tiré de sa poche, dans le dessein de faire sauter la cervelle de Placide. (Comme un éclair Placide mit son épée de côté et avec ce poiug redoutable dont il savait si bien faire usage porta à notre coquin un coup entre les deux yeux, qui le fit rouler par terre, comiue mort. Tu voudrais me tuer, dit Placide. Se tournant vers les amis de | Américain : Emmenez ce # | chien de lâche Jà, dit-il, sinon je vous flanque une dégelée coéièse | |yvous n’en n’avez jamaiseue. Vite, dit-il, hors de ma vue. 1 Les compagnons de l'Américain ise hâtèrent de ramasser leur | homme, l'empvurtèrent à leur voi. | |ture et, à grand train, s'en retour” | nèrent vers la ville. Placide et ses amis, prenant leur temps-s=e ren- | dirent aussi à la cite, -ant dans, un café pour y prendre leur ééiée-| ner, ce que Placide fit avec un calme et un sang froid extraordi- naîre, comme si rien ne fut arrivé. Il se rappela que le soir même il devait rencontrer la femme voilée au rendez-vous iudiqué et que de! là il devait être conduit auprès de la mystèrieuse Antilla. Placide était au rendez-vous à| l'heure voulue et attendait l’arrivée | de 11 femme voilée, avec impa- tience. Après avoir attendu long- temps, et la femme voilée n’arri- vant pas, il crut qu'eile ne viendrait pas, mais il ne s’en occupait guère, car si elle ne venait pas le rencou- | trer, il avait dessein de se rendre à la maison où il l'avait suivie la veille. Après une heure d'attente, une femme arriva à lui. Elle était habillée précisément comme elle de la veille, mais à première vue, Placide comprit que ce n’était pas la femme du soir d'avant. La femme l'approcha et lui dit : Pardonnez moi pour vous avoir fait attendre. Je vous pardonne. Je suis con- tent que vous soyez ici. Je dois vous conduire à Antilla. Un moment, s'il vous plaît, dit Placide. Cui, monsieur. ‘à New-York. Î Votre voile, Je dois approcher voilée. C'est vrai; mais je veux être {et non le mien. Lorsque je reu- contrerai Antilla, j'aurai quelque chose à divulguer. assuré. | Faut-il partir, dit-elle ? guifique jardin de fleurs et d’ar- Ah ! je comprends. Oui, répondit Placide, mais, at-|bres, et comme Placide regardait, La femme haussa son voile. Placide ne manifesta aucun signe de surprise, mais il fut étonné, tout de même. C'était le visage de la femme, voilée du soir d'avant ; c’é- tait la voix, et cependant Placide savait que ce n'était pas la même femme. teution ; étiez-vous espionnée lors- que vous vous êtes rerdue auprès de moi ? Je l’étais pour la raison que j'é- tais en retard. Alors, vous savez, dit Placide ? Savez quoi, reprit-elle ? Qu'il y a des espions sur vos pas. Vous êtes satisfait ? Je le sais. Avancez, je vous suivrai. Oui, dit Placide. Et vous leur avez échappé ? La femme sonna à la porte et Irez-vous ? Je le crois. après quelques secondes, un homme Oui, mais premièrement je dois vous avertir. J'écoute, monsieur. _ Ceci est New York. Oui, nous sommes à New-York. I1 y a beaucoup de conspirations Nous ne sonimes jamais certains dans New-York. C'est vrai. Jesuisprêt. Dois- je vous-accompagner ou vous sui- vre à tne courte distance ? Vous feriez mieux de me suivre dit la femme. C'est ce que je pensais. Peut- être prendrai-je une route tor- tueuse. Je peux vous suivre jus- qu’au soir, s’il le faut. La femme partit. et Placide, a- près un instant, la suivit, se disant à lui-même : bien voici quelque chose de bien étrange. Je découvre un nouveau mystère où un plan hardi s’ourdit pour me prendre. Lais- sons faire toujours, se dit notre héros. Placide se trouvait embarrassé sur un point. Il était certain que la femme voilée qu’il suivait n’était C'est vrai. Vous êtes une femme. La femme sourit. Vous m’avez adressé la parole hier au soir. Oui. Les circonstances pourraient por- ter à des soupçons. Ah ! je vois. Si ceci est une conspiration pour me conduire dans un piège, gare à vous. Monsieur, je suis chagrine que | vous ayez aucun soupçon. C’est mon devoir de vous avertir, Je suis toujours préparé contre tout soupçon. C’est bien, mais vous me surpre- nez, vous faites plus, vous me mys- tifiez. Peut-être ai-je tort de vous conduire à Antilla. Il peut y avoir du malentendu. Que le malentendu soit le vôtre parole la veille, et cependant, la ressemblance était parfaite. La femme marchait et notre hé- ros la suivait ; ce qui continua pour une distance d’au delà deux milles. Cert:s, elle aurait dû me laisser | par la même qui lui avait adressé la appeler un fiacre, se dit Placide. : Enfin, la femme s’arrêta devant une résidence entourée d’un ma- il se dit : un très bel endroit pour commettre un meurtre. La femme attendit Placide et lui dit : Nous entrerons ici. Vous vous rappelez de mon aver- tissement, dit Placide ? " Oui, dit-elle, paratet leur fit signe d’entrer. La femme s’avança et Placide la suivit. Il fut conduit dans plu- sieurs passages et à la fin fut a- mené dans un grand salon faible- ment illuminé, Placide se tenait sur &s gardes. Ii croyait qu'ur attentat à sa vie serait fait. De ce grand salon il fut conduit dans une chambre beaucoup plus ptite, où il remarqua un assortiment de meu- bles les plus riches, Ii fut stupé- fait par la splerdeur de tant de richesses. Eut-il été conduit dans un palais royal, il n'aurait rien pu voir qui aurait égalé la magunificence de ce qu'il avait sous les yeux, (A Suivre) Dernier Avis a —— Pour la cour de wars nous pour- suivrons ious ceux qui n’ont pas répondu à l'appel que nous leur , avons fait de payer leurs arrérages{ Ceux qui nous doivent feront donc bien de se m-ttre en règle de suite, sinon :eurs comptes seront: | placés entre les mains du greffii! de la cour. +. plie Ke ! F Fi f { Ê 4