ee re Co pro NT os le a + ë La Paix ou:la Guerre ? Tout danger de guerre est-il disparu de l'horizon européen ? 1l s'en faut de beaucoup. Les dépêches nous dissnr que l’acti- vité est toujours aussi grande dans les arsenaux et les ports d'Angleterre et de France. L'a- miranté anglaise a enjoint aux journaux de ne publier aucune nouvelle qui puisse profiter à “am ennemi possible.” C'est là une attitude très significative. Tant qu'il ne s'agissait que d'in- timider la France, les journaux ne pouvaient publier trop de nouvelles— vraies ou fausses— de préparatifs monstres, précipl- tés, terrifiants. Le silence im- posé à la presse anglaise est plus inquiétant que les bravades ou les provocation si complai- samment tolérées jusque-là. La Bourse elle-même, qui avait, ces jours derniers, marqué sa con- fiance dsns le maintien de la paix, donne aujourd'hui des si- gnes manifestes de crainte. Que se passe-t-il donc ? La France, qui se montrait si conciliante, a-t-elle changé d'attitude ? La composition du nouveau minis- tère Dupuy, formé de partisans de la politique coloniale et le ton de la presse française sem- bleraient l'indiquer. La présen- ce à Paris du comte Mouravieff, le premier conseiller du Czar ne contribue pas peu à rendre la situation plus tendue. On a expliqué cette presence par le fameux projet russe de désarmement général ; mais les Anglais semblent croire qu'il s'occupe en ce moment plus de guerre que de paix. Le commandant Marchand est bien veny au Caire, pour communiquer plus facilement avec son gouvernement ; maisil paraît qu'il a reçu l’ordre de re- tourner à Fachoda et d'y main- tenir ses positions. La France contesto que l'Angleterre ait le droit de poser pour Fachoda des principes qu’elle a parlaitement violés pour son compte dans l’ancien Soudan égyptien. Si la France n’a point le droit d’être à Fachoda, l'Angleterre n’a point celni d'être dans l’'Oun- yoro et l'Ouganda, ni celui d'’a- voir cédé aux Belges Redijaf et Lado, ni celui de laisser les 1ta- liens à Massaouah. Voilà pour le détail. Pour le fond, elle n’ac- cepte pas que l’Augleterre qui, d'après ses propres engage- ments, n’a plus le droit d’accu- per militairement l'Egypte tire précisément parti de cette occu- pation irrégulière pour réclamer Fachoda. Le ‘‘Times”’ compare le cas de de la mission Marchand à celui d'un déba-quement de soldats auglais sur un point quelconque des côtes de Tunis. Est-ce que, dans ce cas, conclut-il, la France trouverait juste que nous de- mandions une compensatou pour rembarquer nos soldats ? On en demande bien pardon au “Times”, mais la comparai- son manque de la qualité essen- telle d’une bonne comparaison, c'est-à-dire la justesse. La France n'a promis ni à l'Angleterre ni à personne d'é- vacuer Tunis, où d'aiileurs elle ne prenait la place de personne. Tandis que, devant l'Europe et devant la France, l’Angletterre a pris solennellement l’engage- ment de quitter l'Egypte quand elle l'aurait pacifiée et réorgani- sée. J'est en vain que jusqu'ici les journaux anglais et des politi- ciens anglais ont poussé le gouvernement anglais à ré- pudier son engagement et à pro- clamer qne désormais l’Angle- terre était pour toujours en Egypte. Libéraux ou conserva: teurs, les cabinets anglais ont refusé d'entrer dans cette voie, d’annon- . oo Le D: 8 ke def 51° ÿ + RS TV 4 Ÿ 13 Re Ve " se 2 de RP LAS AR AAA D RER TL dat ME ji née ds dd, mes CR 2 = — : L'IMPARTIAL, JEUDI LE 10 NOVEMBRE, 1898 'HEARTBURN, # In the Spring of 1897, I was attacked with Dyspepsia and Heartburn. So severe was the pain that I! could not sleep or eat, and I was troubled with headache most all the time, 1 remained in that state for three months, and tried everything I could think of, At last one day I read in the paper about Burdock Blood Bitters, and thought I would try it. Great was my surprise on finishing the first bottle to find I could eat better, the headache left me, and before I had used the second bottle, I was completely cured. 1 cannot advise too strongly all sufferers from stomach troubles to try B.B.B.” MRS. WM. GRATTAN, In. diantown, N.B. The universal testimony from all parts of Canada gives the palm of victory over all diseases of the Stomach, Liver, Bowels and Blood l BLOOD BURDOCK BITTERS, cer cette détrmipation. Et c’est au nom de l'Egypte qu'ils récla- ment Fachoda, après avoir eux: mêmes vris ou cédé à d'autres, dans les anciennes possessious égyptiennes, des territoires au- trement importants qne ceux de Fachoda. Aussi c’est bien parce qu'ils sentent leur indigence en fait d'arguments qu'ils parlent constamment et uniquement d'un recours à la force. 11 faut croire néanmoins que la chose n'irait pas saus inconvé- uients, puisqu'i:s n’en ont pas usé vis-à-vis de Marchand et de sa poignée dhommes. La ques- tion, qu'ils le veuillent ou non, reste entière. La question de Fachoda, si elle n’est point trai- tée amicalement et équitable- ment, rouvre la question d'Egyp- te, que toute l'Europe a-le droit de connaître. Fachoda n'inté. resse aujourd'hui que la France. L'Egypte intéresse l'Europe. Et à moins de vouloir défendre un droit qu’elle juge faible par un appel brutal à la force, l’Angle- terren’a pas de raison valable pour refuser de soumettre à un arbitrage européen sa querelle a- vec la France. Cet arbitrage sera-t-il proposé par la France ? En ce cas, sera-t- il acceptè par l'Angleterre ? En cas de refus, la guerre sera-t- elle déclarée, et par quelle na- tion ? La Russie pousse-t-elle à ia guerre ? Veut-elle rouvrir la question d'Egypte ? Enfin, som- mes-nous à la veills du conflit gévéral européen prédit depuis si longtemps ? Autant de questions poignau- tes auxquelles, espérons-ile, lee événements donneront une ré- ponse autrement que par Ja bouche des canons. Une dépêche assure que le Sultan a donné en bail à la France la movince de Bahr-El- Ghazal. Comme c’est au nom du Sultan que l'Angleterre récla- mait Fachoda, comment va:t- elle maintenir ses prétentions ? L'affaire est bien embrouillée, Puisse-t-elle se dénouer pacifi- quement—La Minerve: ÎThe D. à L. EMULSION The D. & L, EMULSION Est la meilleure préparation d’Huile de Foie de Morue et la plus agréable À prendre ; elle convient aux estomacs les plus déli- cats The D, & L. EMULSION Est prescrite se les médecins les plus dis tingués du Canada. The D. & L. EMULSION Réussit à merveille pour produire de la chair et donner de l’appétit. 50 cts et 81 Ja boutellle, DAVIS & LAWRENCE CO., L'mited, Montréal. Assurez-vous si c’est l’arti- cle véritable, # LA SANTE DE LEON XUHII Léon X111 recevait dernière- ment un prélat frençais, la con- versation tomba sur la santé du Pape, et le Souverain-pontife af- firma se sentir très bien. “On dit et on écrit que je suis | faible, que je n’'évanouis sou- vent, que je perds la mémoire. Ecoutez.” Et le pape récita tout d’un trait le discours d’'Enée à Didon, rapporté par Virgile. Le prélat français faisait ses compliments au Pontife, qui ré- pondit avec un sourire plein de malice : “Combien à mon âge, en feraient autant ?” Le Parjure Quoi de plus méprisable et de plus dangereux qne le par. jure ! Et pourtant, ceux qui suivent les débats jun liciaires n'ont ils pas quelquefois le droit de se demander comment il se fait que des témoins, sous serment, donnent des apprécia- tions diamétralement opposées sur un même fait. S'il est difi- cile, à cause @e l'intention de prouver le parjure, il est aussi très facile de s'en rendre cou- pable ; il suffit de juger un fait que J'on sait faux ou dont on n’a aucune connaissance. Ce crime devient de plus en plus fréquent de nos jours, et il est à désirer que nos cours de justice sévissent avec rigueur contre une plaie aussi redoutable. L'homme qui a la dégoûtante audace de vomir le mensonge après avoir pris Dieu à témoin de la vérité de ce qu'il va dire, et cela tout en mettant en dan- ger l’honneur la vie ou Ja for- tune de son semblable est un monstre plus dangereux que le meurtrier qui, souvent, cède à la violence d’une passion qui l'égare. Le meurtrier donne Ja mort à un être humain, c’est un mal que l’on voit‘qui se mesure et auquel la justice peut appor- ter un remède aussi prompt qu'efficace. L'homme qui ne respecte pas le serment détruit en secret et consomme son for- fait sous le manteau et qui est forcée de considérer le mensonge comme étant la vérité. Le meur- trier c’est le mal apparent dont la répression est aussi facile que la découverte ; celui qui se par- jure, c’est le mal caché dont les effets sont aussi pernicieux qu'imperceptibles. Quand l'acte de celui-ci tient de l’hypocrisie’et ue la lâcheté, les procédés de celui-là revé- tent l'apparence de la franchise. to them... Le meurtrier prive Ja société, The story ofthe Irish Resgi- d’un de ses membres, mais la société toute entière est atta- quée à la fois par le faussaire judiciaire ; car sans le serment plus de justice ; sans la justice plus d'’intitutions protectiices du droit et de l'honneur des ci- toyens, plus de société. Aussi quand un peuple aura fouié aux pieds la religieuse pratique du serment pour lui commencera le règne de la barbarie. La fréquence du parjure est une preuve certaine de l'affai- blissement des sentiments reli- gieux, tant il est vrai que la re- ligion est la véritable base de tout ordre social. L'Echo de Montmagny. Capt. Francis Smith. Cape Wolfe, P.E. Island. seys: ‘“1 wish to let the public know what McKinnon’'s English Oint- ment has done for me. 1 had a æ |sore hand and was treated by two different doctors w ho failed to effect a cure. I then tried Mc- Kinuou’s English Ointment. and less than halfa box made a complete cuie. 1 was also troubled with a scaln disease which caused me a great deal of suffering and annnyance, but the Ointment has made a com- plete cure of this also. After having tried some twenty diffe- rent kinds of oiïntments and salves 1 can confidently recom- mend McKinnoa English Oint- ment as the best of them all. W EAK LuNGs. “1 was troubled with a Sore Throat and Weak Lungs and was completely cured by Dr. ‘Wood’: Norway Pine Syrup.” NOTICE Ail parties indebted to me are hereby requested to make pay- ment to MrJ F.Chaisson, at my old stand. J. B. POIRIER. Sept. 29th, "98. |teilles de 2? onces. Nous garantissons que ces Plasters allégeront x. la douleur plus vite que tout autre emplâtre. Mis en boîtes de 25 cts ENTHOL ou en. rouleaux d’une verge de long, au prix # . Le $tr. Dans les rou- eaux on ut couper # DXL toutes snrelstotses: . Dans chaque famille on devrait en avoir PLASTÉR r les cas urgents et . myrévus. +" DAVIS & LAWRENCE CO, Ltd., MONTREAL, Défiez-vous des contrefaçons. Donahoe’s Magazine NOVEMBER, 1898, “Hallowe’en” is the subject of a very interesting paper by the Grealic scholar, Rev. Eu- gene O'Growney, who, in the November Donahoe's, tells of the origin of Halloween and quaint customs marking its ce- lebration. Other particuiarly seasonable contributions are “Frost Flowers”, by H. M. Syl- vester, a charming nature stu- dy ; ‘‘November” an 1ilustrated poem by Margaret D. Thorn, and ‘Our Lady of the Dead,” by Susan L. Emery. “A Ramble in Literary Lon- don” is a beautifully illustrated article of much literary interest. The writer, John De Morgan tells of the meeting ground of the famous men who lived and wrote and made their home in the heart of the English capi- tal. James W. Clarkson has a well considered review of the Dreyfus case, and Hon Walter M. Ramsdell dwells on the leading question to occupy the attention of Congress in the coming session. 1n “History and Hope” John T. Kenney sumwumons an array of witnesses to ‘the great court- room of Life and Literature” to testify to what Hope has been ment, the 9th Mass. is teld by James B. Connoily who servea in the campaign, and whose graphic ietters written in camp bave attracted such attention. | Many fine p'etures, including| portraits of staff officers and cam p scenes, add to the value of the article. There 18 a pleasing variety of fiction. The serials ‘“Winona” and “The Pilot's Daughter” hold the readers attention through several chapters, and there are some bright short sto- ries, notably “The Red and Black Poster,” by Edwin Fer- gurson, and ‘Where the Cactus Blooms,” by Edith Marin Smith The departments are well supplied with entertaining mat- ter, and the illustrations are numerous and well chos-n. On Vous rendra. Votre Argent Voila comment le Liniment —DE—- Bentley Est vendu. On vous rendra vos 10 cts, si, après avoir fait usage du remède, vous n'en n'êtes pas satisfait. J. E. Titus de Bloomfield, N. B., ecrit :--Le LINIMENT DE BENTLEY. pour 10 cts. ne | peut pas etre surpasse. 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